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lundi 16 mai 2016

Terreur à l'hôpital central de Jean-Claude Lord (1982)



La journaliste Deborah ballin est de retour chez elle après avoir animé une émission de débat lorsqu'elle est brutalement agressée par un déséquilibré qui cherche à l'assassiner. Fort heureusement, elle survit à ses blessures et est emmenée d'urgence dans un hôpital où travaille l'infirmière Sheila Munroe qui est désormais responsable de la célèbre patiente. Devant être opérée dans les jours à venir, Deborah demeure dans une chambre de l'établissement en attendant l'intervention du chirurgien. Plus tard, son infirmière la change de chambre. Dès le lendemain, on retrouve le cadavre de la patiente qui a pris sa place ainsi que celui d'une infirmière. Lorsque Deborah la journaliste l'apprend, elle est dans tous ses états. Persuadée que le psychopathe va revenir pour la tuer une bonne fois pour toute, elle est certaine qu'il rode déjà dans les couloirs de l’hôpital...

Terreur à l'hôpital central est le septième d'une quinzaine de longs-métrages que le cinéaste montréalais Jean-Claude Lord a réalisé entre 1966 et 2002.

Petit slasher mâtiné de thriller, le film a la particularité de présenter un tueur en série fétichiste qui a pour habitude de prendre en photos ses victimes au moment de leur mort, ce qui lui donne une certaine crédibilité, sachant que cette spécificité est commune a certains serial killers, eux, bien réels. Autre particularité, Terreur à l'hôpital central est majoritairement interprété par des premiers rôles célèbres puisque l'on peut constater au générique la présence de Lee Grant (Les Naufragés de l'espace de John Sturges, Les Naufragés du 747 de Jerry Jameson, entre autres, et même un épisode de la série policière Columbo). Linda Purl (Ciel de Glace de Neil Kinsella, et plusieurs épisodes de la série Arabesque), William Shatner, le célèbre Capitaine Kirk de la série originale Star Trek, mais aussi et surtout, dans le rôle ici, du sociopathe, l'acteur originaire de Toronto au Canada, Michael Ironside. 
 

Avec pas moins de douze films à son actif à l'époque du tournage de Terreur à l'hôpital central, Michael Ironside est sans doute l'interprète qui ici donne un certain intérêt à ce film qui malheureusement n'atteint jamais le degré d'imagination des vrais classiques du genre que sont The Prowler ou The Burning. Michael Ironside a vraiment, vraiment la gueule de l'emploi et il se donne à fond dans ce rôle de psychopathe qui tue sans doute à travers ces femmes qu'il photographie ensuite, sa chère maman que son père battait et qui un jour a décidé de se rebeller en lui jetant à la figure une pleine casserole d'huile bouillante. Michael Ironside est aussi célèbre pour avoir interprété un rôle important dans le film Scanners de David Cronenberg l'année précédente, mais aussi et surtout entre 1984 et 1985, celui de Ham Tyler dans l'excellente série de science-fiction V. Un succès tel que sa carrière est devenue alors au cinéma, incroyablement prolifique...

C'est donc bien grâce à lui que Terreur à l'hôpital central maintient un certain intérêt même si les autres interprètes font ce qu'ils peuvent pour donner le meilleur d'eux-même. Le principal soucis du film de Jean-Claude Lord est qu'il a trop tendance à tourner en rond. Si l'on a bien compris que le tueur avait l'intention de terminer le travail en tuant la journaliste, il se trouve des situations idéales lors desquelles pourtant il n'agira pas. Et ceci pour la plus simple raison que le scénario est vide et qu'il fallait bien remplir les vides avec... du vide. Pas tout à fait un mauvais film, mais certainement pas l'un des meilleurs représentants du genre slasher...

mercredi 25 juillet 2012

Trilogie "The Omen": Damien, La Malédiction II de Don Taylor (1978)



Damien a aujourd'hui treize ans. Depuis le décès de ses parents, il vit aux cotés de Richard et d'Ann Thorn, son oncle et sa tante. Menacé d'être déshérité par sa tante Marion s'il ne sépare par Damien de son cousin Mark, Richard décide malgré tout d'envoyer les deux adolescents dans la même école militaire.
Dès lors, de curieux événements commencent à se produire au sein de l'établissement ainsi qu'à l'extérieur. Lors d'une bagarre, l'un des camarades de Damien qui s'en est pris à Mark perd tout contrôle et semble être agressé par un ennemi invisible. Lors d'une partie de hockey sur glace en plein air, l'un des participants tombe dans un trou et meurt noyé. La journaliste Joan Hart est retrouvée écrasée par un poids lourd sur une route déserte après avoir été rendue aveugle par un corbeau qui lui a crevé les yeux. Épaulé par Paul Buher, l'un des associés de Richard et par le sergent Daniel Neff qui dirige la section dans laquelle sont engagés Mark et Damien, ce dernier commence à prendre conscience de l'importance du pouvoir dont il est en possession. 
 
Le professeur Charles Warren est conservateur d'histoire au Museum et fait des recherches autour de la prostituée de Babylone reprenant ainsi celles de Carl Bugenhagen. Il découvre que derrière le visage de Damien pourrait se cacher le visage de l'antéchrist. Tentant à tout prix de convaincre l'oncle de l'enfant qu'il court un danger ainsi que toute sa famille, il pousse Richard à se rendre à Londres afin d'y découvrir le visage de Damien dessiné sur un mur découvert sur un site archéologique et représenté comme étant la prostituée de Babylone elle-même. Richard finit par chasser son ami, persuadé qu'il a perdu la tête mais c'est lorsqu'il découvre plus tard Damien debout auprès du corps sans vie de son fils Mark qu'il décide de prendre l'avion malgré l'avis contraire de son épouse Ann...


Allez, on remet les choses à plat. A la fin du premier chapitre, le scénario se débarrasse des seuls témoins de la présence du Diable en la personne de Damien. Ou presque, puisqu'il faudra bien que deux ou trois individus persistent à vouloir dévoiler aux nouveaux "parents" du gamin qu'il vaudrait mieux l'éliminer avant qu'il ne tue lui-même tout ceux qui se mettront en travers de son chemin. 
 
Si le personnage de Damien n'était qu'un prétexte à la présence physique du Diable, la plupart des événements dramatiques qui en découlaient se présentaient hors de son champ. Autant dire qu'avec ou non la présence du bambin, rien ne pouvait empêcher le Malin d'établir sa suprématie sur la Terre. D'ailleurs, la présence de la baby-sitter était en tout point beaucoup plus effrayante que celle de l'enfant qu'elle était censée protéger. Maintenant que Damien a treize ans, il devient beaucoup plus inquiétant que par le passé. A travers son regard, on sent toute la noirceur du démon qu'il abrite. Il est aussi bien plus présent à l'image que par le passé. Certains des événements qui se produisirent lors du premiers volet de la trilogie étaient le fait de l'antéchrist et non de Damien qui n'était même pas présent sur les lieux des drames. Désormais, il est à chaque fois le témoin et clairement le responsable des tragédies qui l'entourent. 

 
Après son père adoptif, c'est au tour de son oncle Richard de douter de son neveu. Dans le premier volet, la mère adoptive meurt poussée par dessus les escaliers de leur maison par un Damien motivé par sa nounou. Dans le second, sa tante sait pertinemment qui se cache derrière Damien et met tout en œuvre pour que son époux ne le découvre pas. 
 
On peut ou pas aimer cette suite. On peut également la préférer au premier volet. Si l'impact n'est plus le même que deux ans plus tôt, le film se révèle être une suite plutôt plaisante à regarder, ce qui n'arrive pas si souvent que ça avec les séquelles. Lee Grant et William Holden n'en font ni plus ni moins que ceux dont ils prennent la place (Gregory Peck et Lee Remick). Le nouveau Damien possède évidemment beaucoup plus de charisme que l'enfant de cinq ans du premier chapitre. La musique de Jerry Goldsmith possède toujours ce même pouvoir envoutant. Quand aux effets-spéciaux, certains se révèlent saisissants. Comme la scène de l'attaque du corbeau sur la route déserte...


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