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mardi 19 septembre 2023

Police Story 2 de Jackie Chan (1988) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Trois ans après ses premières aventures sur grand écran, LE spécialiste du ''saut de barrières sans les mains'' est de retour. Malgré son acte héroïque lors de la séquence située dans le centre commercial qui permit aux autorités de mettre le trafiquant de drogue Chu Tu derrière les verrous, rien ne va plus pour Jackie. Car malgré l'arrestation de Chu Tu (l'acteur Chu Yuan), notre héros fait désormais la circulation. Pire, alors qu'une grave maladie a été diagnostiquée chez l'ancien trafiquant de drogue, il a été décidé par les Hautes Instances de le remettre en liberté pour les trois mois qu'il lui reste à vivre. Son principal homme de main John Ko (Charlie Cho) harcèle en outre sa fiancée May (l'actrice Maggie Cheung) jusque chez elle. Alors que Jackie ne fait que se défendre chaque fois qu'il croise John Ko et ses hommes, le flic se fait taper sur les doigts par ses supérieurs Raymond Li (Kwok-Hung Lam) et Bill Wong (Bill Tung). C'est la goutte qui fait déborder le vase et Jackie choisit de démissionner de la police. Bien décidé à prendre des vacances en compagnie de May, il est pourtant rappelé par le surintendant Li qui exige de lui de reprendre du service et de s'occuper d'un terroriste qui menace de faire exploser des bombes en ville si jamais on ne lui remet pas une très forte somme d'argent... Et devinez quoi. Homme au grand cœur, flic intègre (quoique parfois impulsif, on le serait à moins), Jackie Chan va retrouver sa plaque, son flingue, va reprendre du service et va devoir composer entre le poseur de bombes et les hommes de main de Chu Tu. Même si l'humour demeure toujours l'une des constituantes essentielle de la franchise et qu'on le retrouve au sein de cette séquelle, Police Story 2 (Ging chaat goo si juk jaap) durcit quelque peu le ton en comparaison du premier volet. Nous découvrons dans ce second opus des méthodes d'interrogatoire tout à fait originales et plutôt... sexy ! Concernant les scènes d'action, Jackie Chan les diffuse avec parcimonie et régularité, ce qui nous permet d'assister à des combats toujours aussi intenses. Les chorégraphies demeurent toujours aussi vives et impressionnantes et surtout, très originales.


Quant aux cascades, elles sont toujours exécutées par l'acteur et réalisateur lui-même. On ne change pas une équipe qui gagne et comme l'on pourra très rapidement le découvrir à l'image, les principaux interprètes de Police Story premier du nom sont une nouvelle fois conviés à participer à ce projet de suite très convainquant. Jacky Chan se grime, traverse une autoroute où les voitures filent à toute allure, fait du ''saute mouton'' avec divers obstacles (une grande spécialité de notre héros), prend un seau d'eau sur la tête, se bat avec des dizaines d'ennemis, à mains nues ou à l'aide d'armes blanches tandis que la poudre tarde à faire parler d'elle. En effet, il s'agit là de l'une des spécificité de la franchise qui semble tout d'abord prôner l'usage des poings et des pieds plutôt que les armes à feu. Alors que le premier volet de la franchise a connu chez nous une sortie en salle dès le 29 juillet 1987 (soit plus d'un an et demi après sa sortie nationale à Hong Kong), sa suite, quelque peu tardive, est directement sortie chez nous en vidéo au format VHS à la toute fin des années quatre-vingt grâce à l'éditeur René Château. Après nous avoir concocté quelques séquences parfaitement huilées en terme de mise en scène (les chorégraphies des combats demeurent toujours aussi impressionnantes), Jackie Chan réserve à son public un final digne de celui du premier opus. Le long-métrage multiplie les explosions : centre commercial, préfecture de police, société immobilière, entrepôt, tout y passe. Jackie va même devoir faire face à l'enlèvement de May. Autant dire que notre héroïque policier va avoir une fois de plus du boulot sur la planche. Notons qu'un troisième opus verra le jour cinq ans plus tard en 1992 sous le titre Police Story 3 : Supercop (Jing cha gu shi III: Chao ji jing cha). S'il sera toujours principalement incarné par Jackie Chan, ce dernier abandonnera cependant la mise en scène au profit du réalisateur, scénariste et producteur hongkongais Stanley Tong...

 

mardi 12 septembre 2023

Police Story de Jackie Chan (1985) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Après avoir débuté sa carrière d'acteur en 1962 dans Wong so Kong Nam Chat Ba Tin de To Lung et après avoir réalisé ses quatre premiers longs-métrages entre 1979 et 1983, Jackie Chan allait signer en 1985, le premier volet d'une franchise qui allait devenir mythique. La série des Police Story ou, Ging Chaat goo Si dans sa langue d'origine. Contrairement à Bruce Lee auquel il sera souvent comparé et qui prônait l'aspect dramatique dans les œuvres qu'il incarnait, Jackie Chan, lui, préfère aborder ses films sous l'angle de l'humour. C'est ainsi que pour son cinquième long-métrage Police Story, l'acteur, réalisateur et scénariste hongkongais choisi de mêler policier, action, arts-martiaux et comédie. Ce premier volet d'une longue saga débordante d'énergie est disponible dans des versions différentes dont une intégrale de cent minutes environ. Mais revenons plutôt sur celle d'une heure et vingt-quatre minutes qui synthétise au fond tout ce que l'on peut attendre d'un film tel que celui-ci. De l'action pure et dure, des cascades en veux-tu, en voilà et de surcroît directement exécutées par Jackie Chan lui-même. Une jolie ''complice'' en la personne de la charmante Brigitte Lin qui interprète le rôle de Selina Fong, un grand ponte de la drogue incarné par Yuen Chor, des flics bons ou mauvais, des dizaines de malfrats, un avocat véreux, une fiancée jalouse mais avant toute chose, du grand spectacle qui dès l'ouverture du long-métrage va nous en mettre plein la vue. Commençons par éliminer le seul petit défaut qui émane de la mise en scène : pourtant raccourci d'un quart-d'heure environ, cette version souffre de tout petits ventres mous. Mais si infimes que leur simple évocation apparaît finalement anecdotique. D'ailleurs, quelques étranges ellipses montrent bien qu'il s'agit là d'une version tronquée. Après une présentation des antagonistes des plus sommaire, l'on assiste à un briefing de la part du supérieur hiérarchique de Jackie (Chan Ka Kui dans la version originale) avant que notre héros et plusieurs de ses collègues n'interviennent au sein d'un bidonville situé au sommet d'une colline. Là, ils doivent mettre aux arrêts un certain Chu Tao qui n'est autre qu'un important trafiquant de drogue. Première séquence d'action et première scène mythique du film.


Jackie Chan et ses collaborateurs vont scrupuleusement détruire et mettre à feu (mais pas à sang) des dizaines de baraques construites en taule grâce à l'emploi de véhicules dévalant la pente de la dite colline. S'ensuit une course-poursuite et une bagarre autour et à l'intérieur d'un bus lancé à vive allure. Comme le reste du long-métrage le confirmera, Jackie Chan est bien aux commandes des cascades qu'il exécute courageusement lui-même. Une mise en appétit qui laisse présager du meilleur même si Police Story ne s'attache pas à n'être qu'une succession de combats et de fusillades. Les meurtres sont finalement assez rares (je n'en ai compté qu'un par arme à feu si l'on tient compte du fait que les combats aux arts-martiaux ne laissent réellement aucune de leurs victimes sur le carreau). Se noue alors une relation entre Jackie et la jolie Selina, compagne de Chu Tao qui doit témoigner au procès de ce dernier qui vient d'être arrêté et que notre policier est chargé de protéger. Leur relation d'abord houleuse est l'occasion de quelques séquences fort drôles. Tout comme celle que partage notre héros avec sa fiancée May (l'actrice Maggie Cheung qui retrouvera Jackie Chan à quatre autres occasions) lorsque celle-ci, très énervée, tente de le quitter à bord de son scooter ! Le dosage entre humour et action est parfaitement dosé. Et même si beaucoup de séquences s'avèrent parfaitement absurdes comme notamment lors du procès de Chu Tao, Jackie Chan sait ménager quelques passages plus sérieux comme lorsqu'il s'énerve réellement à l'issue d'une scène située dans un centre commercial. Une séquence au demeurant célèbre lors de laquelle l'acteur n'a pas hésité à mettre sa vie en jeu lors de cascades parfaitement insensées. Les acteurs secondaires et lui font montre d'un talent en matière d'arts-martiaux qui même après presque quarante ans d'existence n'ont pas à rougir face à la concurrence actuelle. Bien que Jackie Chan ait écrit le scénario avec la collaboration d'Edward Tang, on ne peut pas dire qu'il bénéficie d'une grande profondeur. C'est même très basique. Mais qu'importe puisque le spectacle est là et que les quatre-vingt quatre minutes que dure l'aventure filent à une vitesse folle. Culte !

 

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