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samedi 2 octobre 2021

Savage Streets de Danny Steinmann (1984) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Après avoir été possédée par le démon Pazuzu dans L'exorciste de William Friedkin en 1973, après avoir survécu à bord d'un avion de ligne en danger dans 747 en Péril de Jack Smight l'année suivante et après avoir connu l'enfer des prisons pour femmes avec Chained Heat de Paul Nicholas en 1983 et Red Heat de Robert Collector en 1985, voilà que l'actrice Linda Blair se prenait la même année pour l'équivalente féminine du Charles Bronson de la franchise Death Wish. Incarnant Brenda, tête pensante (ouais, enfin, faut pas exagérer non plus, hein ?) d'un groupe d'adolescentes rebelles, elle est aussi et surtout la sœur de Heather, jeune fille sourde et muette. Une jolie gamine propre sur elle, portant jupes à carreaux et chemisiers blancs. Difficile de croire que derrière cette touchante enfant se cache l'actrice Linnea Quigley, l'une des reines du cinéma d'horreur et fantastique bis et l'une des plus célèbres Scream Queens du cinéma américain. Celle qui l'année suivante incarnera la punk zombifiée se foutant à poil plus souvent qu'à son tour du mythique Retour des morts-vivants de Dan O'Bannon est pour l'instant une adolescente parfaitement irréprochable qui dénote complètement avec sa sœur et ses camarades. Un soir de sortie, Brenda, Rachel, Maria et le reste de la bande sont accostées par quatre junkies qui manquent de renverser Heather. Après s'être fait rembarrer, ils quittent les lieux puis garent leur voiture sur un trottoir. Brenda décide d'emprunter leur véhicule pour se venger avant de la laisser dans une ruelle, remplie de déchets ménagers. Dès le lendemain, les quatre voyous à la tête desquels se trouve Jake (l'acteur Robert Dryer) décident à leur tour de faire payer à Brenda son comportement de la veille en s'en prenant à Heather qu'ils frappent et violent dans un local du lycée où les filles étudient. Dès lors, Brenda n'aura qu'une idée en tête : celle de venger sa sœur en écumant de nuit les rues de la ville à la recherche des coupables...


Charles Bronson peut dormir sur ses deux oreilles. Si Savage Streets (connu chez nous sous le titre Les rues de l'enfer) n'est pas tout à fait un nanar, son héroïne Brenda n'égale pas le maître es ''Vigilante Movie'' Paul Kersey. New York n'est donc pas la seule ville américaine gangrenée par la violence comme le prouve le long-métrage de Danny Steinmann qui situe son action à Los Angeles. Linda Blair y incarne une jeune femme de caractère qui a bien changée depuis son apparition dans le classique de l'épouvante L'exorciste. L'actrice s'est affinée mais à conservé quelques rondeurs plutôt bien situées. Linda Blair se foutant nettement moins à poils que lors de ses deux apparitions dans les deux W.I.P cités plus haut (que les vicieux ne loupent surtout pas la scène de la baignoire !), le film regorge cependant de séquences dénudées totalement gratuites mais qui satisferont sans doute les spectateurs libidineux ivres de contempler fesses et mamelons de toutes sortes. Blondes,brunes, la peau bronzée ou cireuse, il y en aura pour tout le monde. Vu le concept, inutile d'espérer y voir autre chose qu'une pellicule bavarde, assez grossière et donc pas vraiment subtile. Les injures fusent, du type ''pétasse'', ''bite'', ''Enculés'' ou ''tailler une pipe''. Une musique rock fm assourdissante constitue l'essentiel de la bande originale John D'Andrea et Michael Lloyd. Savage Streets mêle vigilante, Rape and Revenge et teen movie façon Class 84 de Mark L. Lester ou Class of Nuke 'em High de Michael Herz et Lloyd Kaufman et Richard W. Haines tout en leur étant infiniment inférieur. Dans un premier temps, le film se concentre surtout sur les conflits qui opposent certaines élèves (blondes et brunes formant apparemment deux groupes distincts)...


Outre Linda Blair et Linnea Quigley peut d'interprètes s'avèrent connus sous nos latitudes. Tout juste reconnaîtrons nous au détour d'une séquence l'actrice Brinke Stevens qui comme Linnea Quigley fut l'une des plus célèbres scream queens des années quatre-vingt et l'interprète de nombreux films d'exploitation (Slave Girls, les captives de l'espace de Ken Dixon en 1987 ou Sorority Babes in the Slimeball Bowl-O-Rama de David DeCocteau l'année suivante). Mais surtout l'acteur John Vernon qui interprète dans le cas présent le rôle du proviseur. Acteur que l'on a pu notamment voir dans L'inspecteur Harry de Don Siegel en 1971, le poético-trash Sweet Movie de Dusan Makavejev en 1974 ou bien Josey Wales hors-la-loi de et avec Clint Eastwood deux ans plus tard. La vengeance de l'héroïne tarde à venir mais l'action de Savage Streets est parfois suffisamment relevée pour que l'on n'ait pas trop le temps de s'ennuyer. Linda Blair est moyennement convaincante dans le rôle de Brenda (on lui préférera très largement Zoë ''Thana'' Lund de L'ange de la vengeance d'Abel Ferrara sorti trois ans auparavant). Ce qui définit le mieux l’œuvre de Danny Steinmann, c'est son absolue gratuité dans la cruauté, sa violence, ses dialogues aussi creux que vulgaires, son assommante musique eighties (prévoyez une ou deux aspirines en fin de projection) ainsi que son interprétation, sa mise en scène et son scénario bas de gamme. Préférez donc la franchise Death Wish...

 

lundi 11 avril 2016

L'Inspecteur Harry de Don Siegel (1971)



Alors que l'inspecteur Harry Callahan reçoit les félicitations de sa hiérarchie pour avoir stoppé trois hommes durant un braquage, il se retrouve au cœur d'une mission particulièrement périlleuse. Aux cotés de la jeune recrue Chico, il est chargé de retrouver et d'arrêter le malade qui terrorise la ville de San Francisco. Au palmarès de ce dernier, déjà un meurtre, celui d'une jeune femme et une seconde tentative échouée alors qu'il a été dérangé par un hélicoptère faisant une ronde au dessus des toits de la ville.

Callahan et Chico parcourent les rues de San Francisco à la recherche du fou qui réclame cent mille dollars. Si la ville ne lui remet pas l'argent au plus vite, il tuera sa prochaine victime, une jeune fille de quatorze ans qu'il garde planquée au fond d'un trou. La retrouver est le plus urgent car elle risque de mourir asphyxiée si elle n'est pas libérée au plus vite.

Malheureusement, pour les deux inspecteurs, le stratagème qu'ils viennent de mettre en place pour piéger le tueur est tombé à l'eau. Non seulement le psychopathe réussi à leur échapper, blessé mais libre, mais la jeune adolescente est retrouvée morte. Identifié plus tard, le malade qui se fait appeler Scorpion est arrêté. Mais faute de preuves, il est libéré. Callahan met alors tout en œuvre pour gêner le suspect dans sa course folle au meurtre. Mais pour avoir la paix, ce dernier fait appel à un voyou qui accepte de le passer à tabac contre la modique somme de deux-cent euros. Retrouvé immaculé de sang, Scorpion accuse à tort Callahan. Sa hiérarchie lui ordonne alors d'arrêter tout de suite de poursuivre celui qu'il sait être Scorpion...

Premier des cinq volets consacrés à l'inspecteur Harry, Dirty Harry est un petit bijou du film policier, qui sort des sentiers battus avec son flic atypique, un brin misogyne (un détail pas encore significatif dans ce premier film), violent et qui se fiche des lois et essaie d'imposer les siennes au grand dame de sa hiérarchie. Surnommé Harry le Charognard, il n'en demeure pas moins le filc le plus efficace de tout San Francisco. Même ses collègues sont obligés de le reconnaître. L’œuvre de Don Siegel est un bel exemple de film policer où l'action se mêle à une forme d'humour cynique des plus efficace.

Certains d'entre nous ne le savent peut-être pas mais ce premier volet s'inspire de faits réels authentiques survenus entre 1968 et 1969. Cinq meurtre avérés furent alloués à un tueur qui ne fut jamais identifié. On supputa qu'il puisse être l'auteur d'un nombre beaucoup plus impressionnant de meurtres puisqu'il fut soupçonné d'avoir commis entre 37 et 200 assassinats.

Toujours est-il que L'inspecteur Harry demeure avant tout un excellent film policier qui ne s’embarrasse certainement par d'une quelconque et respectueuse vérité historique. La preuve, l'identité de son tueur est, elle, bien définie. C'est d'ailleurs l'excellent Andrew Robinson qui interprète ce dingue avec une belle conviction. Quand à Clint Eastwood, le rôle lui fut offert après que Frank Sinatra ait refusé le projet. Ce dernier tomba entre les mains d'Eastwood qui proposa alors à Don Siegel de le mettre en scène...
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