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jeudi 17 février 2022

Fortress (Sécurité maximale) de James Cullen Bressack (2021) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Lorsque l'on sait que derrière Fortress (Sécurité maximale) se cache l'auteur de Survive the Game, véritable purge sortie l'an passé, il y a de quoi se faire du mouron. Quand en plus l'on apprend qu'y sont présents en vedettes Bruce Willis et Chad Michael Murray qui pour la troisième fois sont réunis ensemble, c'est sûr, ce dernier projet que les trois hommes partagent ensemble a de fortes chances pour être du niveau des précédents. Bruce Willis... cette ancienne star du cinéma d'action qui ressemble de plus en plus à vieillard en maison de retraite à force de passer son temps assis sur des chaises pour n'ouvrir la bouche que ponctuellement. Dans ce nouveau film d'action dans lequel il retrouve également l'acteur Jesse Metcalfe un an après l'avoir croisé sur le tournage de Hard Kill de Matt Eskandari, Bruce Willis incarne le rôle de Robert, un ancien agent des renseignements coulant des jours heureux dans une zone de villégiature protégée par une enceinte inviolable. C'est là qu'au bout de quelques années il reçoit la visite de son fils Paul qui a besoin d'une importante somme d'argent pour faire tourner sa toute nouvelle entreprise. Malheureusement pour le père et le fils, c'est aussi le moment qu'a choisi un certain Balzary et sa bande de mercenaires pour débarquer afin de récupérer plusieurs millions de dollars que Robert lui avait dérobé il y a longtemps... D'une simplicité enfantine, le scénario de Fortress (écrit par Alan Horsnail sur une idée d'Emile Hirsch et Randall Emmett) ne rassure malheureusement pas sur le sort accordé à celui qui incarna le héro de la franchise Die Hard et qui depuis une bonne dizaine d'années maintenant n'est plus qu'une caricature de lui-même. Bruce Willis a certes pris un coup de vieux mais vue l'allure du bonhomme, on ne s'attendait tout de même à ce qu'il soit traité comme une vieille relique tout juste capable d'aligner quelques lignes de dialogue assis le plus clair du temps sur une chaise. Une attitude qu'ont malheureusement l'habitude de prendre avec lui des réalisateurs comptant sans doute sur son ancienne popularité pour engranger du billet vert...


Rien de nouveau sous l'horizon puisque Fortress est ''digne'' des quelques exemples cités plus haut et auxquels on ajoutera au hasard les immondes Anti Life, Cosmic Sin ou Apex sortis l'année dernière. Alors qu'une dizaine de longs-métrages ayant pour vedette Bruce Willis ont déjà été finalisés ou sont déjà en post-production, sachez que malgré ses piètres qualités, deux séquelles de Fortress sont déjà prévues au programme. Pourtant, lorsque l'on voit le résultat du premier volet de cette trilogie à l'écran, on se dit qu'il y en a qui ont de l'argent à jeter par les fenêtres. Pour un film d'action, le long-métrage de James Cullen Bressack est terriblement bavard. Des lignes de dialogue interminables opposant les différents interprètes masculins dont un Chad Michael Murray absolument pathétique. L'acteur en fait des caisses, surjoue systématiquement et termine de tourner son personnage en ridicule. Autant dire que l'inquiétant antagoniste du film se mue immédiatement en caricature absurde qui a surtout tendance à faire sourire. Et ce, dans le meilleur des cas puisqu'au final, la nervosité du spectateur s'expliquera surtout à travers l'interprétation pleine de ''manières'' de Chad Michael Murray qui a plutôt tendance à s'avérer agaçant. La touche féminine est assurée par Kelly Greyson, Katalina Viteri ainsi que Shannen Doherty, la Brenda de la série culte Beverly Hills entre 1990 et 1994. Visuellement, Fortress est souvent d'une laideur et d'un minimalisme peu communs et son directeur de la photographie Bryan Koss semble surtout s'être inspiré de l'esthétique générale du jeu vidéo Mirror's Edge développé par le studio suédois DICE il y a maintenant quinze ans. Étant donné que deux suites sont prévues, cette première partie nous assène un final en queue de poisson contraignant les plus courageux à patienter jusqu'au second volet intitulé Fortress: Sniper's Eye qui ne devrait plus tarder à voir le jour. Mais la question reste posée : qui après la découverte de cette nouvelle purge interprétée par Bruce Willis et réalisée par James Cullen Bressack aura le courage de patienter jusqu'à la sortie de Fortress: Sniper's Eye... ?

 

vendredi 10 septembre 2021

Hard Kill de Matt Eskandari (2020) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 



Sur le terrain fangeux des indicibles navets réalisés ces dernières années, Survive the Night de Matt Eskandari, Out of Death de Mike Burns et Cosmic Sin d'Edward Drake trônent comme nous avons pu le découvrir récemment, en très bonne place. Rapport entre ces trois là ? La présence à l'image de Bruce Willis, cette ancienne vedette du cinéma d'action qui depuis nous offre régulièrement une interprétation en forme d'encéphalogramme plat. Comme une vieille gloire que l'on sortirait du placard à des moments (in)opportuns pour le dépoussiérer et faire notamment bénéficier de sa présence, des œuvres telles que Hard Kill (également titré Open Source) de Matt Eskandari (encore lui), ce tâcheron qui, j'allais oublier de le citer, fut aussi l'auteur en 2019 de l'inepte Trauma Center avec.... avec..... devinez qui..... ? Bruce Willis bien entendu. Donnez une pelle à ce réalisateur dont on se demande comment il peut continuer à bénéficier de budgets vu l'ampleur désastreuse et récurrente de ses divers projets, et le bonhomme sera en mesure de creuser toujours plus profondément dans la fosse à purin où se complaisent les pires productions américaines du moment, nourrissant ainsi le marché de la vidéo (le film est directement sorti sur les plate-formes VOD dans son pays d'origine et en Europe). Authentique faire-valoir du long-métrage, Bruce Willis pose d'abord son cul à l'arrière d'un véhicule de luxe puis le reste du temps sur une chaise, attaché, son personnage de Donovan Chalmers étant menacé de mort par un terroriste s'il ne révèle pas les codes permettant d'accéder à une technologie informatique accordant le pouvoir d'activer un programme visant à détruire notre planète...


Chalmers emploie son ami Nick Fox (l'acteur Texas Battle) ainsi que deux ou trois anciens mercenaires parmi lesquels Derek Miller (Jesse Metcalfe) et Sasha Zindel (Eva Marie) afin de tirer des griffes du Pardonneur (oui, oui vous êtes autorisés à pouffer de rire) qui la retient, la propre fille de Chalmers, Eva (Lala Kent)... Ne manquez surtout pas le micro flash-back guerrier d'une durée d'un peu moins de deux secondes lors duquel le héros Derek se souvient lors de sa prièreau pied de son lit, d'un combat à l'étranger auquel il participa. Une seconde qui suffirait à condamner à la cécité n'importe quel spectateur un minimum exigeant. Une vision épouvantablement laide même pas digne des cinématiques produites à l'époque de la Playstation 1 ! la quasi totalité du long-métrage se déroule dans un entrepôt désaffecté où va se jouer un affrontement entre l'équipe de mercenaires et les hommes du Pardonneur (l'acteur Sergio Rizzuto). Le grand méchant du film qui... comment le dire sans être blessant pour ce pauvre interprète.... possède le charisme d'un acteur et humoriste tel que Michael Youn, lequel aurait été hybridé avec Laurent Ournac, vous savez, ce ''bon gros'' sympathique qui se fit connaître en 2005 dans l'émission télévisée Mon incroyable fiancé avant d'incarner dès l'année suivante le rôle principal de la série Camping Paradis.


Le long-métrage de Matt Eskandari n'est qu'une longue succession de séquences molles, bavardes et de scènes d'action ultra-répétitives mises en scène avec le panache d'un folivora de type paresseux. Visuellement, Hard Kill propose un spectacle vraiment, vraiment, vraiment navrant. Sans aucune once d'intérêt. Des murs, encore des murs, toujours des murs et quelques pylônes. Des pièces qui se ressemblent toutes. On mise alors sur l'espoir que le côté technologique du récit rattrape les défauts d'un script cagué en à peine plus de temps qu'il ne faut pour le dire. Mais là encore, le film montre ses limites en exposant non pas une pièce toute entière dévolue à une technologie informatique très en avance sur celle de n'importe quel hacker qui se respecte mais un pauvre ordinateur portable. Triste à en pleurer. Comme l'interprétation de chacun (dont un Bruce Willis au bord de l'arrêt vasculaire cérébral), des combats chiants à mourir et ne faisant jamais appel au moindre sens de l'imagination. Bref, une purge que celui qui brilla tant à l'époque des Die Hard enchaîne désormais les unes derrière les autres. À oublier très rapidement...

 

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