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mercredi 12 juin 2024

Halloween, 20 ans après de Steve Miner (1998) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Avec l'infâme Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers sorti en 1995, le réalisateur Joe Chappelle aurait pu signer la fin de la franchise consacrée à l'un des plus célèbres croquemitaines du cinéma d'horreur, Michael Myers. Pourtant, entre ce sixième chapitre et le suivant intitulé Halloween, 20 ans après, l'attente aura été moins longue qu'entre le troisième et le quatrième, le cinquième et le sixième, ou même bien plus tard entre le Halloween : Resurrection de 2002 et le premier volet de la trilogie réalisée par David Gordon Green en 2018 sobrement intitulé Halloween. Mis en scène par Steve Miner auquel on doit le très sympathique House mais aussi l'immonde Day of the Dead, Halloween, 20 ans après marque les débuts de l'acteur Josh Harnett dont le look et l'attitude ne changeront pas d'un iota lorsque la même année Robert Rodriguez le dirigera dans The Faculty mais marque aussi et surtout le grand retour de Jamie Lee Curtis dans le rôle légendaire de Laurie Strode après une absence longue de dix-sept ans ! Malheureusement, le long-métrage offrira également l'occasion de constater la disparition du docteur Samuel Loomis incarné pour l'éternité par le formidable Donald Pleasence depuis les débuts de la franchise. Si la voix de ce personnage au moins aussi important que Laurie Strode et Michael Myers résonne dans ce septième long-métrage de la saga, ce n'est pas celle de Donald Pleasence que nous aurons l'occasion d'entendre au tout début de l'intrigue mais celle de l'américain Tom Kane, acteur surtout connu pour avoir prêté sa voix dans un certain nombre de dessins animés ainsi que pour divers personnages de l'univers Star Wars... Alors que Jamie Lee Curtis avait expressément demandé que son personnage soit tué dans un accident à l'issue de sa dernière apparition à l'écran afin de ne plus être contrainte de l'interpréter, la voici qui pourtant réapparaît vingt ans plus tard, plus obsédée par son frère que jamais, d'autant plus que la fête d'Halloween se profile. Se cachant depuis toutes ces années sous une fausse identité, Laurie Strode, qui désormais se fait appeler Keri Tate, est mère d'un fils prénommé John qu'incarne donc le jeune Josh Hartnett. N'excédant pas les quatre-vingt sept minutes, Halloween, 20 ans après s'avère un épisode particulièrement nerveux, bien meilleur que le précédent opus et même que certains qui leur furent antérieurs.


Cet épisode échappe enfin à l'univers lié à la petite communauté de Haddonfield où avaient un peu trop tendance à se retrouver tous les personnages des anciens épisodes. Désormais, l'intrigue se déroule en Caroline du Nord où elle endosse le rôle de directrice d'un pensionnat privé du nom d'Académie de la Haute École où elle vit avec son fils. Laurie a beau vivre à des centaines de kilomètres de Haddonfield, cela ne l'empêche pas de craindre un éventuel retour de Michael dans sa vie et par extension dans celle de John. Toujours soucieuse de son bien-être, celle-ci décide pour une fois de lâcher du lest afin de lui permettre de partir pour le week-end avec ses camarades. Mais John a prévu tout autre chose en compagnie de sa petite amie Molly Cartwell (Michelle Williams) et de deux autres de leurs camarades. Ceux-ci ont en effet décidé de demeurer au pensionnant pour le week-end. Mauvaise idée puisque le frère de Laurie, Michael, va justement choisir ce jour là pour réapparaître. Avec Halloween, 20 ans après, le réalisateur Steve Miner ainsi que les scénaristes : Matt Greenberg et Robert Zappia décident non pas de remettre les pendules à zéro mais plutôt à l'heure, faisant ainsi fi de tout ou presque des événements qui purent se dérouler jusque là lors des précédents épisodes. Mais comment faire ? C'est bien simple : En faisant apparaître en préambule le personnage de Marion Chambers Whittington, assistante du docteur Samuel Loomis qui n'était plus reparue à l'image depuis l'issue du second épisode et qui possède dans ce septième volet, le dossier concernant Jamie Strode. Des informations confidentielles qui vont donc permettre à Michael de retrouver la trace de sa sœur. De retour sur le devant de la scène, Laurie Strode n'est donc plus la mère de Jamie Lloyd qui par conséquent ne semble jamais avoir existé. Si Halloween, 20 ans après parvient à donner un coup de fouet à la franchise et ainsi à la rajeunir, la bande son empreinte de lyrisme étonne pourtant beaucoup. Et si le célèbre thème de John Carpenter est une fois encore au rendez-vous, son orchestration démontre combien le minimalisme de la composition originale collait parfaitement au caractère de l’œuvre séminale. On l'attendait depuis longtemps cet affrontement viril entre Laurie et Michael. Nous voici donc récompensés. Le film est bien rythmé, sans temps morts et nantis de meurtres exaltant notre goût du sang. Quand au final, particulièrement brutal, il ne pouvait être envisagé autrement... Bref, un opus très réussi...

 

mercredi 11 octobre 2017

John Carpenter's The Fog de John Carpenter (1980) - ★★★★★★★☆☆☆



Le cinéaste américain John Carpenter signe en 1978, son quatrième long-métrage et le premier à véritablement s'inscrire dans le genre fantastique. Avec John Carpenter's The Fog, l'auteur signe une très belle réussite et l'un de ses meilleurs films. Du moins, l'un des plus angoissants. Il réembauche pour l'occasion l'actrice Jamie Lee Curtis, fille de Tony Curtis et de Janet Leigh après l'avoir fait découvrir au grand public avec son oeuvre précédente, le slasher Halloween. On retrouve d'ailleurs au générique de John Carpenter's The Fog, sa mère, qui d'une carrière au cinéma et à la télévision, se fit surtout connaître du plus grand nombre grâce à son interprétation de Marion Crane, la blonde victime de Nathan Bates, le héros du chef-d’œuvre d'Alfred Hitchcock, Psychose. Elle donne pour la toute première fois la réplique à sa propre fille et n'apparaîtra plus dans l'univers de John Carpenter. Tom Atkins est quant à lui bien connu des amateurs de cinéma d'horreur et d'épouvante puisqu'on pu le découvrir notamment dans Creepshow de George Romero, La Nuit des Sangsues, ou encore dans Maniac Cop de William Lustig
. John Carpenter fera de nouveau appel à ses services l'année suivant la sortie de John Carpenter's The Fog dans le film d'anticipation New York 1997. Dans le rôle du père Robert malone, on retrouve l'acteur Hal Holbrook, qui joua notamment dans Magnum Force, Les Hommes du Président, Capricorne One et dans plusieurs dizaines d'autres longs-métrages. Quant au rôle principale, celui de l'animatrice radio Stevie Wayne, le cinéaste l'offre à l'actrice Adrienne Barbeau, qui comme son nom ne l'indique pas, n'est pas française mais américain, originaire de Sacramento. Elle aussi apparaîtra dans New York 1997 et John Carpenter pourra compter sur elle pour assurer la voix de l'ordinateur dans la version originale de The Thing en 1982. 

"6 must die..."

John Carpenter's The Fog, c'est l'histoire d'une malédiction. Celle prononcée par un homme riche qui, il y a un siècle jour pour jour, avait émis le désir d'installer une colonie de lépreux sur des terres qui devinrent par la suite la petite ville d'Antonio Bay. Possesseur d'un navire rempli d'or, le propriétaire, Blake, et la totalité de ses hommes furent tués et ses biens volés. Une légende veut qu'un siècle plus tard, la ville d'Antonio Bay soit le théâtre d'une vengeance sanglante. Puisque ceux qui tuèrent Blake et ses hommes étaient au nombre de six, la malédiction veut que six des habitants de la petite ville construite il y a un siècle grâce à l'or volé soient tués par l'esprit des revenants de l'Elizabeth Dane, le navire de Blake. L'intrigue de John Carpenter's The Fog s'inscrit donc de nos jours. Du moins, en 1980, année de sortie du film.
John Carpenter étant l'auteur du script original (aux côtés de la productrice du film Debra Hill, qui produisit trois longs-métrages de John Carpenter en tout) et de la partition musicale, le cinéaste nous offre l'occasion d'un spectacle particulièrement angoissant. Créant un climat terrifiant autour d'un brouillard épais et lumineux, ses fantômes apparaissent sous une forme spectrale particulièrement impressionnante, d'autant plus que leurs agissements ne souffrent d'aucune forme d'empathie. Totalement déterminés dans leur action vengeresse, ils errent dans le but bien précis de tuer, choisissant au hasard six victimes parmi les habitants d'Antonio Bay.

John Carpenter joue avec une maîtrise totale sur la lumière, l'obscurité, et les volumes. Le fog, qui est le nom donné au brouillard anglais, s'apparente en fait ici davantage au freezing-fog qui lui, demeure un brouillard givrant, plus près de ce que ressentent les personnages. Assez discret en terme d'horreur, le film peut compter sur le talent de Richard Albain, Tommy Lee Wallace et James F. Liles qui en matière d'effets-spéciaux parviennent à rendre crédible l'élément climatique. L'une des plus impressionnante scènes employant l'effet de brouillard se situant en dernière partie, lorsque le fog envahit Antonio Bay. La peur naît également du sentiment d'angoisse généré par la partition musicale composée par John Carpenter, laquelle est reconnaissable entre toutes. En mélangeant celle-ci à de vieux airs désuets, à des jingles, et à la voix suave d'Adrienne Barbeau lorsque son personnage anime son émission de radio, le film devient véritablement anxiogène.
John Carpenter's The Fog est donc une très belle réussite dans le domaine de l'épouvante et du fantastique. A sa manière, le cinéaste réinvente quelque peu le mythe du zombie. En effet, ses spectres tirent autant leur apparence des fantômes que des célèbres créatures décharnées...

mardi 19 septembre 2017

Night of the Lepus de William F. Claxton (1972) - ★★★★☆☆☆☆☆☆



Au milieu du dix-neuvième siècle, un britannique du nom de Thomas Austin importa en Australie douze couples de lapins. Un demi-siècle plus tard, le pays est envahi par pas moins de six-cent millions d'individus. Se reproduisant à très grande échelle et n'ayant pas d'ennemis naturels, les lapins provoquent une crise agricole et écologique nationale. De nombreuses solutions sont envisagées mais plus de cent-cinquante ans plus tard, les léporidés courent toujours. Et même si deux tiers des spécimens ont été éradiqués, le danger rode.
Cette histoire, réelle, aurait pu être celle qu'a choisi le cinéaste, monteur, producteur et scénariste américain William F. Claxton pour Night of the Lepus mais l'auteur de ce gros nanar décide cependant d'adapter le roman The Year of the Angry Rabbit de l'écrivain australien Russel Braddon. En comparent les faits établis ci-dessus avec ceux que connaissent ses personnages, le cinéaste mise tout sur une invasion à grande échelle. Mais ici, on ne parle pas tant de territoire que de la taille des créatures invoquées. Des lapins s’ébattant librement, se reproduisant à une vitesse inquiétante dont les répercutions ne se font pas attendre longtemps. Des milliers d'individus s'attaquant aux champs et aux réserves des fermiers, tel Cole Hillman qui est le premier à faire appel à son ami Elgin Clark, lequel en réfère directement au spécialiste Roy Bennett. En compagnie de son épouse Gerry, Bennett tente de mettre au point un sérum permettant d'éradiquer la menace.
Enfermés dans les cages d'un laboratoire, douze spécimens de lepus subissent une batterie d'examens et sont les cobayes d'une expérience visant à tester une hormone devant stopper leurs appétences sexuelles. L'expérience fonctionne mais privés de leur instinct de reproduction, les lapins grossissent et deviennent aggressifs. Quand l'un d'eux s'échappe des mains d'Amanda, la fille de Roy et Gerry, c'est le drame. Une fois en liberté, le spécimen se reproduit avec ses congénères en liberté, ceux-ci ne donnant naissance qu'à des individus génétiquement modifiés. D'une taille imposante, ils font des ravages, semant mort et désolation parmi les hommes et les animaix d'élevage...

Avec une telle source d'inspiration, nous pouvions espérer assister à un réjouissant spectacle. Mais non, le résultat est finalement assez laborieux. Night of the Lepus ressemble davantage à un mauvais téléfilm qu'à un film cinéma réussi. La faute à une mise en scène palote, et une interprétation tout juste moyenne. La présence de Stuart Whitman (La Secte de l'enfer, Un dénommé Mister Shatter), de Janet Leigh (la victime de Norman Bates dans la mythique scène de douche du Psychose d'Alfred Hitchcock, c'était elle) ou de DeForest Kelley (le docteur Leonard McCoy de la série originale Star Trek) n'y change rien.
C'est plat, ennuyeux et répétitif. William F. Claxton passe la moitié du temps à filmer des lapins courir dans l'obscurité, au ralenti, afin de bien faire sentir aux spectateurs que ses rongeurs pèsent plus lourds et sont bien plus gros que la moyenne.

Véritable nanar avéré, aimé des spécialistes et des amateurs du genre, Night of the Lepus a pour lui d'offrir le premier long-métrage mettant en scène des lapins tueurs. Ce qui, malgré les piètres qualités de son long-métrage est une donnée non négligeable. Reste que de regarder le film jusqu'à la fin demeure fastidieux. Peu passionnant, il n'offre en outre que quelques passages sanglants dont les limites apparaissent très vite à l'écran. Un peu à la manière du pape du gore, Herschell Gordon Lewis, William F. Claxton recouvre ses victimes humaine d'une peinture rouge à peine identifiable comme du sang. Le film a tout de même connu les honneurs d'une sortie cinéma aux États-Unis le 4 octobre 1972. Les collectionneurs de tous poils se feront sans doute une joie de le découvrir. Quant aux autres, ils auront la bienveillance de passer leur chemin...

dimanche 8 mai 2016

Les tueurs qui inspirent le 7ème art: Ed Gein "Psychose" de Alfred Hitchcock (1960)



De la fiction...

Marion Crane est une jeune secrétaire qui entretient une relation avec Sam Loomis, un homme marié qui refuse de quitter sa femme à cause de la perte d'argent que lui coûterait de payer une pension alimentaire. Après avoir passé la pause déjeuner dans une chambre d’hôtel en compagnie de son amant, Marion retourne au bureau quand George Lowery, son patron, lui confie les quarante-mille dollars qu'un riche homme d'affaire compte bien investir dans l'achat d'une propriété. Mais comme Marion en a assez de sa situation, plutôt que de se rendre à la banque y déposer l'argent, elle préfère prendre la fuite à bord de sa voiture.
Totalement obsédée à l'idée d'être découverte avant d'avoir quitté la région, Marion est d'abord accostée par un agent de police qui trouve curieuse la nervosité de la jeune femme. Roulant à vive allure à bord d'un véhicule qu'elle a échangé contre sa propre voiture, elle arrive en début de soirée et sous la pluie aux abords d'un motel tenu par un certain Norman Bates.

Le jeune homme s'avère gentil et serviable. Il propose même à Marion de lui préparer un dîner. Norman vit avec sa mère dans une étrange et immense demeure bâtie au sommet d'une colline et située à proximité du motel. Après avoir pris ses quartiers, Marion cherche un endroit où cachet l'énorme liasse de billets qu'elle a dérobé plus tôt dans la journée. Après avoir partagé un sandwich avec le propriétaire du motel, Marion retourne à sa chambre et décide de prendre une douche. C'est que se profile une silhouette féminine, un couteau à la main...

Tout semble avoir déjà été dit sur le classique d'Alfred Hitchcock. Cette œuvre qui rendit célèbre dans le monde entier l'acteur Anthony Perkins. Psychose est non seulement un thriller magistral, une œuvre d'épouvante redoutablement efficace, une enquête policière passionnante, mais également dans sa dernière partie, un joli portrait de tueur en série dressé par un certain Dr. Richmond (l'acteur Simon Oakland). Quand on pense que le film n'a coûté que la modique somme de cent mille dollar, le chef-d’œuvre du britannique a de quoi forcer le respect quand tant d'autres se brisent les reins avec des films ayant coûté des centaines de fois plus.

Si le meurtre demeure pour l'époque relativement sanglant, on peut s'étonner de découvrir une future victime (Janet Leigh) à moitié dénudée au début du film (elle ne porte en effet qu'une culotte et un soutien-gorge), sachant tout de même que le film ne date que de 1960. On ne reviendra pas sur l'effroi qui nous saisit la première fois que l'on distingue la silhouette de l'assassin derrière le rideau de douche ou à la fin lorsque celui-ci débarque dans la cave où repose le corps momifié de la mère de Norman Bates. Un gros plan sur la bouche terrifiée de Marion. Une victime se débattant, d'interminables coups de couteaux s'enfonçant hors-champ dans le corps de la victime (et plus effrayant encore, directement dirigés vers les spectateurs), le sang qui s'échappe du corps de Marion avant de disparaître dans le siphon de la baignoire, une main qui tente vainement de se rattraper au carrelage mural de la salle de bain avant de se rattraper au rideau de douche et de l'arracher. Et puis, ce plan rapproché du siphon, très vite remplacé par l’œil mort de la victime. Tout ceci, enrobé par la prodigieuse partition musicale du compositeur Bernard Hermann.



Avant et après cela, évidemment, Alfred Hitchcock maîtrise tous les aspects de son œuvre. Un superbe noir et blanc, des interprètes fantastiques (Perkins, Leigh, bien sûr, mais également John Gavin, Vera Miles, Martin Balsam, John McIntire ou Simon Oakland déjà cité plus haut. Une maison « habitée » dans tous les sens du terme. Un personnage à part entière. Et une multitude de scènes anthologiques. Un grand, un TRÈS grand chef-d’œuvre, et l'un des meilleurs films de son auteur...


… à la réalité

Ce que ne savent peut-être pas certains d'entre nous, c'est le rapport entretenu entre l’œuvre d'Alfred Hitchcock et un autre grand chef-d’œuvre du septième art : Massacre à la Tronçonneuse. En effet, les deux films s'inspirent tous les deux du cas d'Edward Gein, surnommé par la presse de l'époque, « Le Boucher de Plainfield ». L'homme se rendit coupable d'un double homicide et de plusieurs dizaines de profanations de sépultures, emportant avec lui une trentaine de cadavres avec lesquels il fit sans doute « joujou ». Ce qui fut une certitude, c'est que cet homme, qui mura la chambre de sa bien aimée maman (seule pièce de la ferme familiale à n'avoir pas été transformée en abattoir), fut marqué par la mort de celle-ci dont il reproduisit l'image en assassinant deux femmes en 1954 et 1957, et dont il emporta les corps chez lui avant de les vider comme de simples bêtes d'abattoir. On retrouva notamment des vêtements, des abats-jour, ou des bols tous fabriqués à partir de morceaux de cadavres.Ed Gein fut considéré comme irresponsable et fut interné dans un hôpital psychiatrique pour les fous criminels. Il mourut d'une insuffisance respiratoire le 26 juillet 1984...
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