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samedi 28 juin 2025

The Hidden de Jack Sholder (1987) - ★★★★★★★★★☆



Jack DeVries est un honnête citoyen, qui n'a jamais eu de démêlés avec la justice et pourtant, le voici désormais poursuivi par la police pour avoir braqué huit banques, six supermarchés, quatre bijouteries, trois confiseries, et pour avoir volé six voitures, tué douze personnes et en avoir blessé vingt-trois autres. Un barrage est mis en place par la police lors d'une course-poursuite et DeVrie finit dans le décor. Amené d'urgence à l’hôpital, ses jours sont comptés.
Au commissariat, l'inspecteur Tom Beck s'apprête à clore le dossier lorsqu'un agent du FBI lui est adjoint par le commissaire afin d'enquêter à ses côtés. Lloyd Gallaguer désire voir DeVries avant qu'il ne meurt mais lorsque les deux hommes arrivent à l’hôpital, le cambrioleur et meurtrier est mort, retrouvé par une infirmière, allongé sur le sol. Son voisin de chambre a par contre, lui, disparu. Tout comme DeVries, Jonathan Miller n'a jamais eu affaire avec la justice. Souffrant de problèmes cardiaque, il erre dans la rue jusqu'à commettre son premier délit. Il vole et passe à tabac le gérant d'un magasin de disques, puis se rend ensuite chez un concessionnaire de voitures de luxe et y abat le responsable ainsi qu'un client avant de partir à bord d'un luxueux véhicule.

Lloyd Gallaguer tente de convaincre son nouvel équipier qu'il est désormais nécessaire de mettre la main sur Jonathan Miller. Car ce que ne sait pas encore Tom Beck, c'est que le rapport entre Miller et DeVries est une forme de vie qui s'introduit dans l'organisme des hommes afin d'en prendre le contrôle. Cette créature, passionnée de musique rock et de belles voitures a un projet bien précis : prendre possession du corps du gouverneur afin de s'assurer l'impunité...

Pour reprendre une expression abusivement utilisée par les jeunes d'aujourd'hui, j'affirme que The Hidden de Jack Sholder est « JUSTE » parfait. Bien que le terme n'ait pas vraiment la même signification, employé de cette manière là, je dirais qu'il est beaucoup plus que cela. Dans le genre qui est le sien, ce film datant de 1987 représente sans doute l'aboutissement d'une hybridation entre action et science-fiction. Cette œuvre qui ne paie pourtant pas de mine se révèle en tout point réussie. Pas de temps morts, un récit simple mais diablement efficace. Des interprètes (et leurs personnages) fort sympathiques. Des premiers rôles judicieusement choisis (Michael Nouri et Kyle MacLachlan) et des seconds qui ne font jamais grise mine face à eux (Chris Mulkey, William Boyett ou encore Richard Brooks). Si l'on affirme souvent que l'antinomie qui sépare deux personnages joue pour beaucoup dans l'attrait de leurs relations, c'est surtout vrai ici.

Les effets-spéciaux sont relativement discrets mais fonctionnent parfaitement. Le tournage a eu lieu dans les villes de New-York et de Los Angeles. Bien qu'il ait été accueilli assez modestement en salle, le jury de Festival du film fantastique d'Avoriaz lui octroya cependant justement le grand prix. Une récompense largement méritée pour ce film signé de l'auteur du second volet des aventures du boogeyman Freddy Krueger. Il remporta également le prix du jury de la critique internationale et celui du meilleur acteur pour Michael Nouri au festival international du film de Catalogne ainsi que le prix du meilleur réalisateur au festival Fantasporto.

Ceux qui n'ont toujours pas eu la chance de le découvrir n'auront désormais plus aucune excuse. Quant à ceux qui connaissent déjà cette merveille, ils pourront le voir, et le revoir encore et encore, son capital de revisionnage ne souffrant d'aucune limite. Un bijou auquel la New Line Cinema et le réalisateur Seth Pinsker osèrent donner une suite lamentable sept ans plus tard en 1994...


lundi 2 juin 2025

Wishmaster 2: Evil Never Dies de Jack Sholder (1999) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Wishmasters est une franchise de films horrifico-fantastiques respectivement réalisés entre 1997 et 2002 par Robert Kurtzman (Wishmaster), Jack Sholder (Wishmaster 2: Evil Never Dies), et Chris Angel (Wishmaster 3: Beyond the Gates of Hell et Wishmaster 4: The Prophecy Fulfilled). Tout commence en l'an 1127 lorsqu'en Perse, le magicien Zoroastre parvient à enfermer un Djinn dans une opale. Laquelle est ensuite cachée dans la statue d'Ahura Mazda... Pourquoi avoir choisi le second volet de celui qui dans le monde réel se cache sous le nom de Nathaniel Demerest ? Tout d'abord, parce que celui-ci se déroule en partie en milieu carcéral et que la thématique des prisons m'interpelle généralement. Ensuite, et cela peut paraître comme la raison la plus évidente, le long-métrage est signé de Jack Sholder. Un nom que les anciens connaissent forcément puisque dans le courant des années quatre-vingt, le réalisateur américain signa quelques bobines particulièrement sympathiques (Alone in the Dark en 1982, le controversé A Nightmare on Elm Street Part 2: Freddy's Revenge en 1985 ou encore Flic et rebelle en 1989) parmi lesquelles, l'un des meilleurs films de science-fiction et d'action de la seconde moitié de la décennie avec The Hidden. Une œuvre auréolée de plusieurs récompenses dont le Grand Prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1988 ! Doté d'un budget plutôt réduit (deux millions et demi de dollars), Wishmaster 2: Evil Never Dies remet pour la seconde fois en selle l'excellent acteur vénézuélien Andrew Divoff. Habitué aux rôles d'antagonistes (48 heures de plus de Walter Hill en 1990, Air Force One de Wolfgang Petersen en 1997 ou bien Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg en 2008), il est notamment apparu dans plusieurs séries télévisées. Andrew Divoff incarne donc pour la seconde fois le rôle du Djinn, représentation maléfique qui sous un épais maquillage en latex montre parfois son vrai visage. À ce titre, la qualité des effets-spéciaux prosthétiques mérite d'être signalée. Dans cette nouvelle aventure, nous faisons la connaissance de Morgana, jeune femme sexy interprétée par l'actrice Holly Field qui lors d'un cambriolage dans un musée qui tourne mal libère par accident le Djinn qui jusque là était donc enfermé dans une opale elle-même dissimulée dans une statue.


Le petit ami de la jeune femme et un troisième complice sont tués par le garde du musée avant que Morgana ne tue ce dernier. Prenant la fuite, elle laisse derrière elle son compagnon qui s'apprête à mourir lorsque le Djinn propose à celui-ci d'exaucer un vœu en échange de son âme. Plus tard, la police débarque sur le lieu de drame et arrête le djinn qui sous les traits de Nathaniel Demerest s'accuse du meurtre du gardien. Pour quelle raison ? Se retrouver derrière les barreaux et ainsi pouvoir proposer ses services aux prisonniers en échange de leur âme. Mais alors que le Diable est enfermé, il semble être connecté à distance avec Morgana. Laquelle fait appel à son ami, le père Gregory (l'acteur Paul Johansson), afin de l'aider à débarrasser la terre de la présence du démon avant que celui-ci ne parvienne à réaliser une prophétie... L'un des autres atouts de ce Wishmaster 2: Evil Never Dies demeure évidemment dans la présence à l'image de l'acteur vénézuélien dont le cabotinage tout en retenue et sourire démoniaque est un régal de tous les instants. L'un des aspects les plus plaisants consiste également dans la réalisation de certains vœux que le Diable va prendre au pied de la lettre. Comme lorsqu'un taulard veut traverser les barreaux d'une cellule pour s'enfuir de prison ou lorsqu'un autre aimerait que son avocat se ''fasse mettre''. Sans parler de cette drôlatique séquence lors de laquelle le propriétaire mafieux d'une boite de nuit désire la tête de son pire ennemi... Alors que l'un des tout premiers vœux débouche sur une scène plutôt gore, la suite demeure nettement moins graphique que l'on pouvait l'espérer. Si le maquillage d'Andrew Divoff lorsqu'il apparaît sous les traits du Djinn est effectivement remarquable, on n'en dira pourtant pas autant de certains décors ''infernaux'' qui démontrent les limites imposées à l'époque concernant les effets-spéciaux visuels ! Bref, ça n'est pas du grand cinéma, l'on ne retrouve pas le génie et la sensibilité du Jack Sholder de The Hidden mais Wishmaster 2: Evil Never Dies n'est jamais vraiment déplaisant à regarder. Notons que dès le troisième volet de la franchise, Andrew Divoff sera malheureusement remplacé par l'acteur John Novak. L'absence du vénézuélien s'explique par le fait qu'il ait proposé un scénario écrit par ses soins mais refusé par les producteurs qui préférèrent celui d'un certain Alex Wright. Un script que l'acteur détesta au point qu'il choisi de claquer la porte, laissant ainsi John Novak reprendre le rôle...

 

dimanche 24 décembre 2017

A Nightmare On Elm Street 2: Freddy's Revenge de Jack Sholder (1985) - ★★★★★★☆☆☆☆



A la fin de A Nightmare On Elm Street, la jeune Nancy Thompson, héroïne du premier opus (que l'on retrouvera notamment dans le troisième épisode) est parvenue à contrôler sa peur et a pris le dessus sur le tueur Freddy Krueger, le renvoyant ainsi d'où il venait. Cependant, et alors qu'une nouvelle et radieuse journée se profilait, les tout derniers instant laissaient présager une suite aux aventures du croquemitaine à la main affublée d'un gant parcouru de quatre lames terriblement aiguisées. Pourtant, lorsque débute ce nouveau chapitre réalisé non plus par Wes Craven, mais par Jack Sholder, lequel réalisera deux ans plus tard en 1987 le petit chef-d’œuvre de science-fiction Hidden, et alors que tout semblait avoir été dit, le cinéaste américain et le scénariste David Chaskin imaginent une suite qui demeurera fort originale en comparaison des autres épisodes à venir puisqu'il intégrera le personnage de Freddy Krueger dans le monde réel, tandis qu'à l'avenir, ce monstre au visage brûlé lors d'une exécution orchestrée par des parents décidés à se débarrasser d'un tueur d'enfants s'en prendra à leur progéniture à travers les rêves.
Toujours interprété par l'acteur californien Robert Englund, le gentil extraterrestre de la Série V originale, lequel fit une courte apparition dans Le Crocodile de la Mort de Tobe Hooper et dans de nombreux films d'horreur plus ou moins réussis, Freddy Krueger demeure pourtant relativement rare dans ce second chapitre. Car pour pouvoir se venger, cette créature que l'on identifiera de surnaturelle puisque se mouvant au cœur des cauchemars des adolescents du fameux quartier de Elm Street, devra pour cela prendre possession du corps de Jesse Walsh, le nouveau personnage principal.

Désormais, c'est le talentueux maquilleur Kevin Yagher qui prend la relève et s'occupe du terrifiant maquillage de Freddy. Jack Sholder fera d'ailleurs à nouveau appel à lui pour son prochain film, le récit d'une créature extraterrestre malfaisante descendue sur Terre, voyageant d'un corps humain à l'autre et traquée par l'un de ses semblables (l'excellent Kyle MacLachlan qui débuta sa carrière auprès de David Lynch dans le médiocre Dune). Démarrant sur les chapeaux de roue (c'est le cas de le dire), les première minutes laissent une sensation mitigée. Couleurs criardes, décors de carton-pâte et visuel atroce, ça commence assez mal. Ensuite, on a droit à la sempiternelle université américaine avec ses beaux gosses, ses belles blondes, et surtout son prof de sport ultra stéréotypé (au point que le cinéaste en fera un grand amateur d'actes sadomasochistes traînant tout de cuir vêtu dans des boites de nuit très louches). La suite est on ne peut plus classique. Une famille américaine qui demeurerait tout à fait idéale (dont un père de famille parfois quelque peu rigide et interprété par le Clu Galager du Retour des Morts-Vivants de Dan O'Bannon et de l'improbable Uninvited de Greydon Clark) si le fils n'était pas la victime d'horribles cauchemars.
Mais plutôt que d'en rester là et de nous resservir le même plat que Wes Craven, Jack Sholder extrait le croquemitaine du monde des rêves et lui permet de se venger à travers Jesse Walsh, la victime de cauchemars en question. D'où des scènes pour la plupart ancrées dans la réalité. Des décors à moindre frais donc mais quelques scènes d'horreur plutôt sympathiques.

Bien que le film tienne sur un scénario apparemment original, quelques doutes peuvent cependant être émis : pour le moindre d'entre eux, les deux chiens à visage humain que l'on rencontre à un moment donné semblent tout droit provenir du paranoïaque Invasion of the Body Snatchers de Philip Kaufman. Mais plus gênant, le scénariste semble s'être surtout beaucoup inspiré du second chapitre de la longue, très longue saga Amityville (Amityville 2 : Le Possédé de Damiano Damiani sorti trois ans auparavant) pour les plans nocturnes durant lesquels le jeune héros se promène dans la demeure familiale. Même lorsque Freddy Krueger s'empare de lui, il est difficile de ne pas reconnaître une certaine ressemblance entre les deux films. D'ailleurs, si certains mouvements de caméra passent de la cave des Walsh à la maison à proprement parler, ça n'est sans doute pas le fruit du hasard. Relativement peu apprécié en son temps, cette suite se laisse pourtant regarder et demeure une alternative originale au contexte habituel rencontré dans l'univers du croquemitaine. Au regard de l'original, A Nightmare On Elm Street Part 2: Freddy's Revenge lui demeure cependant inférieur...
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