Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Iggy Pop. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Iggy Pop. Afficher tous les articles

lundi 2 septembre 2019

The Dead don't Die de Jim Jarmusch (2019) - ★★★★☆☆☆☆☆☆



Dernier long-métrage de Jim Jarmusch, The Dead don't Die a fait partie de la sélection du festival de Cannes 2019. Un film de zombies sur la Croisette ? C'est le monde à l'envers diront certains. D'autres penseront certainement que le Festival n'a sans doute pas eu assez de ''cartouches'' pour avoir à proposer un film de genre de ce type, mais en réalité, The Dead don't Die est tout sauf le film d'horreur auquel nous aurions pu nous attendre. Déjà auteur d'un Only Lovers Left Alive consacré au thème des vampire visuellement beau à mourir mais aussi et surtout absolument pénible en terme de rythme en 2014, le cinéaste américain aborde cette fois-ci celui des zombies dans une œuvre qui risque de déplaire à une partie du public dont fait partie votre serviteur... Non pas que l'approche, originale, fut pour beaucoup dans le sentiment de tromperie qui se dégagea de cette expérience proche de l'ennui abyssal, mais d'hommage aux films de zombies et autres morts-vivants (et fort heureusement, merci, pas à ces sprinters d'infectés qui pullulent au cinéma et dont la plupart ont gangrené le genre), The Dead don't Die n'en est pas vraiment pourvu.

Ou alors ceux qui affirment que celui-ci en est un brillant exemple ne connaissent de l’œuvre d'un certain George Romero que son nom car en dehors d'une certaine idée d'une invasion nocturne il est vrai, que l'on pourrait sensiblement rapprocher de celle du chef-d’œuvre The Night of the Living Dead, le long-métrage de Jim Jarmusch est surtout un exercice de style à la limite du contemplatif dans lequel le cinéaste tente d'imprimer une patine humoristique dont l'efficacité reste encore à vérifier. Attiré par un casting exceptionnel où se côtoient au hasard l'immense Bill Murray (arghhh, Un Jour sans Fin ou Mad Dog and Glory pour ne citer qu'eux !!!), Tilda Swinton (remarquable dans le remake de Suspiria), Rosie Perez (la bombe latine de Perdita Durango d'Alex de la Iglesia), le génial Danny L'Arme Fatale Glover, ou encore l'impayable Steve Buscemi (Barton Fink, The Big Lerbowski tous deux réalisés par les Frères Coen) et par l'annonce d'un hommage au cinéma de Romero, The Dead don't Die est en fait un long-métrage relativement ennuyeux. Peut-être pas autant que le chiantissime Only Lovers Left Alive mais quand même. À dire vrai, le dernier film de Jim Jarmusch a plutôt des allures d'un Walking Dead dont les scénaristes auraient écrit un script sous l'influence d'un puissant somnifère que des légendaires Dawn of the Dead ou Day of the Dead de l'immense George Romero.

Bien que le cadre choisi par le cinéaste ait ce petit quelque chose qui donne envie de s'y plonger (un trou perdu au cœur de l'Amérique rurale) et que le scénario lui-même pousse à la curiosité avec cette histoire de Terre sortant de son axe et ayant des répercutions plus qu'étonnantes sur l'environnement, The Dead don't Die est long, long, tellement loooooong ! Et je ne parle là même pas des dialogues qui sous une forme anémique attendent de se télescoper, les acteurs oubliant presque de se répondre en usant de la vigueur des opposants auxquels ils vont bientôt se frotter. L'approche n'est pas neuve mais se joue du rythme qui en pâtit terriblement. Bill Muray n'est que le fantôme de lui-même et tout ce que l'on aime chez lui est évacué en raison d'une direction d'acteur qui tend à ''indifférencier'' morts et vivants dans une ville où la vie tourne au ralenti. Vingt ans après son sublime Ghost Dog: la Voie du Samourai, Jim Jarmusch tend à produire une œuvre pépère, un furoncle qui n'arrive qu'à survoler un genre qui n'avait très certainement pas besoin de ça. À vrai dire, l'un des seuls atouts de The Dead don't Die demeure dans l'engouement qu'il pourra éventuellement susciter chez ceux qui ne connaissent pas encore les monuments que sont les trois premiers volets de la saga des morts-vivants de George Romero. Au final, un film pour retraités, léthargique, peu amusant (pour ne pas dire pas du tout), et des interprètes abandonnés à leur triste sort. Si vous voulez découvrir Bill Murray dans un film de zombies autrement plus réussi, je vous conseille Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer sorti il y a dix ans. Une œuvre autrement plus convaincante...

jeudi 28 août 2014

Cry-Baby de John Waters (1990)



A Baltimore, deux communautés s'opposent depuis des années. Il y a d'abord les « Coincés », qui vivent dans les quartiers chics de la ville. Ils écoutent du Doo-Wop, s'habillent en blanc, et se réunissent à l’École du Savoir-Vivre. Viennent ensuite les « Frocs Moulants ». Ce sont des délinquants juvéniles, des blousons noirs qui boivent de la la bière et écoutent du Rock 'N Roll.

Parmi eux, il y a Wade Walker, dit « Cry-Baby » et sa sœur Piment. Entourés de leurs oncles et tente Tonton Belvedere et Ramona Rickettes, et de leurs amies Mona Mainorowsi, dite « délit de faciès », et Wanda Woodward, ils sont rejetés par les « Coincés » et leur société bien-pensante.

Sauf qu'un jour, Cry-Baby croise la route de la jolie Allison Vernon-Williams. Ils tombent fous amoureux l'un de l'autre. Un coup de foudre qui n'est pas du goût de tout le monde puisque fiancée à l'un des plus sûr représentants de la communauté des « coincés », Allison va provoquer une bagarre entre les deux clans qui va envoyer Cry-Baby derrière les verrous...

Pas de doute possible, nous sommes bien ici devant une œuvre signée John Waters. Son Amour immodéré pour les années soixante transpire à chaque plan. Entre l'image lisse du puritanisme américain et cette frange qui vit en marge de la société comme une paria, le cinéaste s'en donne à cœur joie et propose une œuvre drôle et attachante. Et puisque Divine et sa troupe ont disparu du catalogue d'interprètes du réalisateur de « Pink Flamingos » et consorts, John Waters a convié une foule d'acteurs bigarrés. De Johnny Depp, alors acteur connu pour jouer dans la série à succès 21 Jump Street, à Traci Lords, ancienne actrice pornographique qui fit scandale pour avoir joué dans des films X alors qu'elle était encore adolescente, en passant par le chanteur et musicien Iggy Pop, le film fourmilles de « figures » inoubliables. A commencer par Kim McGuire et son improbable faciès.
 
John Waters emploie une méthode assez particulière pour trouver celui qui interprétera le rôle-titre. Il achète pour trente dollars de magazines pour adolescents et tombe sur une couverture représentant Johnny Depp. Son choix est fait. Quand au personnage interprété par Kim McGuire, John Waters en a eut l'idée cinq ans auparavant. Il devait d'ailleurs être au centre d'un film consacré à un personnage au physique désavantageux. L'idée est abandonnée mais alors que Divine disparaît en 1988, c'est Kim McGuire qui obtient le rôle deux ans plus tard, en 1990.

En réalité, de la troupe originale de John Waters, deux actrice apparaissent dans le film. Mary Vivian Pearce et Mink Stole. Deux apparitions en forme d'hommage puisqu'on ne les aperçoit que quelques instants.

Contrairement à ce que certains ont pensé, ça n'est pas Johnny Depp qui interprète les chansons du film mais des groupes de l'époque ainsi que, pour une majorité d'entre elles, James Intveld et Rachel Sweet. Cry-Baby a depuis été adapté en comédie musicale à Broadway. Si l’œuvre du cinéaste n'est plus aussi irrévérencieuse qu'à une certaine époque, le film demeure néanmoins une excellent comédie, beaucoup critiquée par certains qui n'ont pas cerné l'aspect volontairement naïf et léger du film, voulu par John Waters lui-même...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...