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mercredi 21 octobre 2026

Sadako 3D 2 de Tsutomu Hanabusa (2013) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Difficile, parfois, de s'y retrouver parmi la quinzaine d'adaptations cinématographiques qui tournent autour du roman de l'écrivain japonais Koji Suzuki, Ringu. Entre le premier long-métrage, un téléfilm datant de 1995 qui contredit ce que j'écrivais dans le précédent article consacré à Ring Virus et dans lequel j'affirmais que le premier film était celui que réalisa Hideo Nakata en 1998 et ses nombreuses variantes commes celle de George Iida intitulée Spiral (Rasen) la même année ou celles qui donneront beaucoup plus tard leur nom à l'héroïne maléfique de la saga comme par exemple Sadako 3D en 2012, il est parfois compliqué en effet de ne pas se mélanger les pinceaux. Comme son nom l'indique, Sadako 3D 2 est la suite du précédent volet de la franchise. Toujours réalisé par Tsutomu Hanabusa, cette séquelle permet de retrouver à l'écran l'actrice Satomi Ishihara qui tout comme dans le précédent long-métrage interprète le rôle d'Akane Ayukawa. À la différence où cette fois-ci celle-ci n'incarne plus l'héroïne du récit puisqu'elle apparaitra de manière sporadique car désormais, Akane est officiellement reconnue comme étant décédée. La jeune femme a laissé derrière elle une petite fille prénommée Nagi (Kokoro Hirasawa) qu'elle a eu avec Takanori Andō (toujours interprété par l'acteur (Kōji Seto) et dont s'occupe désormais sa tante Fūko Andō (Miori Takimoto) qui n'est autre que la sœur de Takanori. La technologie ayant évoluée depuis la fin des années quatre-vingt dix, la transmission de la malédiction propre à la célèbre franchise de J-Horror a abandonné la cassette-vidéo alors déjà très obsolète il y a près de trente ans pour se propager à travers les téléphones cellulaires et les ordinateurs portables.... D'un côté, les indécrottables fans de la saga écriront que Sadako 3D 2 est une franche réussite tandis que ceux qui ne font que passer par là exprimeront leur désaccord en affirmant que ce nouveau reboot de la franchise s'avère bien inutile. Et puis, demeurent ceux qui, en toute raison, essaient d'expliquer ce qui va et ce qui dérange dans cette œuvre dont on peut objectivement reconnaître qu'elle n'apporte pas grand chose, avec ses twists ridicules et inappropriés. Comme l'une des quelques révélations qui prétend que la jeune Nagi ne serait pas la fille d'Akane mais celle de la démoniaque Sadako Yamamura ! Ouais, ok, pourquoi pas ?


Mais lorsque l'on ose nous dire qu'Akane est toujours bien vivante et qu'elle a été écartée de tout contact avec celle que l'on prenait jusqu'ici pour sa fille afin d'éviter que Sadako ne ressurgisse, il est fort probable que soit l'on nous prenne pour des idiots, soit les scénaristes Daisuke Hosaka et Noriaki Sugihara aient oublié en cours de route qu'avant cette révélation, divers événements surnaturels ont eu lieu durant le récit. Parce que si vraiment écarter de tout contact Nagi de sa mère avait dû préserver quiconque de toute menace, d'où viennent alors toutes ces victimes qui vont périr dès que la gamine exprimera la moindre contrariété ? Comparé au Ringu réalisé par Hideo Nakata en 1998, ce Sadako 3D 2 mis en scène par Tsutomu Hanabusa fait malheureusement pâle figure. Surtout pour une œuvre qui se veut être un retour aux sources (biaisées) redéfinissant une saga où plusieurs des éléments essentiels sont purement et simplement ignorés. L'on a même parfois l'impression que les scénaristes et le réalisateur se sont davantage inspirés de l'excellent Exte (Ekusute) que réalisa Sion Sono six ans auparavant que du roman, des comics ou des précédentes adaptations cinématographiques de Ringu. Visuellement, rien de remarquable si ce n'est qu'aucun effort particulier n'a été effectué du côté de la photographie. C'est plat et à la limite du DTV même si de ce point de vue là, la géniale série en douze épisodes Rasen de Yoshihiro Kitayama réalisée en 1999 prouve qu'on peut mettre de côté l'aspect visuel d'une œuvre pour se concentrer sur un scénario vraiment solide. Très répétitif, le film vaut surtout pour la présence à l'écran de la très jeune Kokoro Hirasawa qui étonnamment incarne une Nagi supposément diabolique plutôt convaincante ou pour le raz de marée sanglant lorsque notre héroïne et sa nièce sont emportées par un flot de sang avant d'être engloutie dans un océan par contre visuellement raté. Des effets-spéciaux en majorités peu crédibles conçus avec les moyens du bord. Ce qui n'empêchera pas la franchise de se poursuivre en 2016 puisque le réalisateur Kōji Shiraishi prendra à son tour la relève avec Sadako vs. Kayako (Sadako bāsasu Kayako) dont nous parlerons très prochainement...

 

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