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mardi 20 octobre 2026

Ring Virus (Ling) de Kim Dong-Bin (1999) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

L'existence de Ring Virus (Ling) tient à l'origine au fait que sur le marché sud-coréen était à l'époque et jusqu'en fin 1998, interdite toute importation de produits culturels provenant du Japon. Afin de contourner cette interdiction et permettre au public de Corée du sud de découvrir l’œuvre inspirée du roman du même titre de Kōji Suzuki était donc de produire un remake. Mais tandis que le public sud-coréen s'apprêtait à pouvoir enfin découvrir bientôt l’œuvre de Hideo Nakata sur son propre territoire, la production de Ring Virus était presque parvenue à son terme. Quelques mois avant la levée de l'interdiction, les spectateurs purent malgré tout découvrir le remake de Kim Dong-bin en salle le 12 juin de cette même année. L'une des principales différences entre Ring et Ring Virus provient des personnages, tous différents. Concernant le récit, en dehors de quelques détails, l'histoire est la même. On pourrait donc considérer inutile de regarder la version sud-coréenne quant la japonaise imposait dès la fin du siècle dernier, les bases de la J-Horror moderne, tout comme la saga Ju-on initiée en 1998 par le cinéaste japonais Takashi Shimizu... À l'origine, le scénario de Kim Dong-bin repose sur celui du japonais Hiroshi Takahashi qui lui-même s'est inspiré du roman de l'écrivain Kōji Suzuki. Dans cette version, le personnage central, celui autour duquel tourne l'évocation d'une malédiction touchant toutes celles et ceux qui ont eu le malheur de visionner une cassette vidéo maudite, n'est plus Sadako Yamamura mais Park Eun-Suh. Une alternative sud-coréenne qui ensuite sera à nouveau remplacée par Samara Morgan dans les trois volets américains en 2002, 2005 et 2017. Avec Ring Virus, Kim Dong-bin tente une approche beaucoup plus fidèle du roman même s'il n'est pas difficile de voir dans ce remake une œuvre très semblable à la première adaptation cinématographique. Ring (ou Ringu pour les japonophiles) reste l'une des sagas les plus importantes dans le contexte de la J-Horror mais également en terme de productions puisqu'elle compte pas moins de quatorze longs-métrages ainsi que deux séries télévisées...


Suivant de près Ring 2 qui chez nous sortira tardivement le 20 mars 2002, Ring Virus met en scène la jeune journaliste Hong Sun-Joo (l'actrice Shin Eun-kyung) qui après avoir assisté à la cérémonie en hommage à sa nièce Sang-Mi récemment décédée, découvre que la jeune femme n'est pas la seule à avoir perdu la vie dans d'étranges circonstances. En effet, trois de ses amis sont tout comme elle officiellement morts d'une crise cardiaque ! Lors de son enquête, Hong Sun-Joo découvre en outre qu'ils avaient passé la nuit dans un complexe hôtelier. Découvrant une cassette vidéo, la jeune journaliste la visionne et apprend alors qu'il ne lui reste plus que sept jours à vivre. En rendant visite au médecin légiste Choi-Yeol (Jung Jin-young) qui autopsia les quatre adolescents, Hong Sun-Joo fait une copie de la cassette à l'attention du médecin qui s'empresse alors de la regarder. Choi-Yeol se retrouve à son tour condamné à mourir une semaine plus tard. L'un et l'autre vont s'unir afin d'enquêter sur le mystère qui entoure la disparition de Park Eun-Suh qui leur semble être à l'origine de la cassette maudite ainsi que sur certaines images qui auraient disparues et qui permettraient selon eux d'annuler la malédiction... Plus qu'un simple film d'horreur fantastique, Ring Virus est surtout l'occasion de démontrer le talent des sud-coréens en matière de thrillers moites. Car si le long-métrage Kim Dong-bin appartient bien au genre ''surnaturel'', l'enquête menée par les deux principaux protagonistes vaut bien celle que mènent la plupart des flics mis en scène dans les thrillers et films policiers sud-coréens. Le long-métrage bénéficie d'une photographie signée de Mauricio Dortona et Hwang Chul-hyun pas toujours à la hauteur mais parfois convaincante et notamment lorsque nos deux héros investissent les lieux du drame originel. Une île balayée par le vent et la pluie dans un cadre austère au moins aussi anxiogène que puisse l'être le sujet. Bref, pas de grand bouleversements par rapport à l’œuvre de Hideo Nakata mais une alternative pas du tout inintéressante...

 

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