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dimanche 30 août 2026

Unborn de David S. Goyer (2009) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Cette fois-ci, ça n'est pas sur la recommandation d'un ami (depuis renié pour m'avoir fait perdre plus d'une heure trente de mon temps devant Que justice soit faite) mais sur celle de l'un de ces jeunes vidéastes (influenceurs ?) qui s'amusent à compiler par thèmes bien précis certains courants cinématographiques comme l'horreur avec, à la clé, la promesse d'une expérience relativement intense. Et une fois encore, berné par cette petite voix qui ne cesse de me répéter que je n'ai pas ressenti de réel effroi devant un film depuis de nombreuses années et que je devrais par conséquent me laisser tenter, j'ai plongé ! Mais comment ne pas tomber dans le piège d'un script qui à l'origine peut effectivement éveiller une certaine envie de découvrir quelque chose de nouveau ? Quelque chose de neuf, d'innovant et pourquoi pas, oui, de réellement angoissant ? Imaginer qu'une jeune femme victime d'effrayants phénomènes puisse découvrir par exemple l'existence d'un frère jumeau mort à sa naissance. Que le script du réalisateur et scénariste David S. Goyer puisse ensuite évoquer occultisme et trauma de la seconde guerre mondiale à travers les propos d'une vieille dame qui n'est autre que la grand-mère de l'héroïne. Que certains des dits phénomènes renvoient dans leur physionomie crépusculaire à certains éléments propres à la mythologie Silent Hill. Que la jeune femme soit alors poursuivie par une entité maléfique qui la traque et qu'avec l'aide d'un rabbin celle-ci cherche à définitivement s'en débarrasser. Casey Beldon (l'actrice Odette Annable) se lance dans une enquête familiale qui la rapprochera toujours plus de la terrible vérité qui l'englobe elle, sa famille et des expérience occultes menées par les nazis. On pense alors aux travaux notamment menés par Heinrich Himmler et plusieurs responsables de la SS qui tous se penchèrent sur d'anciennes traditions nordiques, sur le mysticisme germanique et pire, s'intéressèrent à l’ésotérisme et aux théories raciales. Une pseudo-science visant comme on le sait à créer une population de pure race germanique. Dans le cas de Unborn, le concept demeure pourtant relativement flou et renvoie même parfois aux horreurs pratiquées par un Josef Mengele de triste mémoire. Mais tout ceci, aussi passionnant que puisse être ce mélange détonnant entre idéologie nazie et satanisme ne servent qu'à justifier un propos qui trouve rapidement ses limites.


L'ajout de ce gamin dont l'allure supposément effrayante n'est que la énième itération de l'Enfance Diabolique chère au cinéma d'épouvante. Alors que le genre s'empare depuis toujours des mythes, des cultures et des croyances religieuses du monde entier tout en connaissant une forte recrudescence dans ce domaine depuis une bonne grosse dizaine ou vingtaine d'années, Unborn s'emmêle les pinceaux en étirant son concept sans jamais produire l'effet escompté. Malgré l'originalité du scénario, l'on est très vite sûr d'une chose : Le long-métrage de David S. Goyer n'apporte aucune eau au moulin de l'épouvante malgré des visions qui parfois, il faut l'avouer, s'avèrent plutôt efficaces. Pas de quoi cependant se laisser glisser sous les draps au terme de la projection jusqu'à ce que la nuit passe et que le jour se lève. Usant de tous les subterfuges vus, connus et rebattus du cinéma d'horreur consistant à placer aux bons moments des jumpscares qui feront peut-être sursauter les plus sensibles, Unborn apparaît presque immédiatement comme le film ringard que l'on ne pouvait cependant pas pressentir à la lecture du scénario. D'autant plus que l'on espérait à travers la présence de Gary Oldman dans le rôle du rabbin Sendak que le film soit un tant soit peu convaincant. Au crédit du réalisateur et des concepteurs des effets-spéciaux numériques nous concéderont que certains plans révèlent un vertigineux potentiel. De ces murs qui se dégradent pour libérer des hordes d'insectes jusqu'à ces quelques séquences qui mettent en scène humains et animaux la tête complètement renversée nous pouvions là encore espérer le miracle se voir accomplir. Et pourtant, Unborn n'est au final qu'un énième petit film d'horreur inefficace que l'on oubliera très rapidement...

 

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