Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mercredi 26 août 2026

L'igane à la langue de feu de Riccardo Freda (1971) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Alors que précédemment je m'infligeais L'étrange couleur des larmes de ton corps de Hélène Cattet et Bruno Forzani dont je n'ai longtemps pas osé mettre en ligne l'article que je lui ai consacré de peur de me prendre la foudre de la part des fans du duo, il fallait bien un petit retour en arrière au cœur des fascinantes annales du Giallo pour me remettre de cette expérience cinématographique qui se regarde un peu trop le nombril à défaut d'être capable de nous offrir un scénario qui tient debout ! Direction l'Italie, donc, pays de naissance d'un sous-genre mêlant Policier, Slasher et Horreur (et parfois même, une pointe de sexe) dont les racines se situent dans l'univers du livre et remontent en 1929 lorsque l'éditeur italien Arnoldo Mondadori lança la collection Il Giallo Mondadori. Outre les histoires décrites dans des romans qui au départ demeurent des éditions d’œuvres d'auteurs originaires de Grande-Bretagne ou des États-Unis à l'image d'Agatha Christie, Edgar Wallace ou Arthur Conan Doyle, l'une des particularités de la collection est cette couleur jaune qu'arborent les couvertures et qui donne son nom au genre. Parmi les grands cinéastes qui marquèrent le Giallo et profondément l'esprit des spectateurs, Mario Bava et Dario Argento demeurent sans doute parmi les plus iconiques. Il y en eu d'autres, plus connus des véritables amateurs. Comme Lucio Fulci, lequel deviendra plus tard le roi du gore craspec, glauque et transalpin. Ou encore Sergio Martino, Umberto Lenzi ou encore Massimo Dallamano et Antonio Margheriti. Quant à lui, Riccardo Freda œuvra dans divers genres. Du film historique au péplum, en passant par l'horreur, le fantastique et donc, le Giallo. Si l'on considère l'ensemble de sa carrière riche d'une cinquantaine de longs-métrages, le giallo ne représente qu'une part infime de son œuvre. Se comptant sur le bout des doigts, le réalisateur et scénariste italien signa en 1971 L'iguane à la langue de feu (ou L'iguana dalla lingua di fuoco dans sa langue d'origine). Ah oui ! Autre spécificité que l'on rencontre dans le genre Giallo : ses titres parfois à rallonge et poétiques. Dessinant les contours de récits qui se voudraient dès leur intitulé, fascinants, énigmatiques, sauvages, mais qui dans le cas de celui-ci reste de piètre qualité. Rien d'étonnant à ce que l'on y découvre qu'un tueur dont l'identification ne surviendra que sur le tard s'en prend à de jeunes et jolies femmes. Un individu qui, comme cela est généralement le cas dans le genre, est ganté de noir et use d'armes blanches...


Mais ici, ce qui fait de l'assassin un cas particulier et sa propension à jeter au visage de ses victimes le contenu de fioles remplies de vitriol. Les défigurant ainsi avant de les égorger. L'un des premiers meurtres s'avère d'ailleurs relativement gore puisque en gros plan l'on assiste à l'égorgement d'une jeune femme dont le visage a tout d'abord été sévèrement brûlé. Désormais, reste à savoir qui est le tueur. Principal fond de commerce d'un genre que l'on comparera aux Whodunit britanniques, découvrir l'identité de l'assassin étant l'élément essentiel du Giallo, ne demeure plus alors pour le cinéaste et le scénariste qui s'aventurent dans le genre que de broder autour de divers suspects et de protagonistes parmi lesquels l'on retrouve souvent des inspecteurs de police chargés de mener de difficiles et noueuses enquêtes policières. Ici, Riccardo Freda multiplie les détails (LES ? En réalité, plutôt LE) de manière très lourde, appuyée et insistante. Comme s'il voulait s'assurer que le spectateur, sans doute trop stupide pour le faire sans l'emploi d'artifices, saisit bien que tel ou tel personnage EVIDEMMENT ambigu est un suspect potentiel ! C'est ainsi que tous les personnages ou presque semblent être atteints de lynétaphilie. Hommes et femmes arborent une paire de lunettes COMME le meurtrier. Et vas-y que je te balance le même jump scare sonore chaque fois que déboule à l'écran un protagoniste portant à la main ou sur le nez l'une d'entre elles, qu'elle soit de soleil ou non ! Bien évidemment, Riccardo Freda impose à ses interprètes d'en faire des tonnes question ambiguïté. Le long-métrage offrant son lots de personnages très douteux, certains arborant un faciès de péd#phile, le genre à traîner du côté des écoles en imperméable gris, la main dans le pantalon. Des ''clones'' de François Hollande, adipeux et au regard malsain ! Bref, une galerie de personnages plus proches des pervers tels qu'on peut les concevoir que des criminels sanguinaires tels que l'on pourrait les considérer dans l'imaginaire des tueurs en série de fiction. Notons que parmi les interprètes l'on découvre dans certains rôles ''principaux'', l'acteur italien Luigi Pistilli (Et pour quelques dollars de plus, Il était une fois dans l’Ouest, La queue du scorpion ou encore Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon), Anton Driffing (Les Canons de Navarone, Les héros de Telemark) ainsi que quelques actrices au charme indéniable, telle l'allemande Dagmar Lassander... Au final, si L'iguane à la langue de feu n'est pas un mauvais film, il ne marque absolument pas le genre Giallo de son empreinte. Une œuvre fade et parfois confuse...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...