Ça débute comme un film
sur le narco-trafic, se poursuit comme un ersatz de la série Lost
avant de lorgner du côté du Survival à tendance '' Agression
Animale''. Autant le dire tout de suite, c' est de la merde. Et donc,
totalement indispensable. Parce mauvais ou pas, n'importe quel film
mérite en réalité d'être découvert. Si mauvais soit-il. Si
indigents soient la mise en scène ou l'interprétation. Aucune
grande star au générique mais un petit groupe d'acteurs qui nous
feraient presque regretter le temps où des requins avaient la
capacité de voler dans le ciel dans l'objectif de s'en prendre
notamment à l'un des protagonistes de la série culte américaine,
Beverly Hills 90210. D'ailleurs, si vous avez le
courage de lire ce post jusqu'au bout, je vous réserve une petite
surprise qui n'a rien à voir avec le 1er Avril qui se profile
lointainement à l'horizon. Bon, pour être tout à fait franc, j'ai
bien cru que nous tenions avec The Bayou, la perle rare. Un
début prometteur. Ô pas cette séquence d'ouverture présentant des
trafiquants de drogue ou celle exhibant de jeunes adultes typiques du
cinéma visant le jeune public pré et post-adolescent mais bien la
suivante. Un décor et une ambiance présentant un cadre proche des
plus grands Survival du vingtième siècle. Genre Massacre à
la tronçonneuse ou Délivrance. Mais bon, faut
pas rêver puisque tout tourne en eau de boudin dès qu'un groupe de
passagers d'un avion de tourisme se retrouve échoué dans le bayou
du titre. Lequel n'est accessoirement pas celui que l'on pouvait
espérer puisque le long-métrage de Taneli Mustonen et Brad Watson a
sans doute pour des raisons financières été majoritairement tourné
aux Philippines ! Marquée par la mort de son frère lors du braquage
d'une épicerie, la jeune diplômée en médecine Kyle (Athena
Strates) part en avion en compagnie de plusieurs amis afin de
disperser ses cendres. Mais en plein vol, une avarie contraint le
pilote à atterrir en urgence. L'avion s'écrase alors en plein
bayou, là où des dizaines d'alligators affamés attendent la
moindre opportunité pour s'attaquer aux survivants du crash...
Simple, efficace, le script d'Ashley Holberry et de Gavin Cosmo
Mehrtens ne cherche pas à noyer le spectateur dans une
pseudo-analyse comportementale des personnages même si certains
d'entre eux se détachent sensiblement du groupe...
The Bayou n'étant
évidemment pas d'une grande originalité ni d'une subtilité
exemplaire, l'on a droit au connard en costard, chemise ouvert et
téléphone portable rivé à l'oreille. Faisant fi des
recommandations des autres passagers qui lui conseillent d'éteindre
son appareil... En bref, le Gros Con dans toute sa splendeur. Lequel
est dans le genre, très rapidement rejoint par l'une des ''amies''
de l'héroïne. Une certaine Malika qu'interprète l'actrice Elisha
Applebaum et que l'on espère voir crever à petit feu, goulûment
avalée par l'un des sauriens qui rôdent dans des paysages qui à
défaut d'être représentatifs de l'image que l'on se fait des
bayous de la Louisiane possèdent le charme typique des luxuriantes
forêts philippines. Un point positif à mettre au crédit d'un film
très basique dans son déroulement. Crispant non pas en raison des
risques perpétuels qu'encourent les personnages à s'aventurer à
l'extérieur de la cabane où ils se sont précédemment réfugiés
mais bien à cause de deux ou trois parasites de l'espèce humaine
dont la vie, dans ce genre de récit, ne tient fort heureusement qu'à
un fil ! Le genre étant ce qu'il est, plusieurs influences
sautent aux yeux. Et notamment l'excellent Rogue
que l'australien Greg McLean réalisa voilà près de vingt ans en
arrière et qui pour le coup était vraiment angoissant ! Si
j'abuse évidemment en affirmant que The Bayou
est une merde puisqu'il vaut bien toute une palanquée d'autres films
portant sur le même sujet, son absence d'innovations, de
caractérisation et la pauvreté du script liée à une mise en scène
et une interprétation académiques en font une œuvre tout à fait
dispensable. Concernant la surprise que je vous réservais, pour ceux
qui ne le sauraient pas encore, après une absence de sept années,
la franchise Sharknado
va bientôt ressurgir sur nos écrans à travers une préquelle
intitulée Sharknado Origins
qui comme son titre l'indique devrait revenir sur les origines du
mal... Notons que le film n'en étant qu'à sa phase de
pré-production, prévoir une date précise de sortie serait risqué.
En attendant d'en savoir davantage, il vous est clairement conseillé
de revoir les anciens opus plutôt que ce The
Bayou
qui demeure selon moi, sans intérêt...
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