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lundi 16 mars 2026

NFT: Cursed Images de Jonas Odenheimer (2026) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Le concept de l'objet maudit au cinéma n'est pas tout neuf. Récemment l'on a pu notamment voir surgir The Monkey d'Oz Perkins, œuvre mineure dans la carrière du cinéaste, adaptation foireuse de la nouvelle éponyme écrite par le romancier américain Stephen King en 1985 et parue chez nous dans le recueil de nouvelles Brume. Concept copié l'année dernière à travers Caveat de Damian Mc Carthy et son lapin mécanique. Sans compter sur les nombreuses œuvres qui reposent sur celui des poupées diaboliques telles que Dolls de Stuart Gordon, Child's Play de Tom Holland et ses nombreuses séquelles, Annabelle de John R. Leonetti ou encore The Boy 1 & 2 de William Brent Bell et même, en remontant plus loin dans le temps, The Devil Doll de Tod Browning sorti en salle le 6 août 1937. Mais ces jouets n'étant pas les seuls objets d'apparence inertes à être possédés par une entité diabolique, on peut évoquer la voiture de l'excellent Christine de John Carpenter ou celle de The Car d'Elliot Silverstein. La robe rouge de In Fabric de Peter Strickland et des dizaines d'autres objets parmi lesquels nous ne pouvons pas faire l'impasse sur la cassette vidéo maudite de la mythique franchise horrifique japonaise, Ringu initiée en 1998 par le génial Hideo Nakata... Coté littérature, on pensera bien entendu au fameux Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde qui au cinéma et à la télévision donnera lieu à quelques excellentes surprises, tel l'immense Phantom of the Paradise de Brian de Palma, lequel redéfinissait le concept en le mêlant en outre à celui de Faust, lui-même adapté à plusieurs reprises au cinéma et dont l'ouvrage d'origine écrit entre 1808 et 1832 par Johann Wolfgang von Goethe décrivait un homme qui contre certains services procurés par Méphistophélès acceptait de livrer à ce dernier, son âme... Dernière itération du thème de l'objet maudit, NFT: Cursed Images est le second long-métrage signé du réalisateur, producteur et scénariste originaire du Brésil, Jonas Odenheimer après un premier film d'horreur signé en 2015, Classroom 6. Sur la base d'un script écrit par ses soins, le cinéaste réunit autour d'une table cinq amis, plus tard rejoints par deux autres protagonistes féminins. Évoquant durant d'interminables minutes leurs affaires, tournant autour de la crypto-monnaie. Employant ainsi des termes dont l'accès n'est parfois admissible que lorsque l'on s'y connaît en la matière. Bref, un charabia prétentieux, voire méprisant vis à vis de celui ou celle qui n'y ''bite'' pas grand chose. Survient ensuite l'évocation du mythe entourant le concept de Non-Fungible Token Cursed Image reprit par le titre.


Une image, photo ou tout autre photogramme planqué derrière une vidéo d'apparence normale qui révèle un aspect étrange. Inquiétant. Incompréhensible. Dès lors, le film s'ouvre sur une séquence horrifique tournée à la manière volontairement ou non du cinéma indépendant propre au genre. Caméra portée à l'épaule. Image vacillante, couleurs ternes, interprétation naturaliste. L'occasion également d'y découvrir l'actrice américaine Najarra Townsend qui au sein d'une carrière excessivement prolifique interpréta surtout le rôle de Samantha England dans le très dérangeant Contracted d'Eric England en 2013 ainsi que dans la séquelle signée cette fois-ci par Josh Forbes deux ans plus tard, Contracted: Phase II. S'ensuit alors la présentation d'une petite galerie de personnages dont les principaux intérêts semblent soit d'ordre professionnels, soit d'ordre plus intime. Comme l'ancien couple formé par Cass et James (Mariah Nonnemacker et David Wayman), involontairement réunis lors d'une soirée qui va virer au cauchemar dès lors que chacun des convives aura accepté de recevoir une image réputée maudite... et dont l'on devine rapidement quelles vont être les conséquences sur l'avenir des protagonistes. Une galerie de personnages à laquelle nous ajouterons notamment Nes (Nobuste Jnr), individu très prudent qui alerte ses amis sur le potentiel danger que revêtent les NFT Cursed Image en question. Le long-métrage de Jonas Odenheimer est une déception. Non pas que l'on pouvait s'attendre au renouveau d'un genre, mais face à quelques apparitions réellement creepy aidées en cela par quelques effets-spéciaux prosthétiques relativement efficaces, la mise en scène mollassonne, des dialogues vraiment pas à la hauteur de l'intensité des événements qui se produisent et une interprétation/direction des acteurs proche de l'amateurisme dans ce qu'il peut avoir de discutable font de NFT: Cursed Images un film d'horreur raté dans quasiment tout ce qu'entreprennent le réalisateur et ses interprètes. L'on a souvent l'impression d'assister au tournage d'un film amateur entre potes, lors d'une soirée où l'un d'eux aurait émit l'idée de jouer avec une caméra nouvellement acquise par l'un d'entre eux. Le résultat est sans appel : NFT: Cursed Images est l'un des pires films d'horreur de cette première partie de l'année...

 

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