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mercredi 25 mars 2026

Love After Death de Glauco Del Mar (1968) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

MON DIEU ce que ça peut être mauvais... En pleine période Nudies, je ne m'attendais pas à devoir passer une telle épreuve. Pourtant, le genre étant noyé sous un nombre incalculable de navets, celui-ci demeure pour l'instant ma pire expérience en la matière. Et pourtant, il y avait de quoi se réjouir devant un tel sujet. Imaginez : Détenteur d'un compte en banque plutôt fourni, Montel (l'acteur Guillermo De Córdova) est marié à Sofia (Carmin O'Neal) depuis six mois lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque. Le pauvre n'aura jamais connu l'amour charnel puisqu'il était impuissant. Sa veuve, son meilleur ami, son médecin et son assistant ainsi que deux employés assistent aux obsèques. Problème numéro un : l'homme n'est pas mort mais vient d'avoir une énième crise de catalepsie. Incapable de bouger, il voit se refermer au dessus de sa tête, le couvercle du cercueil... Une fois enterré, Sofia s'empresse de profiter de la fortune de son cher défunt aux côtés du docteur Anderson (Roberto Maurano) qui en outre s'avère être son amant. Tous deux savent très bien que Montel n'est pas mort et comptent sur le fait qu'il doit logiquement mourir étouffé dans son cercueil. Problème numéro deux : l'homme parvient à s'extraire de la tombe et après avoir erré dans le cimetière, l'heure de la vengeance a sonné. Mais avant toute chose, il doit se prouver à lui-même qu'il est capable de faire l'amour à une femme. Alors, revêtu d'un costume blanc, il suit une inconnue dans la rue, puis la piège dans l'entrée d'un immeuble, l'étrangle et s'introduit chez la concierge, témoin de l'agression. Tandis que cette dernière est acculée dans le coin de son salon, Montel déshabille sa victime, lentement, très lentement, beaucoup trop lentement, et commence à la caresser, langoureusement, très langoureusement, beaucoup trop langoureusement. Apparemment très excitée, la concierge roule des yeux, se pince les lèvres, tandis que Montel essaie tant bien que mal de trouver l'excitation qui prouvera qu'il est enfin un homme. Pas de bol, cela ne fonctionne pas. De plus, voilà t'y pas que la morte n'est pas... morte mais bien vivante. Choquée ? Tu parles. Voilà t'y pas qu'à son tour la situation lui procure des sensations qui plutôt que de la pousser à fuir la scène tendent à l'exciter et à se laisser faire par son agresseur. Que constate-t-on ? Qu'en plus d'être un pitoyable amant, Montel est en outre un très piteux assassin ! S'ensuit une succession de séquences dont l'unique intérêt se trouve dans les innombrables scènes de nus, épouvantablement interminables et interprétées par des ''actrices'' qui n'ont de ''métier'' que le nom...


Car il faut les voir se trémousser avec dans le regard, cette expression qui parfois donne une définition assez juste du dégoût. Ouais, bon, j'en rajoute un peu mais bon... Pas moyen ici de s'exciter la nouille, je le confirme ! Côté vengeance, va falloir patienter parce Montel est si préoccupé par ce blocage d'ordre sexuel qui semble avoir poussé son épouse et son amant à fomenter sa mort (peut-être aussi un peu pour des questions d'argent, il est vrai) que le bonhomme va passer le plus clair de son temps à chercher celle qui, justement, parviendra à éveiller chez lui cet enthousiasme sexuel qui lui fait défaut ! D'une durée n'excédant pas les soixante-douze minutes, Love After Death (également connu sous le titre Unsatisfied Love) n'est pas comme pourrait le laisser entendre son intitulé, une œuvre axée sur la nécrophilie. Quoique, si l'on tient justement compte de la séquence se déroulant chez la concierge, on peut avoir quelques doutes à ce sujet. Mais non, le titre fait sans doute plutôt référence au fait que Montel entretienne divers relations après qu'il soit sorti de sa tombe ! L'on a droit en outre à une enquête policière qui n'a ni la saveur ni l'intérêt du plus petit thriller qui soit. Une phase du récit très homogène avec le reste de l'intrigue puisque rien, non, vraiment rien ne vient nous confirmer que l'on a bien fait de se lancer dans ce Nudies imbitable si ce n'est qu'il est parfois involontairement drôle. On pense notamment à cette séquence durant laquelle le détective (dés)incarné par Angel Mario Ramirez apprend à Anderson et à Sofia que Montel est toujours en vie. Après le départ du dit détective, la jeune femme séduit l'un des deux autres complices de la machination visant à éliminer son époux dans l'entrée alors même que le Docteur est dans la pièce d'à coté. Lui jetant des œillades aussi excitantes que le regard mort d'un mérou agonisant au soleil sur l'étal d'un poissonnier. Mise en scène bâclée, montage d'un autre monde (sans doute celui d'un technicien qui avait probablement d'autres chats à fouetter), amateurisme généralisé de la part de toutes celles et ceux qui apparaissent à l'image, redondance, apathie elle aussi généralisée, bref, l'ennui guette dès la première séquence et ne nous lâche pas une seule seconde jusqu'au générique de fin. Ce second des quatre longs-métrages réalisés par Glauco Del Mar et à bannir définitivement de vos plannings ciné !

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