Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


jeudi 26 mars 2026

Black Sun: The Nanking Massacre (Hei Tai Yang: Nan Jing Da Tu Sha) de Tun-Fei Mou (1995) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Considéré comme le quatrième et dernier opus de la franchise Men Behind the Sun démarrée en 1988 par le réalisateur Tun-Fei Mou et poursuivie en 1992 et 1994 par Godfrey Ho avec les volets Men Behind the Sun 2 : Laboratory of the Devil et Men Behind the Sun 3: A Narrow Escape, le réalisateur à l'origine du premier revenait en force en cette année 1995 pour offrir aux spectateurs une conclusion très éloignées des préoccupations des trois premiers longs-métrages. En effet, alors que les deux premiers s'intéressaient aux horreurs perpétrées par le Japon lors de la seconde guerre mondiale dans un camp de prisonnier/laboratoire connu sous le nom d'Unité 731, le troisième évoquait le départ précipité à bord d'un train de celles et ceux qui participèrent aux expériences inhumaines qui y furent conduites... Dans ce quatrième opus désormais intitulé Black Sun: The Nanking Massacre (Hei Tai Yang: Nan Jing Da Tu Sha) et dans lequel nous retrouvons bon nombre d'interprètes et de figurants qui n'iront pas plus loin dans leur carrière d'interprète ou de simple silhouette que cette seule expérience, Tun-Fei Mou revient sur l'un des faits les plus marquants qui aient entaché la seconde guerre mondiale, la Chine et le Japon. Alors que l'Unité 731 où étaient menées des expériences scientifiques sur des armes bactériologiques n'est ici pas au centre du récit, l'action s'inscrit cependant pile au milieu de la période où eurent lieu les horreurs commises à Harbin dans la Mandchourie. Le réalisateur délocalise les horreurs perpétuées par l'armée japonaise jusqu'à Nankin à l'issue de la bataille qui opposa l'Armée impériale japonaise à l'Armée nationale révolutionnaire chinoise. En cette fin d'année 1937, des troupes chinoises constituées de cent-mille hommes environ sont laissées sur place par le chef du Kuomintang (ou parti nationaliste chinois) Chiang Kaï-shek. Alors que le Gouvernement chinois en place décide de déserter les lieux face à l'arrivée prochaine de l'armée japonaise, Nankin est confiée à un comité international dirigé par l'homme d'affaires et dirigeant allemand du parti nazi, John Rabe...


Mais face aux envahisseurs, ce défenseur des droits internationaux ne fera pas le poids... comme le montreront rapidement les images de ce film où les horreurs de la guerre y sont décrites sans le moindre filtre. En effet, Tun-Fei Mou repousse avec Black Sun: The Nanking Massacre les limites de l'horreur à travers des actes de barbarie rarement vue jusque là sur un écran de cinéma. Traduisible sous le titre de Soleil noir : le massacre de Nankin, l’œuvre du réalisateur taïwanais est un véritable catalogue d'atrocités dont certaines repoussent les limites de l'envisageable. Surtout lorsque l'armée japonaise s'en prend à des femmes ou des enfants. Derrière son contexte politico-militaire visant à décrire les intérêts des uns et des autres des généraux de l'armée japonaise, derrière aussi l'histoire de cet homme, père de deux enfants et témoin des horreurs qui sont commises autour de lui, Black Sun: The Nanking Massacre multiplie les séquences d'horreur. Du plus ''classique'' dans ce type de contexte génocidaire avec ces dizaines et même ces centaines de soldats désarmés, de civils faits d'hommes et de femmes de tout âge, abattus par arme à feu ou décapités à l'aide d'un sabre. Une scène de crime en forme de colline où s'effondrent les cadavres qui viennent de tomber sous les balles tandis que des centaines d'autres prisonniers attendent leur tour à quelque pas de là. Jusqu'aux horreurs les plus inenvisageables. Comme cette femme éventrée dont on arrache le fœtus à l'aide d'une baïonnette. Ou cette autre que des soldats violent avant de contraindre un moine bouddhiste d'en faire autant. Comme ce bébé jeté au sol avant d'être poignardé. Ou cet autre qui devant les yeux de sa mère est jeté quant à lui dans une marmite d'eau bouillante. Le réalisateur ne ménage effectivement pas ses effets, quitte à faire dans le gratuit histoire de remuer les estomacs. Malgré la facilité avec laquelle il incorpore ensuite à ses scènes d'horreur des photos ou des vidéos d'époque parfaitement authentiques, Tun-Fei Mou a malgré tout un réel sens de la mise en scène. Des milliers de figurants exécutant les directive du réalisateur pour un film de guerre en forme de charnier souvent éprouvant...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...