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mardi 24 mars 2026

Do not Enter de Marc Klasfeld (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Alors qu'il a quasiment consacré l'entièreté de sa carrière à tourner des clips vidéos pour divers artistes musicaux, le réalisateur, scénariste et producteur américain Marc Klasfeld s'est lancé pour la seconde fois dans la mise en scène d'un long-métrage plus de vingt années après avoir réalisé et écrit la comédie satirique The L.A. Riot Spectacular. En 2026, l'auteur de plus de cent-cinquante clips vidéos réalise donc son second projet cinématographique à travers non plus la comédie mais le cinéma d'horreur, d'épouvante et de fantastique avec Do Not Enter. Un film de genre dont il existe d'innombrables copies mais qui toujours et à jamais font le beurre de celles et ceux qui usent d'un indéfectible opportunisme pour se faire de l'argent. Et ce, quoi qu'il en coûte. Surtout lorsqu'il s'agit de prendre les spectateurs pour des imbéciles ou pour des ''patients'' atteints de sénilité, incapables qu'ils semblent être de voir qu'on leur ressort chaque année, la même partition. Faisant preuve ici d'un tout petit brin d'imagination puisque l'intrigue se déroule non plus dans une maison, un appartement ou un manoir hanté mais dans un hôtel qui a fermé ses portes après que l'épouse du directeur ait été assassinée et que le propriétaire des lieux ait lui-même disparu ! Je sais, et ma compagne ne cesse de me le répéter, mais il est interdit de proférer certains mots. Comme de dire qu'un film est une merde. Qu'un album de musique est une merde. Qu'une peinture est une merde. Qu'un ouvrage littéraire est une merde. Qu'une bande-dessinée est une merde. Ou que Jean-Luc Mélenchon est une merde même si concernant ce dernier, l'envie de l'écrire excite mes cellules grises et fait palpiter la pierre qui me sert de cœur... Tout débute ici de la pire des manières. Car après un générique qui attise tout de même la curiosité, la présentation de quatre des protagonistes qui vont évoluer durant le récit est on ne peut plus ratée. Quatre influenceurs, propriétaires d'une chaîne qui n'attire même pas cent spectateurs par vidéo. Et pourtant, Cora (Francesca Reale), Vernon (Shane Paul McGhie) ainsi que Diane (Adeline Rudolph) et son compagnon Rick (Jake Manley) se démènent pour proposer du contenu original et addictif. Mais rien n'y fait. Pas même lorsque de nuit, ils se jettent d'une rame de métro lancée à pleine vitesse lors d'une séquence absolument invraisemblable... Cependant, l'idée leur vient ensuite de s’introduire dans un hôtel désaffecté historiquement chargé...


Des meurtres, des disparitions et un magot paraît-il, astronomique, sur lequel jamais aucun visiteur n'a réussi à mettre la main ! Con comme un balai, Jake rappelle aux autres membres du groupe des Creepers qu'ils forment tous ensemble, l'une des lois qui le régissent : documenter puis disparaître. Mais surtout, le plus important, on ne touche à rien. T'as raison Coco. En gros, si les personnages trouvent le pognon, il leur est conseillé de le laisser à sa place... Tu parles ! Accompagnés d'un cinquième larron du nom de Balenger (Laurence O'Fuarain), Cora, Diane et les autres apprendront bientôt que sa présence au sein de l'hôtel n'est pas le fruit du hasard. Il faut avouer que pour l'instant, Do Not Enter a tout du bon gros navet pour adolescents boutonneux en mal de frissons pour enfants de moins de cinq ans. Les interprètes sont mauvais et le réalisateur semble pour l'instant bien incapable d'instaurer la moindre ambiance malgré des décors qui valent le détour... Fort heureusement débarquent ensuite à l'image trois bons gros connards formant quant à eux un groupe d'individus particulièrement violents. À commencer par JD (Kai Caster) qui au début avait beaucoup de mal à suivre les règles des Creepers avant de rejoindre ses nouveaux amis Mack et Tod (Brennan Keel Cook et Nicholas Hamilton) et dont le second est un fieffé psychopathe. Leur présence relance l'intrigue qui se révèle alors plus mouvementée qu'auparavant. Ajoutant à cela, une créature qui hante les lieux et qu'incarne quant à lui Javier Botet, acteur espagnol atteint du Syndrome de Marfan. Une maladie lui ''octroyant'' des spécificités physiques hors normes qui lui ont ouvert les portes du septième art et notamment celui du cinéma d'horreur puisqu'il devint célèbre en incarnant le rôle de Tristana Medeiros dans la franchise horrifique de Paco Plaza et Jaume Balagueró, [•REC]. Marc Klasfeld tentant d'ailleurs de reproduire la traumatique séquence située au dernier étage de l'immeuble où près de vingt ans en arrière le long-métrage des deux réalisateurs espagnol situait son action, mais sans avoir une once de leur génie. Difficile de noter Do not Enter avec objectivité. Entre certaines séquences véritablement nulles et d'autres qui maintiennent un certain intérêt, le film du cinéaste américain mérite à peine la moyenne. Et encore faut-il savoir à ce titre se montrer bienveillant envers Marc Klasfeld, ses interprètes ou son équipe technique...

 

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