Tandis que les requins
ont envahi le cinéma à travers des dizaines et des dizaines de
purges, dont la franchise Sharknado,
laquelle ne
s'en sort finalement pas si mal en comparaison de la concurrence,
voilà qu'a récemment débarqué Killer Whale,
le dernier long-métrage de la productrice, réalisatrice et
scénariste Jo-Anne Brechin. Le film ne met donc pas en scène l'une
des créatures marines parmi les plus redoutées mais l'une de ses
plus sérieuses concurrentes. Un orque... Qui dans la langue de
Shakespeare se traduit par Killer Whale. Curieuse traduction puisque
littéralement, le terme devrait logiquement signifier Baleine Tueuse
alors même que c'est le nom que donnent les américains à cette
espèce de mammifère marin appartenant au sous-ordre des cétacés à
dents. Si ces animaux sont surtout connut pour être très
intelligents et sociaux vis à vis de l'espèce humaine, il est
cependant arrivé que certains spécimens aient montré d'inquiétants
comportements dus notamment au stress ou à l'enfermement... C'est un
peu ce qui va d'ailleurs arriver à Ceto, un orque femelle qui après
avoir tué un agent d'entretien du parc aquatique dans lequel elle
est enfermée depuis des dizaines d'années va être relâchée par
la direction de l'établissement. Mais Killer
Whale
s'ouvre tout d'abord sur une tragédie. Quelques temps auparavant, la
violoncelliste Maddie (Virginia Gardner) fut témoin de la mort de
son petit ami Chad (Isaac Crawley) alors qu'il tentait de la protéger
lors d'un braquage exécuté par un inconnu. Rendue presque sourde à
la suite d'un tir de fusil, la jeune femme est désormais contrainte
de porter un appareil auditif. La mort de Chad l'ayant fortement
bouleversée, sa meilleure amie Trish (Mel Jarnson) lui propose un
voyage en Thaïlande où Maddie aura notamment l'occasion de faire la
connaissance de Ceto à travers la vitre de son immense aquarium.
Mais tandis que les deux jeunes femmes vont être les témoins de la
mort de l'employé, introduites illégalement dans le parc par Josh
(Mitchell Hope), Maddie et Trish prennent la fuite. Le lendemain, les
trois jeunes adultes prennent le chemin d'un lagon isolé. Un endroit
magnifique mais qui bientôt va devenir le théâtre de leur
cauchemar. Transportant les deux jeunes femmes à bord d'un jet ski,
Josh, Maddie et Trish sont attaqués par Ceto...
L'homme
meurt et le jet ski prend le fond. Réfugiées sur un minuscule
rocher, les deux amies vont tenter de survivre aux assauts incessants
de l'orque qui désormais a un compte à régler avec l'espèce
humaine... Écrit par Jo-Anne Brechin et par la scénariste Katharine
McPhee, le script de Killer Whale
est aussi petit que la ''plateforme'' à laquelle les deux héroïnes
vont se raccrocher. Un scénario d'une telle indigence que leurs deux
auteurs vont tenter de diversifier le récit entre les moments de
tensions et d'autres beaucoup plus apaisés. Moins ''débile'' que la
plupart des films du genre où l'on a eu droit à peu près à toutes
les formes de concepts s'agissant des requins (à plusieurs têtes,
radioactifs, zombies ou évoluant sur le sable, dans la neige ou dans
les airs), Killer Whale
oublie l'essentiel de ce genre de production totalement fanée. D'un
côté, l'on observe l'incapacité de la cinéaste à produire le
moindre sentiment d'effroi. D'autant plus que la quasi totalité des
attaques de Ceto sont du même ordre. Tout au plus apprécierons-nous
celle de Trish, lorsque celle-ci tente de rejoindre un petit banc de
sable. En dehors de quelques plongées sous-marines, le reste de
l'intrigue se déroule donc sur ce petit ''bout de Terre''. La bande
musicale larmoyante d'Angela Little n'ayant en outre absolument aucun
effet ! Côté hémoglobine, là encore c'est la déception. En
dehors d'une large flaque de sang se diluant dans l'océan et de
petites égratignures affectant nos deux protagonistes principales,
l'amateur d'horreur et de gore risque de tirer la tronche. L'ennui
s'installant très rapidement, le film ne vaudrait, au mieux, que
pour ses deux interprètes en bikini, laissant ainsi tout loisir aux
libidineux pervers qui seraient davantage intéressés par la
plastique des héroïnes que par l'histoire elle-même de les
reluquer sous tous les angles. Un récit auquel Jo-Anne Brechin et
scénariste Katharine McPhee tentent d'injecter un twist censé
relancer l'intrigue mais qui en réalité n'a absolument aucun effet
sur la suite des événements. Bref, chiant, jamais innovant,
statique et joué par des actrices qui n'obtiendront sans doute
jamais aucun prix d'interprétation, se lancer dans la
projection de Killer Whale
n'est rien d'autre qu'une perte de temps...
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