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mercredi 25 mai 2022

Karate Tiger de Corey Yuen (1985) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Pour quiconque voudrait se lancer dans la filmographie de l'acteur belge Jean-Claude Van Damme, Karate Tiger n'est sans doute pas la porte à franchir en priorité. Trois ans avant l'infâme Black Eagle – l'arme absolue d'Eric Karson et Bloodsport de Newt Arnold dans lequel il tiendra pour la première fois le rôle principal, l'un des plus célèbres acteurs belges allait trôner sur des affiches on ne peut plus mensongères puisque dans ce long-métrage mélangeant arts-martiaux et comédie pour adolescents, il n'y tient pas le rôle principal. Le récit situe son action à Seattle après qu'un professeur de karaté (l'acteur Timothy D. Baker dans le rôle de Tom Stillwell) et son fils Jason (Kurt McKinney aient décidé de quitter Los Angeles où un gang russe tentait de le contraindre de travailler pour eux. Fan absolu de Bruce Lee, Jason ne cesse de s'entraîner tandis que son père abandonne la profession pour ouvrir un bar. Alors que le père et son fils semblent avoir enfin échappé aux ennuis en se réfugiant dans leur nouvelle existence, Jason ne tarde pas à rencontrer des problèmes avec certains élèves d'un cours de karaté. Et parmi eux, Scott (l'acteur Kent Lipham), un consommateur invétéré de malbouffe, obèse et agressif qui s'en prend rapidement au jeune garçon. Très vite rejoint par Dean Ramsay (Dale Jacoby) qui voit le rapprochement entre Jason et la jolie Kelly (Kathie Sileno) d'un mauvais œil. Heureusement pour lui, Jason peut compter sur le soutien de son nouvel ami R.J. Madison (J.W. Fails ) et sur celui, déjà plus étonnant, de Bruce Lee lui-même (Kim Tai Chung). Culte et nanardesque, voici comme l'on pourrait considérer l'un des premiers films mettant en scène Jean-Claude Van Damme. Un long-métrage ponctué d'innombrables séquences ringardes. Comme le passage signifiant la toute première rencontre entre Jason et R.J. Madison. Une séquence que l'on croirait tout droit sortie d'une publicité vantant les mérites d'une boisson énergétique !


Parfois très bête (l'affrontement à l'entrée du fast-food) et visant la majeure partie du temps un public de jeunes (la fête qui tourne mal), Karate Tiger sort presque tout juste un an après un certain Karate Kid réalisé par John G. Avildsen. Cela n'étonnera donc personne de retrouver dans l'un comme dans l'autre, certaines relations troublantes. Comme ces élèves de karaté qui dans les deux cas semblent avoir oublié le contrôle de soi et le respect de l'adversaire. Ou bien ces deux maîtres en matière d'art-martiaux qui chacun de leur côté vont enseigner au jeune héros la pratique du karaté afin de mieux les armer face à l'adversité. Si Karate Tiger est considéré (surtout par les fans de Jean-Claude Van Damme) comme un film culte, Karate Kid le demeure tout autant pour toute une génération mais avec davantage de raison. Dans le cas présent, le film enchaîne des séquences plus ou moins volontairement amusantes. Ponctué de scènes improbables (le breakdance et le skateboard s'y invitent notamment) le long-métrage de Corey Yuen est surtout, tout sauf un film de Jean-Claude Van Damme. Car ce ne sont pas les quelques séquences qui le mettent en scène qui justifient à elles seules qu'il trône en très bonne place sur les différentes affiches et jaquettes du film. La bande-son est signée de Paul Gilreath et Frank Harris et demeure typique de l'époque bien qu'elle soit de piètre qualité. Le film enchaîne les séquences pré-pubères avec des scènes d'action et de combat parfois bien menées mais semblant avoir bizarrement été accélérées. L'impression que la vitesse de lecture de celles-ci a été augmentée n'est pas rare et offre une vigueur relativement étonnante. Vêtu d'un costard blanc impeccable mais apparemment incapable de prononcer le moindre mot, les apparitions de l'acteur belge se comptent sur les doigts d'un paresseux !


L'entraînement de Jason (tout comme la séquence située dans la discothèque) est long, laborieux et surtout pénible pour le spectateur. L'ensemble du long-métrage ne vole pas très haut et les fans de Jean-Claude Van Damme qui ne connaîtraient pas encore cette petite perle ultra cheap risquent de ne pas s'en remettre. Évidemment, le seul intérêt du film demeure dans l'attente où Jason pourra enfin se montrer à la mesure des petits cons qui l'emmerdent (que ce soit sur un ring ou dans la rue) ou le retour tant attendu de Jean-Claude Van Damme pour un combat final (abusivement) réputé remarquable. Notre pauvre acteur belge semble se traîner un bâton entre les fesses. Rigide et inexpressif, il se montre désespérément caricatural ! Il faut l'entendre parler le russe dans le doublage français en fin de pellicule pour comprendre combien a pu être bénéfique le silence dans lequel son personnage était plongé jusque là. Heureusement, le ridicule ne tuant pas, cela n'empêchera pas le belge de connaître par la suite une carrière fulgurante dans le cinéma d'action et des art-martiaux....

 

1 commentaire:

  1. ...et néanmoins : plaisir coupable si l'on sollicite la corde nostalgique !
    Merci pour ce billet malheureusement lucide et objectif :) :)
    Mechanix

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