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mardi 21 décembre 2021

Oranges sanguines de Jean-Christophe Meurisse (2021) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

J'avoue, de Jean-Christophe Meurisse, je n'avais jusqu'ici jamais entendu parler. Pourtant, cet acteur, scénariste et réalisateur est à l'origine de trois longs-métrages dont le dernier Oranges sanguines est sorti le 17 novembre dernier en salle. Une fois passée les portes du cinéma et retrouvée la lumière et la chaleur des rayons du soleil, une chose est certaine : cette comédie dramatico-horrifique ne nous aura rien épargné. Entre rire et malaise. Tout y commence avec l'évocation d'un concours de danse auquel doivent bientôt participer le couple formé par Laura et Olivier (respectivement interprétés par les anciens Deschiens Lorella Cravotta et Olivier Saladin), et se poursuit par une longue discussion entre un jeune avocat coincé et sa petite amie pour ensuite se diriger vers une route de campagne sur laquelle le ministre des finances soupçonné d'avoir détourné de l'argent pour son profit personnel va tomber en panne. Si Oranges sanguines est tout d''abord la promesse de rires presque ininterrompus (il suffit d'avoir été dans une salle de cinéma pour entendre le public rire aux éclats durant une bonne partie du film pour s'en convaincre), le long-métrage de Jean-Christophe Meurisse bifurque en passant de l'humour à l'horreur ''champêtre''. Une approche presque digne d'un certain Massacre à la tronçonneuse devant lequel il y a longtemps, les spectateurs firent connaissance avec une famille américaine de dégénérés. Source d'inspiration infinie, ce film de 1974 semble avoir une fois de plus encouragé un cinéaste à se pencher sur ces individus créés par une société inhumaine et individualiste...


Un couple de retraités financièrement pris à la gorge. Une adolescente de seize ans qui compte bien faire l'amour pour la première fois lors d'une fête organisée par des amis. Un ministre corrompu qui bientôt va découvrir ce qu'est la France profonde. Un jury dont les membres ne font que s'engueuler au sujet des conditions de remise d'un prix de danse. Une gynécologue sans filtre (l'actrice et humoriste Blanche Gardin telle qu'on la connaît) qui fait un exposé sur le sexe féminin et son usage. Ou encore un dingue qui ne semble faire aucune distinction entre un porc, une femme et un homme. Bienvenue dans l'univers trash et déjanté de Jean-Christophe Meurisse. Un long-métrage qui, semble-t-il est pratiquement passé inaperçu alors même qu'il s'agit sans doute de l'une des meilleures propositions de comédies françaises de l'année 2021 ! Oranges sanguines passe du concours de danse au drame social en passant par l'évocation des premiers émois, au sexe, et jusqu'au viol, le film se transformant carrément en rape and Revenge à la française. Autant dire que l'on réfléchira un long moment avant de mettre de jeunes enfants devant l'écran lorsque le film sera à nouveau disponible à l'achat, en streaming ou diffusé sur une chaîne de télévision nationale...


Parmi les quelques interprètes évoqués ci-dessus nous retrouvons également Denis Podalydès dans le rôle de l'avocat du ministre Stéphane Lemarchand (interprété quant à lui par Christophe Paou), la jeune Lilith Grasmug dans le rôle de l'adolescente Louise ou Vincent Dedienne et l'excellente Guilaine Londez dans ceux de deux membres du jury du concours de danse. Sans oublier Fred Blin, ici digne successeur de Jackie Berroyer/Bartel du film culte de Fabrice du Welz, Calvaire (2004). Quant à l'ancien animateur de télévision Patrice Laffont, il joue le rôle du président de ce même jury. On rit beaucoup mais l'on grince aussi parfois des dents devant le traitement que subira par vengeance l'un des personnages du film. Les changements de ton sont courants, le film passant d'un humour parfois cru (on y parle handicapés sans retenue) à un autre tellement noir que les spectateurs auront fini dans la salle par ne plus oser rire, réellement outrés par ce qu'ils découvrirent à l'écran ou réellement gênés à l'idée que l'on ait pu les croire aussi dérangés que le dingue qui subitement vient ''joyeusement'' pervertir le récit. Celles et ceux qui s'attendaient à découvrir une comédie fade et sans saveur comme la plupart de celles qui sortent chaque année dans notre pays furent sans doute très surpris. Quant aux autres, sûr qu'ils ont dû prendre leur pied. Jouissif...

 

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