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vendredi 18 juin 2021

Teen Wolf de Rod Daniel (1985) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Myriam et Scott... les meilleurs amis du monde
Prenant le film de lycanthropie à revers, Teen Wolf de Rod Daniel n'a pas rencontré le succès escompté l'année de sa sortie. Il faut dire qu'alors que sa diffusion sur grand écran est prévue à ce moment là pour le 23 août 1985, le réalisateur Robert Zemeckis est passé par là avec le premier volet de la trilogie Retour vers le futur un plus d'un mois auparavant. Un succès immense qui fera de l'ombre à Teen Wolf. Ce qui n'était pourtant pas forcément prévisible puisque l'acteur Michael J. Fox, jeune star interprétant le personnage de Marty McFly du retour vers le futur étant lui-même la vedette de Teen Wolf, son nom seul aurait dû attirer les foules. Parfois considéré comme un nanar (dixit le chroniqueur John Nada de Nanarland), le film de Rod Daniel n'en est pas moins une très bonne surprise. Du moins pour celles et ceux qui regrettent l'époque bénie des walkmans, des bandeaux de tennis portés fièrement sur le front, des tubes-néon ou de la pop sucrée de Cindy Lauper. Bon, de tout ceci nous ne retrouvons pas la moindre trace dans Teen Wolf, mais ça n'est pas vraiment grave. L'essentiel est d'y retrouver tout d'abord Michael J. Fox dans le rôle de Scott Howard, jeune étudiant classique amoureux de la ''plus jolie fille du lycée'' (je mets des guillemets en raison de la relativité d'une telle remarque), forcément inaccessible et... forcément fiancée au ''consanguin'' de service (pareil pour ces guillemets même si la remarque se rapproche tout de même de la vérité). Rien que de très banal en somme...


Scott découvre qu'il est un loup-garou
Pour la partie musicale, rien de très original non plus. Si la plupart des airs entendus sont l’œuvre du compositeur Miles Goodman et notamment interprétés par Bunny and the Wolf Sisters, David Palmer ou encore James House, on retrouve également le succès planétaire
Sunrfin'USA des Beach Boys. Concernant le récit, c'est assez convenu, accentué par l'aspect très adolescent des événements qui se multiplient, comme les épreuves ordonnées par l'hôte d'une fête organisée entre jeunes étudiants, les matchs de baskets, l'amoureuse transite du héros (l'actrice Susan Ursitti qui interprète le rôle de Myriam), la belle inaccessible et ultra caricaturale (tout comme son benêt de compagnon), une musique envahissante vrillant les oreilles à grands coups de grosse caisse, jalousie entre fille, garçons envieux... mais d'où Teen Wolf tire-t-il donc toute sa substantifique moelle ? Du contresens habituel de ce genre de production. Sur grand écran, le loup-garou est en général synonyme de crainte chez les hommes. Sa transformation s'opère lors des nuits de pleine Lune et se trouve être la conséquence d'une malédiction ou de la morsure d'un autre loup-garou. Teen Wolf étant plus proche de la comédie que du véritable film d'épouvante (élément, en réalité, totalement absent de l'intrigue), Rod Daniel s'amuse avec les codes et les inverse. Car plutôt que d'effrayer la population, Scott Howard, une fois recouvert de poils et nanti de longues canines, devient le plus populaire des lycéens. Plutôt médiocre sur le terrain de basket, le voici devenu le plus agile des joueurs. Les filles, forcément, craquent pour lui. Faisant des jaloux dans le camp des garçons...


Scott est désormais l'étudiant le plus populaire du lycée
 
On l'a compris, le ton est léger. Très, même. Ce qui n'empêche pas Teen Wolf de nous réserver une bonne surprise en matière de rythme et d'humour. Si l'on ne se plie pas en quatre et si l'on ne se roule pas au sol de rire, le film prête pourtant à sourire à diverses occasions. Voir le jeune héros découvrir cette fausse malédiction mais véritable hérédité (qu'il tient de son père, l'acteur James Hampton) comme s'il s'agissait d'une poussée d'acné sévère n'est peut-être pas jubilatoire mais tout de même amusant. Ça n'est pas un secret que de révéler la présence de tous les compartiments qui constituent une comédie américaine des années quatre-vingt. Concernant les effets-spéciaux, rien de transcendant ici non plus. Si vous vous attendiez à des transformations dignes de Hurlements de Joe Dante (1980) ou du Loup-Garou de Londres de John Landis (1981), vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu'au cerveau. Ressemblant d'avantage à un primate, voire un adolescent atteint d'hypertrichose qu'à un gamin sujet à la lycanthropie, Michael J. Fox interprète un Scott Howard attachant. Une petite comédie (même pas) horrifique divertissante...

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