Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


lundi 5 octobre 2020

Idiocracy de Mike Judge (2006) - ★★★★★★☆☆☆☆

 



Mettons un instant de côté notre travail et asseyons-nous quelques minutes pour réfléchir sur la pensée du philosophe américain Frito Pendejo qui disait, ''Heu....''. Imaginons un monde où régneraient paix pet et bonne humeur doigts d'honneur. Un pays où les collines verdoyantes de Hollywood auraient laissé la place à des montagnes de détritus. Une contrée où parler en bon français passerait au mieux, comme ringard, et au pire, comme le signe d'une orientation sexuelle très mal acceptée. Un monde où l'homme le plus intelligent du monde (car comme tout le monde le sait, L'Amérique EST le monde) aurait un quotient intellectuel avoisinant les quatre-vingt et la femme la plus ''savante'' serait une ancienne prostituée... C'est à peu de choses près le monde dans lequel nous convie le réalisateur américano-équatorien Mike Judge, auteur entre autre de Beavis et Butt-Head se font l'Amérique en 1996 et de 35 heures, c'est déjà trop en 1999. En 2006 sort sur les écrans de cinéma outre-atlantiques Idiocracy. Une œuvre qui pour beaucoup de jeunes adolescents et même pour certains, plus âgés, nés très peu de temps avant le nouveau millénaire, est et demeurera sans doute comme le film de toute une génération. Comme pu l'être considéré objectivement le chef-d’œuvre de John Hugues The Breakfast Club en 1985 ou abusivement Le Grand Bleu de Luc Besson trois ans plus tard, Idiocracy reste une vision pessimiste de notre lointain avenir mais dont la pertinence se remarque aujourd'hui, au quotidien. Qui n'a pas un jour croisé une bande d'adolescents névrosés accrochés à leur téléphone portable et charriant un langage dénué de toute coordination linguistique vit soit sur une autre planète, soit a été plongé dans un état de stase ces trente dernières années.


En 2005, le soldat Joe Bauers et la prostituée Rita eurent le malheur d'accepter de participer à un projet organisé par l'armée américaine. Celui de rester durant une année entière enfermés dans un caisson de cryogénisation. Malheureusement, le projet est compromis lorsque le haut responsable du projet se retrouve en prison. L'armée décide de stopper les essais mais oublie totalement les caissons et ceux qu'ils renferment. C'est ainsi que Joe et Rita se retrouvent propulsés au vingt-sixième siècle dans un monde où il ne fait bon vivre que pour les idiots. Séparés de Rita, Joe cherche par tous les moyens de retrouver la jeune femme mais connaît quelques soucis avec la justice. En effet, ne portant pas sur lui le code barre qui permet désormais d'identifier chaque individu, il est jeté en prison après une parodie de procès vite expédié. Cependant, lors d'un test d'aptitudes intellectuelles, Joe démontre des compétences qui lui permettent de gravir instantanément les plus hautes marches du pouvoir. Désigné ministre de l'intérieur par le président des États-Unis d'Amérique Dwayne Elizondo Mountain Dew Herbert Camacho (l'acteur Terry Crew), il est notamment chargé d'étudier les causes de l'infertilité des sols...

Interprété par Luke Wilson que l'on a pu notamment découvrir dans l'excellent épisode de X-Files, Le Shérif a les Dents Longues, le personnage de Joe va devoir accomplir des prouesses s'il veut pouvoir changer les choses dans un monde où l'ignorance et l'abrutissement des masses est la norme. ''Lobotomisés'', abrutis par des programmes télévisés dignes des pires choses que le média Télé est capable de proposer de nos jours, l'Homme (et par extension la femme, donc) est désormais incapable de traiter les problèmes qu'il rencontre. Comme la sécheresse, la diminution des denrées alimentaires ou le traitement des déchets. Sous son aspect de comédie bouffonne, ce qu'il demeure effectivement, Idiocracy alerte de manière caricaturale sur ce qu'il pourrait advenir de notre humanité. Mike Judge choisi de faire les choses en grand. Les décors sont parfois remarquables, entre montagnes de détritus, immeubles et ponts effondrés, marchés grouillant de vie. Et puis, il y a l'interprétation. D'abord celle des deux principaux protagonistes, ou celle de Dax Shepard qui personnifie à merveille le crétin de base. Amusant, sans plus, malgré une imagination débordante qui provoque cependant quelques anachronismes (un avion dans le ciel à une époque où le quotient intellectuel est tel que l'on imagine difficilement un individu capable d'en prendre les commandes?), Idiocracy repose sur un concept qui explique de manière trop simpliste le phénomène responsable de l'état de délabrement de notre planète et de ses habitants. Les enjeux sont énormes mais là encore, Mike Judge les règles en deux trois coups de cuiller à pot. Reste que le couple Luke Wilson et Maya Rudolph fonctionne plutôt bien et se révèle attachant. Le statut de film culte échappe malheureusement à cet Idiocracy visionnaire mais qui aurait mérité, parfois, un brin de sérieux pour entrer dans la cours des grands du cinéma d'anticipation dystopique. Sympathique, sans plus...


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...