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dimanche 4 octobre 2020

Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry (2004) - ★★★★★★★★☆☆

 



Après avoir réalisé toute une série de courts-métrages et de clips vidéos dont certains à l’attention de la fée islandaise Björk, le cinéaste Michel Gondry revenait sur grand écran en 2004 avec l’étonnant « Eternal Sunshine of the Spotless Mind », son second long-métrage trois ans après « Human Nature ». Bien que n’entretenant aucun rapport avec le formidable « Happy Accidents » de Brad Anderson sorti cinq ans auparavant, « Eternal Sunshine of the Spotless Mind » partage avec ce dernier une fraîcheur et une originalité qui remettent au goût du jour le cycle éternel de l’amour et de la passion. Si Michel Gondry n’interroge à aucun moment le spectateur sur l’hypothétique origine d’un individu venu du futur, l’auteur de « L’écume des jours »  et de « Soyez sympa, rembobinez » imprime cependant à son second long-métrage une approche fantastique qui, si elle semble pouvoir résoudre bien des soucis entre deux êtres qui s’aiment, demeure en réalité parfois bien plus complexe à mettre en place. Tout commence réellement le jour où Clementine et Joel font connaissance sur une plage. Entre eux naît une histoire d’amour, ou plutôt une passion très particulière. Deux individus que rien ne semble rapprocher et que tout paraît pourtant devoir compléter. 


Lui, effacé, timide, introverti et mal dans sa peau. Elle, extravertie, jamais vraiment satisfaite et qui recherche chez l’autre le besoin d’être aimée tout en ayant comme principal but dans la vie que de trouver la paix intérieur. Une relation peu commune commentée à travers des souvenirs qui peu à peu vont s’effacer puis disparaître. En effet, la relation entre Joel et Clementine rencontrant des difficultés, cette dernière décide de faire appel aux services d’un spécialiste dont les méthodes sont on ne peut plus inhabituelles. À l’aide de ses assistants et d’un procédé de sa propre création, le docteur Mierzwiak est capable d’effacer la totalité des souvenirs d’une personne en relation avec un autre individu. C’est la voie qu’a choisi de suivre Clementine. Lorsque Joel comprend que celle qu’il aime ne se souvient plus de lui, il décide lui aussi d’entreprendre la même méthode afin d’effacer tous les souvenirs qu’il partage avec Clementine. Oui mais voilà, l’amour étant plus fort que tout, Joel décide de faire machine arrière...


Et c’est justement là que la fertile imagination de Michel Gondry entre en jeu. Cobayes le temps d’un long-métrage, Jim Carrey et Kate Winslet acceptent le principe et plongent littéralement dans un dédale de souvenirs que partagent leur personnages respectifs. En résulte une oeuvre brillante, loufoque mais foisonnant d’idées de mise en scène et d’écriture absolument remarquables. Le découpage est concis et ne brouille jamais les pistes. Le message est clair, le spectateur n’est jamais perdu dans les méandres parfois alambiqués du réalisateur et surtout  ne s’ennuie jamais (ce qui était déjà moins évident avec « La Science des Rêves »). Jim Carrey et Kate Winslet sont touchants et le film, sans provoquer des torrents de larmes se révèle parfois émouvant. Michel Gondry réussi là où certains auraient sans doute échoué : rendre crédible une comédie romantique fantastique bourrée de visions surréalistes. Si les deux principaux interprètes emportent l’adhésion, c’est peut-être aussi grâce au concours des seconds rôles parfaitement campés par Kirsten Dunst, Mark Ruffalo, Elijah Wood et bien entendu, Tom Wilkinson qui incarne le docteur Mierzwiak. Indispensable...


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