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mercredi 24 juillet 2019

Kingsman : Le Cercle d'or de Matthew Vaughn (2017) - ★★★★★★★☆☆☆



C'est avec une certaine appréhension que je me lançais juste après la projection de Kingsman: The Secret Service de Matthew Vaughn, dans celle de Kingsman : Le Cercle d'or, la suite réalisée deux ans plus tard en 2017. Une appréhension liée à la disparition des personnages de Harry Hart et Richmond Valentine tout deux respectivement interprétés par Colin Firth et Samuel L. Jackson. Si j'apprenais assez rapidement que le premier allait heureusement refaire surface tandis que le second faisait définitivement partie de passé (en dehors de quelques flash-back issus d'images tirées du premier film), la présence de Taron Egerton s'avérait rassurante (l'acteur refusera cependant d'apparaître dans le troisième volet des aventures de Eggsy prévu pour l'année 2022, The King's Man : Première Mission). Par contre, le reste du casting pourrait faire pencher la balance du mauvais côté en prenant des allures de foire d'empoigne où chacun aurait le réflexe de tirer la couverture à lui : Julianne Moore, Halle Berry, Elton John (!!!), Jeff Bridge, Emily Watson et j'en passe... auraient pu ruiner tout l'intérêt de cette séquelle en se donnant du coude... Alors, que vaut Kingsman : Le Cercle d'or comparé au brillantissime premier volet ?

Tout d'abord, que l'on se rassure : Matthew Vaughn est toujours aux commandes de cette suite tandis qu'il s'est une fois de plus chargé d'écrire le scénario auprès de la fidèle écrivaine, animatrice de télévision et scénariste britannique Jane Goldman qui a travaillé auprès du réalisateur sur à peu près tous ses films. On retrouve également à l'écran, le charismatique Mark Strong qui interprétait déjà le personnage de Merlin et Sophie Cookson qui elle, campait une Roxanne plutôt discrète. Désormais, le cinéaste transporte son équipe jusqu'aux États-Unis où les personnages vont faire connaissance avec leurs homologues américains connus sous le nom de Statesmen mais également en Italie et au Cambodge. Pour pallier à l'absence du milliardaire mégalomane divinement incarné par Samuel L. Jackson dans Kingsman: The Secret Service, Matthew Vaughn engage Julianne Moore pour interpréter le personnage de Poppy Adams, chef du plus grand réseau de drogue au monde.

Un grand coup de balai dans le film d'espionnage ''à la Papa''.

Kingsman : Le Cercle d'or parvient-il a maintenir cet essentiel rajeunissement d'un genre qui faisait tout ou partie de l'intérêt du premier long-métrage de la franchise ? Sans aucun doute, oui, et ce, même si l'effet de surprise est désormais atténué. Car en réalité, on peut désormais se demander où se situe l'intérêt de cette séquelle qui ne fait que prolonger la thématique de l'épisode précédent sans apporter une plus-value assez forte pour faire oublier Kingsman: The Secret Service. Question scénario, on ne peut pas dire que Matthew Vaughn et Jane Goldman se soient foulés puisqu'ils ne font que reproduire celui du premier long-métrage en l'augmentant de toute une série de séquences à effets-spéciaux malheureusement pas toujours convaincantes. Ce qui manque tout d'abord dans cette séquelle, c'est le charme britannique de Colin Forth qui, ''revenu d'entre les morts'' a perdu de sa superbe, surtout que durant une bonne partie des deux heures et vingt et une minutes que dure Kingsman : Le Cercle d'or, l'action se situe sur le territoire américain. On assiste donc ici à une version 2.0 moins subtile dans laquelle le flegme britannique et les parapluies ont laissé place aux winchesters et aux lassos.

Mais attention, Kingsman : Le Cercle d'or n'est pas le film médiocre que pourraient le laisser prétendre les quelques phrases ci-dessus. Non content de s'offrir un casting presque flambant neuf et d'excellente facture, Matthew Vaughn réactualise son œuvre précédente et y intègre de nouvelles séquences de combats magistralement orchestrées. Bien que la durée de ce second opus soit presque égale à celle du premier, il arrive que l'on s'y ennuie à quelques occasions. Moins rythmé mais diablement mis en scène, les scènes de bravoures sont bluffantes. Qu'il s'agisse de celle à bord du téléphérique ou de l'incroyable séquence du siège situé au Cambodge, le spectateur en a pour son argent. Quant à l'humour, qui est indissociable du phénomène Kingsman, il demeure présent pour notre plus grand bonheur. Au final, si Kingsman : Le Cercle d'or n'innove jamais vraiment en comparaison de l'épisode précédent (même si les technologies employées par les protagonistes et les antagonistes ont fait un bond de géant en l'espace de deux ans), il demeure ce qui se fait de mieux dans le domaine de l'espionnage et renouvelle perpétuellement le genre. C'est avec fébrilité qu'il faudra donc patienter trois ans encore avant de pouvoir découvrir les troisièmes aventures des Kingsmen en espérant tout de même cette fois-ci que l'action s'appuiera davantage vers un certain esprit britannique comme ce fut le cas lors du premier volet...

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