Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


vendredi 28 septembre 2018

Unstoppable de Tony Scott (2010) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Unstoppable a tout du sujet réjouissant... du moins dans le fond, car dans la forme, le dernier long-métrage que réalisa le regretté Tony Scott en 2010 avant de se jeter deux ans plus tard du haut du pont Vincent-Thomas à San Pedro a surtout de quoi irriter. Se situant d'un point de vue qualitatif entre l'excellent Runaway Train d'Andrey Konchalovsky et le nanar de Geoff Murphy, Piège à Grande Vitesse, Unstoppable est typiquement le genre de blockbuster catastrophe (cent millions de dollars de budget tout de même!) qui mise tout sur le spectaculaire, quitte à donner dans l’invraisemblable, moyennant quoi, les spectateurs pourront jubiler devant une myriade de moments de bravoure. L'habituellement excellent Denzel Washington qui dans le rôle d'un vieux routard des chemins de fer tient ici la dragée haute à un Chris Pine portant l'uniforme tout neuf de conducteur de train se révèle agaçant au plus haut point. Du moins durant une première partie ou son personnage de Frank Barnes snobe littéralement Will Colson. Le moquant tout en lui fichant sous les yeux son inégalable carrière de conducteur de train (tout en oubliant d'avouer dans la première partie qu'il a été viré par ses supérieurs). Unstoppable se mue alors en Inesupportabeule !!! Chris Pine encaisse avec courage, les spectateurs également, tout en supposant qu'à travers l'aventure qui va amener les deux hommes à collaborer ensemble, leurs rapports s'amélioreront.

Le film de Tony Scott accumule les clichés. Les personnages sont caricaturaux (le duo de blancs-becs responsables de la catastrophe sont de fieffés abrutis). Le montage est nerveux, trop diront même les épileptiques, la bave aux lèvres et le corps parcouru de convulsions. Quelques séquences permettent de se reposer les iris mais en règle générale, le spectateur n'a pas le temps d'absorber les images que lui inflige le montage de Robert Duffy et Chris Lebenzon qu'il doit passer à une succession d'images beaucoup trop rapides. Une séance diapositive orcherstrée par un bipolaire entré dans la phase maniaque de la maladie !

Bon, faut quand même avouer que Tony Scott n'est pas un manche et que lorsqu'il s'agit de mettre en place des dizaines, que dis-je, des centaines de figurants sur la route du train fou, le bonhomme sait y faire. La grande classe. Unstoppable et son train numéro 777 foncent à toute allure pour la joie de spectateurs qui n'auront (presque) pas le temps de reprendre leur souffle. Heureusement, le cinéaste ménage nombre de séquences se déroulant dans le service d'aiguillage des chemins de fer. Mais là encore, se présente un nouveau personnage insupportable. Irritant, traitant ses subordonnés, excusez-moi de l'expression, COMME DE LA MERDE ! Pas de quoi être fière dans le rôle du chef du réseau Connie Hooper, l'actrice américaine Rosario Dawson surenchérit en matière de mépris, ce qui finit de rendre agaçant ce long-métrage 'commandé' par d'agressifs premiers rôles. Fort heureusement, Denzel Washington et Rosario finissent par mettre leurs prétentions de côté pour s'allier afin que se termine dans les meilleures conditions, la folle course d'un train transportant des matières dangereuses. Un film d'action musclé dont on devine assez rapidement la conclusion. Il n'y a là, pas de quoi fouetter un chat...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...