Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


jeudi 28 avril 2011

RAMPAGE (le sang du châtiment) de William Friedkin (1987)





"Rampage" fait partie de ces films sur lesquels on fantasme sans jamais les avoir vu. Alors on traque sur la toile le moindre article. On chine dans le village d'à coté avec le peu d'espoir de trouver un jour sur l'étalage d'un vieux cinéphile endetté, l'objet du culte. Et puis, lorsqu'enfin nous tenons entre les mains cette vieille relique à la bande usée, on la manipule avec précaution. Comme si elle risquait de tomber en morceau au moindre faux pas. Puis vient le moment de la glisser dans le vieux magnétoscope ressorti pour l'occasion. Après une révision de l'appareil à l'aide d'un film dont on se fiche de savoir si la bande va finir sa vie au cœur du mécanisme et une fois assuré que tout fonctionne, on décroche le téléphone, on coupe sa messagerie instantanée, on se prépare un verre, puis enfin on présente le film devant la gueule du magnétoscope avant de lui donner un petit coup de pouce en appuyant sur la tranche de la cassette.



Fondu au rouge.




Le film est réputé pour sa violence, son atmosphère malsaine et même, d'après certains, la peur qu'il engendre. Ceux qui le découvriront dans les jours, les mois ou les années qui viennent risquent d'être quelque peu décontenancés. Visuellement, le film n'a pas le caractère morbide du fantastique "Cruising" de William Friedkin. Quand à la violence, elle n'est perçue qu'à travers quelques instantanés, comme des clichés pris sur les lieux de crimes particulièrement sordides montrés de manière sporadique. Les scènes marquantes sont relativement rares au regard de pas mal de films du même cinéaste et parfois, on ressent la désagréable impression de regarder un épisode de "Perry Mason". Non, sans rire! Le développement de l'enquête ainsi que le procès, deux des aspects les plus importants du scénario, sont mis en scène de façon relativement anecdotique.



Friedkin s'attache davantage à défendre son point de vue sur la peine de mort et sur l'état mental du tueur lors des meurtres. On peut ou pas adhérer à cette manière d'expédier certains aspects de l'histoire pour se concentrer au mieux sur ce qu'il veut démontrer. Il faut savoir que deux montages radicalement différents du film ont été montés. Dans le premier, celui qui concerne cette version, le cinéaste expose sa position contre la peine de mort. Depuis, ayant changé d'avis sur la question, il a remonté son film afin de livrer une vision différente des choses. Il ne faut en aucun cas s'attendre à un film où le sang inonde la pellicule mais plutôt comme une analyse qui demande au spectateur de juger si oui ou non un tel tueur peut être considéré comme fou ou sain d'esprit. Et s'il mérite la peine de mort ou simplement de rester en prison jusqu'à la fin de ses jours.



 
Charlie Reece (Alex Mc Arthur) est ce tueur que la police recherche depuis que l'on a découvert un triple meurtre perpétré dans la maison d'un paisible quartier des États-Unis. Déjà responsable de six meurtres épouvantable, Reece est persuadé que son sang est empoisonné et le seul moyen de le purifier est, selon ses convictions, de boire celui d'êtres pures. C'est ainsi qu'il frappe au hasard, dans le voisinage, et sans distinction de sexe ou d'âge. Il tue à l'aide d'une arme à feu, mutile ses victimes au couteau puis boit leur sang. Il est jeune, beau, travaille dans une station service et vit avec une mère (Grace Zabriskie) qui collectionne les tranquillisants. Rien ne le distingue de son prochain. Les rares personnes qui l'on vu rôder autour des scènes de crimes témoignent qu'il mesure plus d'un mètre quatre-vingt, qu'il a les cheveux longs et qu'il porte une veste rouge. Ce qu'ils n'entendent pas par contre, c'est cette curieuse mélodie qu'il siffle chaque fois avant de sonner à la porte de ses futures victimes. Il a toujours sur lui un sac en plastique et un couteau.





Des détails qui mèneront Tony Fraser (Mickael Biehn), jeune avocat chargé de faire condamner le tueur enfin arrêté, à douter de l'option plaidée par Reece et son avocat lors du procès. Celle de la folie. Fraser est marié à Kate (Deborah Van Valkenburgh) et le couple a connu un drame terrible puisque leur fille est morte quelques temps auparavant. Si Kate voit d'un mauvais œil l'implication de Tony dans cette nouvelle affaire, ce dernier va tout mettre en œuvre afin de faire condamner à mort le jeune Charlie Reece. Auprès de la police et des spécialistes qui l'on étudié lorsqu'il était enfermé à l'hôpital psychiatrique, il va tenter de prouver que le tueur en série est sain d'esprit et que ce dernier ne fait que jouer le rôle qui lui évitera de finir sur la chaise électrique.

à suivre...

2 commentaires:

  1. Comme tu en connais des choses et comme il est agréable de te lire même si le film par lui même n'est pas de ceux qui m'attirent!
    Mais ce que je préfère par dessus tout, c'est la petite mise en bouche imagée avant ton analyse... J'ai hâte que tu reprennes la plume... ;-)

    RépondreSupprimer
  2. je l'ai vu lors de sa sortie en salle (il y a trés longtemps). Il est vrai que formelement c'est assez basique mais il faut remettre ce film dans son contexte de l'epoque où pas grand chose avait été fait sur le sujet des psychokillers. Je me rappelle être sorti avec un mauvais goût dans la bouche et un sentiment de mal être. Tout ceux qui le verront après le silence des agneaux ou Seven seront déçu s'il recherche la même ambiance. Ce film est plus proche du chef d'oeuvre de R. Fletcher "l'etrangleur de Boston" (1968)

    RépondreSupprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...