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mercredi 27 octobre 2021

Friday the 13th (Vendredi 13) de Sean S. Cunningham (1980) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Et la légende est née... un soir de pleine Lune, au coin d'un feu de camp. Celle de Jason Voorhees, ce petit garçon qui se noya dans le lac de Crystal Lake pendant que ses moniteurs faisaient, selon l'expression d'un certain Alexander « Alex » DeLarge, ''in-out'' dans la réserve du camp portant le même nom que le fameux lac. Réalisé et produit par Sean S. Cunningham, lequel avait déjà notamment œuvré en tant que producteur sur le film culte de Wes Craven La dernière maison sur la gauche en 1972, Friday the 13th (ou Vendredi 13 chez nous) fut le premier volet d'une longue (trop longue?) saga de slashers, concurrente directe d'une autre fameuse franchise intitulée Halloween initiée en 1978 par le génial John Carpenter. L'occasion alors pour Sean S. Cunningham de se lancer dans ce même type d'aventure horrifique sans pour autant avoir la moindre idée d'un quelconque scénario ! Pourtant, n'en déplaise aux fans de Michael Myers, celui écrit par Victor Miller peut se targuer de proposer un contenu légèrement supérieur. Car en dehors du fait que Halloween soit aussi passionnant qu'un documentaire montrant un type promener son chien durant plus de quatre-vingt dix minutes, sa poignée de meurtres ne se comptant que sur les doigts d'une seule main manquent cruellement d'originalité :cinq meurtres dont au moins deux au couteau et deux commis par étranglement (il y en a même un qui mixe les deux) ! Question originalité, ce fut le désert... contrairement au tueur du premier Vendredi 13 dont les meurtres le portèrent immédiatement (du moins dans mon cœur) au panthéon des boogeymen au même titre que le grand brûlé Cropsy de The Burning (Tony Maylam, 1981) ou le soldat dément de The Prowler (Joseph Zito, 1981). D'ailleurs, savez-vous quel rapport entretiennent ces trois slashers ? Non ? Et bien tous les trois bénéficièrent des talents du plus reconnu des maquilleurs et spécialistes des effets-spéciaux gore de l'époque, Tom Savini...


Bien que tout comme ses adversaires, Vendredi 13 ne repose en très grande partie que sur son bodycount et le degré d'horreur étalée à l'écran, le long-métrage de Sean S. Cunningham bénéficie de surcroît du concept de ''twist'' souvent absent de la concurrence. Et deux parmi ceux restés les plus célèbres du genre s'y trouvent justement. Celles et ceux qui n'ont toujours pas découvert le premier volet de la franchise sont priés de sauter directement jusqu'au prochain paragraphe...

En général, lorsque l'on demande aux néophytes qui est Frankenstein, ceux-ci répondent qu'il s'agit du monstre déambulant dans le roman de Mary Shelley ou les divers longs-métrages éponymes. Concernant Vendredi 13 premier du nom, c'est un peu la même chose lorsque l'on demande au gens qui est le tueur qui dissémine des cadavres ça et là. Car contrairement à ce que laisse supposer le film et surtout ses différentes séquelles, le tueur est ici une tueuse. Une jolie surprise qui nous attend en fin de métrage en la personne de Betsy Palmer (ici, relativement flippante) qui interprète donc Pamela Voorhees, la mère de Jason. Autre twist qui lui s'avère quelque peu traumatisant, se situe à la toute fin du long-métrage lorsque au lendemain du massacre, l'unique survivante Alice (l'actrice Adrienne Taylor) se réveille à bord d'un canot au milieu du Crystal Lake lorsque surgit des eaux un Jason Voorhees en piteux état. Un concept qui sera d'ailleurs repris à plusieurs occasions [Fin du spoil!].


Ventre perforé à l'aide d'un couteau, égorgements, coup de hache dans le crâne, gorge transpercée par la pointe d'une flèche en métal et j'en passe... Le travail de Tom Savini est une fois de plus remarquable et fait ici honneur à son tueur. Le maquilleur s'en donne à cœur joie et si le film est moins gore qu'un Maniac (William Lustig, 1980), Vendredi 13 premier du nom, il propose par contre nettement plus de meurtres. Le principe du slasher reposant davantage sur son Bodycount que sur la finesse de son scénario ou sur celle de son interprétation, les moniteurs adolescents tombent les uns après les autres avec la régularité d'un métronome. Si l'on compte le meurtre du tueur lui-même, on atteint l'honnête (et très rond) chiffre de dix victimes. Ce qui demeure un très bon score pour l'époque... Bon après, on ne va tout de même pas se mentir. En dehors des meurtres, Vendredi 13 demeure très basique. Sean S. Cunningham ne s'intéresse absolument pas à la psychologie de ses personnages qui pour la plupart n'ont qu'une vue d'ensemble des rapports humains. Une vue qui se situe d'ailleurs généralement en dessous de la ceinture. Pas de quoi se pâmer d'admiration devant les uns et les autres, ni ressentir le moindre sentiment de consternation ou d'abattement devant tel ou tel passage de vie à trépas. Le long-métrage de Sean S. Cunningham n'en demeure pas moins l'un des classiques du slasher comme en témoignent en outre les onze longs-métrages qui lui ont succédé (neuf séquelles, un crossover aux côtés de Freddy Krugger et un remake) et dont le douzième devrait arriver dès l'année prochaine, une série télévisée composée de soixante-douze épisodes diffusée chez nous pour la première fois dès le 13 novembre 1989 dans l'émission culte Les accords du Diable sur La Cinq, ou encore deux jeux vidéos sortis sur différentes plate-formes et respectivement en 1989 et 2017. Sans parler des chansons dédiées à Jason ou les milliers de goodies qui furent produits jusqu'à maintenant...

 

lundi 9 septembre 2019

DeepStar Six de Sean S. Cunningham (1989) - ★★★★★★☆☆☆☆



Sorti à deux mois d'intervalle avec Leviathan de George P. Cosmatos qui lui-même se situait dans les profondeurs sous-marines, DeepStar Six (retitré chez nous MAL : Mutant aquatique en liberté) avait tout pour faire un excellent film fantastico-horrifique : Un réalisateur mythique, auteur du classique des classiques en matière de slasher (Friday the 13th), également producteur mythique du premier long-métrage de Wes Craven (The Last House on the Left), une société de production elle aussi mythique (Carolco Pictures de Mario Kassar et Andrew Vajna), et des interprètes sinon mythique, du moins fort appréciables parmi lesquels le génial Miguel Ferrer que l'on a pu avoir notamment le plaisir de découvrir dans Robocop de Paul Verhoeven en 1987, Twin Peaks: Fire Walk with Me de David Lynch, ou Iron Man 3 de Shane Black en 2013.

Le récit de DeepStar Six s'articule autour d'une équipe d'une dizaine d'ingénieurs travaillant sur une plate-forme nucléaire sous-marine qui doit prochainement accueillir des missiles. Alors qu'est ordonné à deux membres de l'équipage de faire exploser une caverne par un certain John Van Gelder (l'acteur Marius Weyers) à l'aide d'une charge explosive, le sol s'effondre, libérant ainsi une monstrueuse créature qui va tenter de décimer tous les membres de l'équipe. Les deux hommes sont les premiers à perdre la vie tandis que la créature se rapproche peu à peu de la station sous-marine, s'apprêtant ainsi à faire connaître le même sort à McBride, Joyce, Diane, Snyder et les autres...

Un Grand film d'horreur, voilà ce qu'aurait dû être DeepStar Six si seulement il n'avait pas été dans un premier temps aussi bavard. Mais bien que le film ait reçu à l'époque de sa sortie un accueil plus que mitigé, ce long-métrage réalisé par Sean S. Cunningham dont le premier volet de la longue saga des Vendredi 13 reste encore aujourd'hui comme l'un des deux ou trois slashers les plus célèbres, n'est finalement pas si mauvais que le prétendaient les critiques d'alors. Bien entendu, si on le compare à Alien, le Huitième Passager de Ridley Scott ou Abyss de James Cameron dont il reprend certaines grandes lignes, DeepStar Six paraît bien fade. Cependant, et malgré ses atours de petite série B sans prétentions, le film de Sean S. Cunningham réserve tout de même quelques sympathiques séquences qui agiront sans doute encore aujourd'hui sur les spectateur victime de claustrophobie ou ayant une peur irraisonnée pour les fonds marins ou celle de mourir noyés !!!

On aura le plaisir de découvrir un Miguel Ferrer qui, s'il n'est pas vraiment le méchant du film, demeure fidèle à l'image qu'il reflète à l'écran : ici, il n'agit pas en temps que héros mais plutôt en tant que réparateur et accessoirement, poltron de l'équipe, mettant ainsi involontairement la vie de ses compagnons en danger à plusieurs reprises. À ses côtés, nous retrouvons l'actrice Nancy Everhard qui a majoritairement tourné pour le petit écran mais que l'on a notamment pu découvrir en 1989 dans The Punisher de Mark GoldBlatt aux côtés de Dolph Lundgren, ou dans le téléfilm Le Procès de l'Incroyable Hulk aux côtés de Bill Bixby et Lou Ferrigno la même année. On retrouve également Greg Evigan, Cindy Pickett, Marius Weyers, ou encore Thom Bray. Bonne ambiance, décors parfois étouffants et créature entièrement gérée en animatronique. Sorte d'immense crabe relativement bien animé, le monstre des profondeur possède par contre une allure digne d'un ''Craignos Monster'' , un terme inventé il y a longtemps par le fondateur du magazine Mad Movies Jean-Pierre Putters. À part cette grossière faute de goût, DeepStar Six a finalement plutôt bien vieilli puisqu'on pourra davantage l'apprécier qu'à l'époque de sa diffusion en salle...
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