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lundi 29 avril 2024

Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire d'Adam Wingard (2024) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Et meeeEEeeerde... ! Je m'étais dis qu'après avoir manqué la sortie de Godzilla Minus One de Takashi Yamazaki en décembre 2023, une nouvelle opportunité de le découvrir en salle m'était offerte en ce mois d'avril 2024. Il est donc évident que c'est les yeux recouverts d'œillères que je me suis rendu au cinéma il y a quelques semaines pour y découvrir... Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire d'Adam Wingard. Tellement convaincu que j'allais enfin pouvoir découvrir l'un des derniers longs-métrages consacrés à l'un de mes kaijū préférés qu'en passant devant l'affiche je n'ai même pas fais attention au fait qu'il s'agissait d'un autre film. Et précisément, la suite du ridicule Godzilla vs Kong qui sorti sur les écrans en avril 2021. Une bouillie infâme à tout point de vue. Déjà réalisé par Adam Wingard qui pour le coup (et pour la rime) aurait mieux fait de se faire appeler Adam Ringard, cette suite est dans la lignée de son prédécesseur. En bon cinéphage, je me suis donc contraint à demeurer le cul vissé sur mon siège jusqu'à la dernière minute même si une désagréable et irrépressible envie de fuir le spectacle m'a démangé durant la quasi totalité du récit... Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire, c'est un peu l'équivalent du type de jeux vidéos que je déteste le plus. Ceux qui consistent à jouer le rôle d'une créature immense dont la seule préoccupation est de détruire tout ce qui passe dans son champ de vision. Bref, le genre de ''plaisir'' vidéoludique (idiotludique devrais-je dire...) qui ne demande qu'un taux de concentration minimum mais des chakras de sociopathe, eux, bien ouverts pour prendre autant son pied devant la destruction systématique d'ouvrages construit par la main de l'homme. Dès les premières secondes, le spectateur se retrouve devant un affrontement entre King Kong et des créatures de type préhistorique dont je me pose encore la question quant à leurs origines. Visuellement, on a rarement fait plus moche. Surtout en 2024. La séquence a tout l'air d'avoir été extraite d'une cinématique de jeu vidéo du début des années 2010. À tel point que je me suis demandé si Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire n'était finalement pas qu'un simple film d'animation pour enfants, voire pour adolescents décérébrés. Mais non... La présence à l'image de protagonistes de chair et de sang semble nous dire le contraire. Difficile donc de trouver crédible cette première séquence aux décors trop colorés et aux animations franchement mal maîtrisées... 

 

Et bé, ça commence fort... Mais le pire reste à venir, rassurez-vous. Si je vous dis que cette séquelle est plus inconsistante encore que Godzilla vs Kong, cela laisse présager d'une expérience longue et pénible de presque cent-dix minutes ! Concernant le concept de Terre creuse hein, je vous laisse imaginer le pourcentage de crédibilité de la chose. Surtout lorsque l'on peut voir que sous la surface de notre planète existe une sorte de continent, avec sa propre atmosphère, son propre univers et donc, ses nuages, ses plaines verdoyantes, ses rivières, ses myriades d'espèces animales hostile, etc... etc... Un décor factice au sens propre comme au figuré, sorte de Pandora en mode Temu ! La mise en scène et le scénario semblent avoir été confiés à des adolescents boutonneux rivés en permanence derrière leur console de jeu et pour qui le divertissement n'a pas nécessairement besoin d'être accompagné d'une écriture solide mais plutôt de protagonistes viscéralement propices à éructer comme des geek en pleine séance de jeu en mode multijoueurs. Tant d'énergie mise au profit d'un long-métrage aussi creux (que le milieu souterrain où se déroule une grande partie de l'action), ça laisse forcément pantois. Pendant que dans les profondeurs King Kong est traité pour un mal de dent (véridique !) et que nos protagonistes partent à la recherche d'une civilisation d'origine prétendument extraterrestre (et pourquoi pas, tiens !), l'armée fait la guerre à Godzilla en surface à grand renfort d'effets-spéciaux dont la lecture visuelle est parfois éprouvante. C'est sûr, Godzilla x Kong : Le Nouvel Empire va faire des heureux. Parmi les footeux et parmi ceux dont le développement intellectuel n'est pas tout à fait arrivé à terme (on parle bien des mêmes, hein ?). Le film n'a pas encore atteint la première heure que la nausée et les premiers maux de têtes se font ressentir. Le cortex cérébral en prend un coup, les tympans vibrent comme au son d'une corne de brume activée trop près de l'oreille par un supporter hystérique de l'O.M ou du P.S.G (comme ça y'a pas de jaloux). Quant aux mirettes les amis, prévoyez de prendre des cours de braille avant d'aller voir cette purge car à la sortie de la salle, un tel déluge d'effets-spéciaux numériques aura tôt fait d'abîmer vos cornées ! Bref, j'arrête là les ''compliments''. Faites vous donc votre propre idée. Au final, c'est l'élève (Adam Wingard) qui a battu son maître (Luc Besson et l'atroce Valérian...).

 

mercredi 30 mars 2022

Red Riding : In the Year of Our Lord 1974 de Julian Jarrold (2009) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Red Riding : In the Year of Our Lord 1974 est le premier volet d'une trilogie de téléfilms d'origine britannique dont on ne rencontre en général le ton que sur grand écran. Un thriller poisseux et désespéré qui navigue très loin des séries à succès du type Inspector Morse ou Midsomer Murders. À vrai dire, plus proche d'un récit à la Broadchurch mais en beaucoup plus sombre et direct. Ici, le script se résume à peu de chose si on le compare à l'excellente série de Chris Chibnall qui, elle, aura pris le temps en trois saisons de développer un univers fait de personnages et d'intrigues passionnants. Bien que se résumant à une enquête réduite à sa plus simple expression et préférant surtout confronter son personnage principal à une autorité véreuse et à des rapports parfois fugaces, le réalisateur anglais Julian Jarrold nous assène un uppercut en plein visage. Une ambiance, un climat inattendu pour ce qui semble être à l'origine une affaire sordide comme malheureusement les médias en charrient trop souvent. Des disparitions multiples de jeunes filles qu'un tout jeune et ambitieux journaliste va joindre entre elles contre l'avis des autorités elles-mêmes et de sa hiérarchie. Cet enfer que va vivre Eddie Dunfor, déjà affligé par le décès récent de son père, c'est l'acteur britanico-américain Andrew Garfield qui l'incarnera. Un journaliste loin de se douter dans quel merdier il va s'enfoncer. Une sympathique descente aux enfers inspirée de l'ouvrage de l'écrivain anglais David Peace et dont le final sera presque digne de celui d'un certain... Taxi Driver signé en 1976 par le réalisateur américain Martin Scorsese. Mais si chez ce dernier l'espoir renaissait à travers le personnage de Travis Bickle qu'incarnait le formidable Robert De Niro, sauvant la jeune prostituée Iris (Jodie Foster) de son proxénète (Harvey Keitel), dans Red Riding: In the Year of Our Lord 1974, Eddie Dunford arrive après la bataille. Un champ de ruines situé dans une Angleterre à l'époque où la Dame de Fer Margaret Tatcher quitte son emploi de secrétaire d'État à l'Éducation et aux Sciences pour rejoindre bientôt le Parti Conservateur dès 1975...


La future Première Ministre du Royaume-Uni débarque dans un pays en situation d'instabilité qui se caractérise dans le premier volet de la trilogie par un contexte social moribond. Le directeur de la photographie Rob Hardy imprime à l'image une colorimétrie atténuée par la sensation qu'un orage prochain risque de s'aventurer sur les territoires de cette tragédie qui n'épargnera personne. Andrew Garfield incarne un jeune journaliste se décomposant physiquement et intellectuellement au fil de l'aventure. Rencontrant des parents de victimes parmi lesquels, une certaine Paula Garland, mère d'une gamine qui n'a jamais été retrouvée, interprétée par la superbe Rebecca Hall, Eddie et la jeune femme vont finir par s'attacher l'un à l'autre. Si les flics sont bien plus flippants et corrompus que purent l'être les anciens ''Drougs'' du Alex d'Orange Mécanique de Stanley Kubrick un fois convertis à sa sortie du traitement Ludovico, on ne s'étonnera pas outre mesure d'y retrouver l'acteur Warren Clarke qui en 1971 incarnait le personnage de Dim. Jusqu’au-boutiste dans sa cruelle conclusion, le scénario du britannique Tony Grisoni n'épargne donc personne et favorise même un temps, la corruption entre policiers et riche homme d'affaire (Sean Bean dans le rôle de John Dawson). Et surtout pas le spectateur lambda qui pensait sûrement lors de sa première diffusion en 2009 sur Channel 4, passer une soirée tranquille, confortablement installé dans son fauteuil. La même année seront réalisés et diffusés les seconds et troisième volets de la trilogie sous les titres de Red Riding: In the Year of Our Lord 1980 et Red Riding: In the Year of Our Lord 1983. Le second sera réalisé par James Marsh et le troisième par Anand Tucker...

 

vendredi 26 novembre 2021

The Night House de David Bruckner (2021) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Quelque part entre The Abandoned du réalisateur espagnol Nacho Cerdà pour l'isolement de son héroïne et nombres de thrillers ou films de fantômes plus ou moins malveillants, le dernier long-métrage de David Bruckner, auteur en 2017 du sympathique The Rituel revient en 2021 avec un nouveau long-métrage, toujours dans cette même veine horrifique qui semble être son fond de commerce depuis ses débuts et jusqu'à maintenant (l'année prochaine devrait logiquement sortir son remake du Hellraiser de Clive Barker). The Night House (sorti chez nous en septembre sous le titre La proie d'une ombre) est le genre de sujet qui en théorie ne devrait pas trop faire de vagues vu qu'il s'inscrit dans un tsunami de longs-métrages empruntant tous le thème de la maison hantée ou des fantômes. Un de plus aurons-nous donc comme première pensée à l'annonce de ce film qui contrairement aux apparences tente d'apporter des idées nouvelles. Ce dont ne peuvent pas toujours se vanter la plupart des productions du genre. Pourquoi comparer l’œuvre de David Bruckner à celle de Nacho Cerdà alors même que les deux réalisateurs n'abordent pas vraiment les mêmes thématiques ? Simplement parce que le premier, dans une moindre mesure certes, parvient à retrouver ce sentiment d'angoisse, de déchirure émotionnelle et de solitude que l'espagnol exploitait en terre étrangère et que l'américain conquiert avec une héroïne qui, si elle semble bien connaître le lieu d'existence qu'elle partageait avec son époux suicidé, va se rendre rapidement compte que la vie qu'elle menait jusqu'ici cachait une réalité beaucoup plus sombre...


C'est en partie là ce qui fait le sel de cette sympathique production horrifique dont le matériau de base repose sur l'écriture des scénaristes Ben Collins et Luke Piotrowski. Mais c'est aussi sans doute malheureusement à cause de cette approche pas forcément antinomique entre thriller et fantastique que le film montre sa plus grosse faiblesse. Un certain ridicule même et sur lequel les amateurs de récits bien tordus auraient préféré faire l'impasse. Jusqu'à aujourd'hui, Owen (l'acteur Evan Jonigkeit) et son épouse Beth (Rebecca Hall) vivaient heureux. Mais pour on ne sait quelle raison, lui se décide un jour à prendre la barque attachée au ponton de la magnifique demeure qu'il a lui-même construite de ses mains pour se rendre au milieu d'un lac et s'y suicider d'une balle dans la tête. Un choc forcément pour ses proches et surtout pour Beth qui malgré son fort caractère va vivre des jours et des nuits à venir particulièrement difficiles. D'autant plus que certains événements étranges commencent à se produire. Des bruits suspects viennent la réveiller. Le parquet craque sous le poids apparent d'un visiteur nocturne. De plus, la chaîne hi-fi se déclenche toute seule, la jeune femme reçoit des sms de celui qui insiste pour se faire passer pour son mari décédé, et entend même la voix d'Owen lui murmurer des mots à l'oreille...


Toute la subtilité de The Night House repose sur l’ambiguïté des événements qui se produisent alors à l'écran, le spectateur s'interrogeant sur la véracité des faits ou sur une explication qui viendrait démontrer de manière fort logique l'état de fragilité mentale dans laquelle une femme qui vient de perdre celui qu'elle aime est plongée. Par couches successives, David Bruckner ajoute des éléments qui nous poussent à douter de ce qui se produit en conviant outre une approche fantastique, le thriller. Si les seconds rôles sont relativement rares (Sarah Goldberg, Vondie Curtis-Hall et Stacy Martin demeurant les principaux), ils alimentent ce climat de suspicion qui perle tout au long du film. La moindre parole ou attitude devenant alors l'objet d'une interrogation de la part de l'héroïne. On pourrait également comparer le film de David Bruckner à celui de Leigh Whannell sorti l'année dernière, The Invisible Man. Ou d'un côté l'histoire d'une femme traquée par son mari violent devenu invisible et de l'autre, une épouse poursuivie par le fantôme du sien. The Night House prend une forme réellement intrigante dont il est impossible d'évoquer la substance sans révéler certains fondamentaux du récit. Malheureusement, le film se vautre lamentablement lors de son dernier acte, grotesque et inutile avec son effet-miroir qui quelques instants permettait au réalisateur de nous offrir quelques visions intéressantes pour ensuite nous infliger un final aussi ringard que ridicule. Évacuée cette déception, The Night House n'en demeure pas moins une bonne surprise...

 

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