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mercredi 20 décembre 2023

Paranormal Activity–The Marked Ones de Christopher Landon (2013) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Bon, on va tenter de faire plus long que la totalité des scripts de la franchise Paranormal Activity en noircissant plus de lignes blanches que ne le firent les scénaristes des huit longs-métrages qui furent produits jusqu'à aujourd'hui entre 2007 et 2021 (le neuvième tarde (tant mieux, tant mieux) à montrer son visage). Pour commencer, sortons nos calculette et vérifions si la franchise est effectivement la plus rentable de l'histoire du cinéma. Si l'on additionne les divers budgets se présentant ainsi : 450 000 dollars pour le premier, 3 000 000 pour le second, 5 000 000 pour le troisième ainsi que 5, 5, 10 et sans doute autant pour le septième et en comptant le tout petit million que coûta le spin-off intitulé Paranormal Activity: Tokyo Night, cela devrait approximativement donner le chiffre de trente-neuf millions et quatre-cent cinquante mille dollars ! Pour HUIT longs-métrages. Et les recettes alors ? Et bien, c'est là que le chiffre donne le tournis. À l'échelle mondiale, la franchise a rapporté, tenez-vous bien....... tenez-vous mieux (dixit Pierre Desproges) la ''coquette somme'' de... Suspens.... Roulement de tambour..... ''Poum'' (Grosse caisse)... ''Tchak'' (Caisse claire)... Dom, Dam, Dim Doum, Tsssssssssss : près de neuf-cent cinquante millions de dollars ! Soit, presque un milliard ! Un peu moins de la moitié de ce qu'a engrangé Avatar 2 : la voie de l'eau de James Cameron, oui môssieur. Sauf que ce dernier s'est démerdé tout seul, comme un grand pour que son œuvre rapporte autant de pognon et n'a pas fait appel à ses petits camarades pour faire monter le chiffre jusqu'aux vertigineuses recettes que les huit longs-métrages ont atteints ensemble. Mais là où Oren Peli, Tod Williams, Henry Joost, Christopher Landon, Gregory Plotkin, Toshikazu Nagae et William Eubank ont fait très fort est d'être parvenus à embarquer des légions de spectateurs dans les salles alors même que l'on savait déjà que c'était de la m[BIP]de ! Et encore, on peut comprendre que ceux-ci se soient laissés piégés par le premier d'entre eux puisqu'à l'époque de sa sortie, nous n'étions sans doute pas encore préparés à subir le total naufrage artistique qu'allait représenter le premier Paranormal Activity.


D'ailleurs, pour la sortie prochaine du neuvième opus qui devrait s'intituler chez nous Paranormal Activity 8 : L'autre côté, si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, je vous propose d'ouvrir une cagnotte à mon nom (les détails de la transaction seront disponibles au bas de cet article) plutôt que de vous rendre dans une salle de cinéma. C'est donc à un déluge d'immondices que l'on a droit depuis plus de quinze ans et parmi lesquels l'on retrouve malheureusement le nom de Christopher Landon... Oui, oui, le fils du célèbre Michael Landon qui créa et interpréta la cultissime série télévisée américaine La petite maison dans la prairie qui chez nous s'invita pour la première fois dans nos salon en décembre 1976. Combien de larmes, combien de rires..... Le fiston, lui, semble n'avoir pas tout à fait retenu la leçon puisque dès son second long-métrage, il n'a eu cesse de vouloir effrayer son public... Tout en lui offrant malgré tout de nombreuses occasions de rire. Après le thriller Burning Palms en 2010, Christopher Landon se lance en effet dans une carrière d'auteur horrifico-humoristique qui débutera en 2014 avec Paranormal Activity–The Marked Ones. Après ce long préambule qui je l'espère n'a pas été trop ennuyeux, engageons maintenant la discussion sur ce volet qui dans la chronologie réelle de la franchise se situe entre les quatrième et cinquième volets officiels ! Par chance, la séminale engeance réalisée par Oren Peli étant d'une médiocrité inégalable, Christopher Landon part avec l'avantage (ou la pression) de devoir réaliser une œuvre sinon de meilleure qualité, ou qui du moins ne pourra pas être pire que le film original ! C'est drôle... Quelque part, Oren Peli rappelle cette influenceuse (qu'il serait plus logique de nommer sous le terme de ''pouffe'') du nom de Ruby Nikara qui chez nous, pauvre français que nous sommes, a fait parler d'elle pour avoir notamment vendu l'eau de son bain à ses crétins de Followers. Dans un cas comme dans l'autre germe dans l'esprit l'idée de faire de l'argent en produisant de la merde... et ça fonctionne !!! C'est pourquoi, lorsque l'on découvre rétrospectivement que l'auteur de Manuel de survie à l'apocalypse zombie, de Happy Birthdead ou du récent et très sympathique We Have a Ghost fut également celui de Paranormal Activity–The Marked Ones, quelque chose nous pousse à donner une chance à ce dernier. Pourtant, pas d'inquiétude à avoir pour celles et ceux qui apprécièrent le premier volet de la franchise car celui-ci est du même tonneau... en un peu mieux...


Nous retrouvons effectivement le concept du found-footage retranché dans ses dernières extrémités. Au point que l'on se demande dans quelles mesures celui qui tient la caméra ne se l'est pas faite greffer à la place de la main ou intégrer dans l'un de ses orbites. Si l'on analyse le principe, c'est vraiment stupide. Pire qu'un ado boutonneux rivé sur l'écran de son téléphone portable qu'il laisse tout de même de côté lorsqu'une envie pressante lui pèse sur la vessie ! En fidèle cinéphage masochiste, c'est devant la version Extended que j'ai choisi de me poser. Soit, dix-sept minutes de torture supplémentaires par rapport à la version Theatrical. Pendant plus d'une heure et quarante minutes, on a l'impression que celui qui tient la caméra est en pleine prière juive ou qu'il fait de la balançoire. Comme un bateau ivre, les mouvements de la caméra donnent presque la nausée à force de se balancer d'avant en arrière et vice versa. Au centre du récit, deux adolescents qui ne trouvent rien de mieux à faire que de s'introduire dans l'appartement d'une voisine qui a la réputation d'être une sorcière après qu'ils l'aient vue peindre chez elle un symbole étrange sur le corps d'une jeune femme nue. À la suite de cette visite nocturne, le comportement de l'un d'eux va rapidement se dégrader. L'intérêt d'un tel projet est potentiellement faussé du fait de l'existence de réelles vidéos de chasseurs de fantômes parmi lesquels l'on retrouve dans notre pays le célèbre GussDX. Ce qui, en soit, devrait rendre caduque n'importe quelle fiction reposant sur le même principe. Surtout qu'il ne se passe ici pas grand chose. Beaucoup de gesticulation pour au final se retrouver avec... quoi ? Une poignée de minutes qui se veulent effrayantes ? Cependant, au bout d'un certain temps, le film peut s'observer comme un brouillon de We Have a Ghost qui a été mis en ligne cette année sur Netflix. Nous retrouvons en effet déjà ici cette relation entre l'un des protagonistes et l'esprit avec lequel lui et son ami communiquent. Ainsi que le rapport qu'entretiennent les deux adolescents avec les médias en général et le buzz en particulier. Si tant est que l'on puisse l'évoquer ainsi, partant du principe que l'original d'Oren Peli n'est qu'une coquille vide, cet épisode de Christopher Landon lui est très largement supérieur. Voire même beaucoup plus ambitieux. Les effets sont effectivement beaucoup plus nombreux, les lieux d'interaction avec l'entité également, et même si le film est très bavard, il n'est pas interdit de s'accoutumer au principe. Mais de là à considérer que Paranormal Activity–The Marked Ones puisse être une brillante réussite, faut pas charrier... Comparé à la concurrence, ne serait-ce que celle provenant du Japon, cet opus de la franchise Paranormal Activity fait malheureusement pâle figure tout en demeurant l'un des ''meilleurs'' des huit volets...

 

lundi 2 décembre 2019

Paranormal Activity 2 de Tod Williams (2010)



Cinq ans après avoir fait la bêtise de dépenser de l'argent pour aller voir LE film dont tout le monde a parlé lors de sa sortie et un peu plus de six mois après en avoir fait le deuil en écrivant un article faussement aigri mais sacrément défoulant, il fallait bien que je me décide à poursuivre l'aventure sachant que si la suite d'un chef-d’œuvre est la plupart du temps moins bonne que le volet qui lui a précédé, la seconde mouture de l'un des plus grands navets de toute l'histoire du cinéma et sans doute la plus grande arnaque du septième art ne peut être dans le meilleur des cas, que meilleur.
Oren Peli que l'on retrouve au scénario ainsi qu'à la production laisse la place libre au cinéaste Tod Williams dont la filmographie ne brille jusqu'à maintenant que de quatre films dont cette suite sobrement intitulée Paranormal Activity 2. On retrouve l'actrice Katie Featherson dans le rôle qui l'a rendue célèbre dans le premier volet de cette trop longue saga aux côtés de Kristi et Daniel Rey qui campe respectivement les personnages de la sœur et du beau-frère. Parents d'un tout jeune enfant prénommé Hunter, ils vivent en compagnie de la fille de Daniel, Ali, qui se trouve donc être la belle-fille de Kristie.

Comme dans tout bon film de fantômes qui se respecte, on commence tout d'abord par se faire royalement chier devant le quotidien d'une famille dont le sort nous impporte peu. La faute à des dialogues terriblement insipides dont le scénario nous épargne fort heureusement les différentes conclusions à grands renforts d'ellipses. Comme cela était déjà le cas pour le premier volet, l'intrigue tourne donc autour de cette famille confortablement installée dans sa nouvelle demeure que le chef de maison a eu l'ingénieuse idée de truffer de caméras. Piscine, chambres à coucher (du moins, celle de l'enfant), salon, cuisine et entrée sont soigneusement surveillées grâce à l’œil cyclopéen de caméras filmant de nuit comme de jour, alternant visions diurnes et nocturnes et enregistrant le tout.

Au début, tout commence avec légèreté. Quelques portes qui grincent et le chien de la famille mis en éveil chaque nuit par un instinct qui lui est propre. Pour accompagner chacune des interventions que nous jugerons de diaboliques, une musique, ou plutôt un son particulièrement angoissant nous prévient d'événements à venir. Ce qui aurait pu gâcher la chose vient au contraire appuyer le sentiment d'effroi qui nous pénètre peu à peu, mais à condition de regarder le film dans le noir complet, seul et dans une forme qui n'a rien d'olympique. Des conditions requises et indissociables qu'il est malheureusement utopique de croire que l'on puisse les réunir dans une salle de cinéma lorsque cette dernière est presque exclusivement hantée par des adolescents bavards et irrespectueux envers leurs voisins les plus proches.

Alors que Paranormal Activity premier du nom anoblissait l'immobilisme à travers des caméras que l'on aurait aimé arracher de leur ancrage, cette seconde mouture choisit un angle différent en mêlant cette technique à celle du found-footage, caméra à l'épaule. Paranormal Activity 2 rassure un peu sur le sort de la série. Le premier était une purge mais si le second n'a rien d'un classique du genre, il ménage tout de même quelques petits effets intéressants Le troisième volet aura-t-il le bon goût d'aller plus loin encore ? Réponse dans un jour, un mois ou peut-être une année...
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