Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Maisie Williams. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maisie Williams. Afficher tous les articles

mardi 27 mai 2025

The Luckiest Man in America de Samir Oliveros (2025) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Si à priori, le sujet invoqué par The Luckiest Man in America tente à démontrer que lorsque l'on est au fond du trou un événement inespéré peut vous permettre de sortir la tête de l'eau, rien n'est moins évident que dans cette adaptation d'un fait-divers authentique ayant eu lieu le 19 mai 1984 lorsque Michael Larson participa au jeu télévisé Press Your Luck que l'on pourrait plus ou moins traduire chez nous sous le titre Tentez votre chance. Américain d'origine modeste, chauffeur de camion de glaces au chômage et divorcé par deux fois, il décide cette année là d'employer l'intégralité de ses ressources financières pour un voyage entre son état d'origine, l'Ohio, et la Californie, à Hollywood, où se situent les studios d'enregistrement de l'émission. Après avoir participé à la sélection des candidats, l'un des producteurs de Press Your Luck décide qu'il fera partie de la prochaine vague de postulants à l'émission à assister aux prochains enregistrements. Lors de sa participation, Michael Larson va remporter des gains à hauteurs de plus de cent-dix mille dollars. Une somme très importante à l'époque qui fait douter les patrons de la chaîne CBS alors convaincus que le candidat a peut-être triché. Le second long-métrage du réalisateur Samir Oliveros sept ans après la comédie Bad Lucky Goat revient sur cet événement d'ampleur nationale en prenant certes quelques libertés tout en conservant certains des points essentiels de la ''trame'' d'origine. Incarné à l'écran par l'acteur Paul Walter Hauser (lequel incarna notamment le rôle principal du Cas Richard Jewell de Clint Eastwood en 2019), le personnage apparaît comme un individu quelque peu exubérant, cadrant assez peu avec le candidat lambda. Vêtu d'un veston noir, d'une chemise blanche et d'une cravate, il porte sous la ceinture, un bermuda beige ! Le réalisateur et son interprète dressent ainsi le portrait d'un personnage original, réservé, mais qui apparaît en premier lieu comme un individu relativement peu stable. L'avenir nous démontrera qu'il s'agit surtout d'un homme brisé par la vie, séparé dans le cas de la fiction de son épouse qui attend qu'il signe les papiers de leur divorce tandis qu'il espère offrir un cadeau à sa fille de six ans qui fête son anniversaire justement le jour de l'enregistrement. Un enregistrement qui va s'éterniser puisque ce candidat hors du commun va avoir la chance de gagner la plus importante somme d'argent jamais remportée à l'époque dans un jeu télévisé (je rappelle que nous sommes dans les années quatre-vingt) !


Le sujet est ici traité de manière fort originale. Le personnage incarné par Paul Walter Hauser n'étant pas le seul à montrer des signes de débordements affectifs puisque l'intégralité du récit ou presque s'intéresse à des personnages dont la description déborde également du cadre. En outre, The Luckiest Man in America décortique les méthodes employées à l'époque par les chaînes de télévision. Le spectateur devient donc témoin de ce qui se déroule devant la caméra mais également de ce qui se ourdie dans les coulisses. Et pour être plus précis, dans la salle de commande du jeu télévisé où le producteur et les techniciens enregistrent l'émission et indiquent à l'animateur ainsi qu'au public la manière de réagir face aux situations qui se présentent lors du dit enregistrement ! Découle de l'approche de ce fait-divers pourtant authentique une œuvre plutôt curieuse. Qui se veut autant une comédie acerbe du monde de la télévision qui ne fera pourtant pas rire son public aux éclats que l'histoire incroyable d'un américain moyen qui après avoir traversé moult difficultés dans la vie va trouver le moyen de changer hypothétiquement d'existence. Voire, se racheter auprès de son épouse et pourquoi pas, offrir enfin le cadeau que sa petite fille mérite pour son anniversaire ! Si l'on ne sort pas de cette expérience aussi bouleversé que l'aurait sans doute voulu Samir Oliveros puisque l'exubérance du personnage interprété par Paul Walter Hauser entre malheureusement en contradiction avec les failles qui émaillent son existence, d'un point de vue strictement cinématographique, The Luckiest Man in America n'est absolument pas déplaisant à voir. Car si le jeu est dans son approche du divertissement, tout à fait anecdotique dans sa conception, il implique cependant des intrigues secondaires qui auront une très grande importance par la suite. Bref, sans être un film inoubliable, The Luckiest Man in America est surtout le témoignage d'un événement réel qui marqua l'Amérique de l'époque, débouchant même sur des événements postérieurs dramatiques sur lesquels Samir Oliveros a choisi pourtant de ne pas s'arrêter...

 

jeudi 3 décembre 2020

Les Nouveaux Mutants de Josh Boone (2020) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Des mutants dans un film hybride ? Ça paraît logique. Voilà comment l'on pourrait définir ces Nouveaux Mutants de dernière génération, à peine sortis des jupes de leur mère et en plein âge ingrat. Pas de boutons d'acné florissant sur le visage mais un sacré problème d'identité tout de même. Séparés de leurs parents, soit parce que ces derniers les ont envoyé faire un séjour ''chez les fous'', soit parce qu'il sont morts. Drôle d'établissement tout de même. Sans grilles, sans barreaux aux fenêtres, sans gardiens, mais un cadre austère qui colle à la peau dès que la plus jeune des héroïnes en franchi les murs. Les Nouveaux Mutants transpire peut-être un tout petit peu moins le cinéma grand public que ses aînés de la franchise X-Men (quoique). Du moins c'est ce que laisse tout d'abord transparaître l'environnement et la rigueur avec laquelle ses jeunes personnages doivent respecter une discipline de fer. Le réalisateur Josh Boone dont il s'agit du second long-métrage après le film dramatique Pretenders de 2018 revenait donc en 2020 avec un spin Off de la célèbre saga X-Men adaptée elle-même d'une série de comics éponyme publiés par Marvel...


Ici l'objectif du réalisateur dont on attend fébrilement la nouvelle adaptation du chef-d’œuvre de Stephen king, Le Fléau, semble tout d'abord de rallier à la cause des mutants, un public beaucoup plus jeune, ses héros ne dépassant visiblement pas les quinze ou seize ans. Ceux qui furent éblouis par l'exceptionnelle performance de l'actrice Anya Taylor-Joy dans la formidable série Le Jeu de la Dame disponible sur Netflix la découvriront cette fois-ci dans un rôle bien différent. Même si d'infimes traits de caractère rapprochent en fait les deux identités qu'elle a incarné, et dans le long-métrage, et dans la série. Ici, elle tient le rôle de Lilyana Rasputin. Un personnage assez rude, limite psychotique. Bref, la frange la plus sombre et nihiliste que l'on puisse rencontrer à cet âge. Cependant, elle ne sera pas la plus dangereuse d'entre tous. Car parmi les cinq mutants enfermés, diagnostiqués, ''traités'' et surveillés par le docteur Cecilia Reyes qu'interprète l'actrice Alice Braga, celle dont les autres devront se méfier le plus s'avère également celle qui semble être la plus sage d'entre tous...


Imaginez un mix entre The Breakfast Club où cinq adolescents (ici interprétés par Anya Taylor-Joy, donc, mais également Charlie Heaton, Blu Hunt, Maisie Williams et Henry Zaga) seraient punis non pas pour avoir fait des bêtises durant les cours d'enseignement mais pour être des mutants et Les Griffes du Cauchemar (troisième volet de la franchise A Nightmare on Elm Street) où chacun d'eux serait victime de ses propres peurs. Ajoutons à cela un soupçon de Under The Dome (mais alors, un tout petit petit soupçon, hein?) et de Silent Hill mêlé à la légende urbaine entourant l'effrayant Tall Man et vous obtenez une mixture qui tient relativement bien la route. Plus adolescent mais aussi plus sombre que par le passé, le scénario offre en comparaison de ses ambitions, peu voire pas du tout d'occasions de sursauter. Les effets-spéciaux numériques sont bons sans être exceptionnels (on a déjà vu bien mieux même dans la franchise originale) et les interprètes font honnêtement leur boulot. Il faut prendre Les Nouveaux Mutants simplement pour ce qu'il est : un bon divertissement, à l'action relevée et à la mise en scène linéaire mais généreuse...

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...