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mardi 16 janvier 2024

Search and Destroy de William Fruet (1979) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Le retour à la vie civile n'est pas facile pour tout le monde. Surtout pour ceux qui ont été abandonnés sur le champ de bataille. C'est sans doute ce qu'a dû se dire l'homme qui dans Search and Destroy est bien décidé à faire payer la section de soldats qui lors d'une mission ayant eu cours durant la guerre du Vietnam ont pris la fuite en le laissant sur place. Troisième long-métrage pour le réalisateur William Fruet après Wedding in White en 1972 et Death Weekend en 1976, Search and Destroy ne se déroule non pas au cœur du conflit qui opposa l'armée américaine à la république démocratique du Viêt Nam mais quatre ans plus tard, sur le sol des États-Unis où Kip Moore et Buddy Grant ont repris une vie normale. Le premier travaille dans un garage à automobiles et le second aux abords des chutes du Niagara aux commandes d'une embarcation maritime pour touristes. Kip fréquente Kate Barthel qu'interprète l'actrice Tisa Farrow, sœur cadette de Mia Farrow. Au générique de ce film qui réunit donc Perry King et Don Stroud, nous retrouvons également l'acteur George Kennedy, très populaire à l'époque puisqu'on le découvrit notamment dans plusieurs films de catastrophe aérienne (Airport de George Seaton et ses suites, 747 en péril, Les naufragés du 747, Airport 80 Concorde ou encore chez Agatha Christie dans l'excellent Mort sur le Nil de John Guillermin). Accompagné par une bande-musicale électronique relativement monotone signée de Martin Deller, Cameron Hawkins et Ben Mink, Search and Destroy s'inscrit dans la tradition des Survival et des Vigilantes urbains dont les qualités demeurent relativement difficiles à définir.


Non pas que le film de William Fruet soit un navet, loin de là, mais il souffre d'avoir été à l'origine écrit par Dan Enright qui nous propose à cette occasion, une promenade qui reste souvent ''de santé'' tant le long-métrage s'éternise parfois lors de séquences dont la durée fini par être épuisante. Le sommeil guette donc lors de cette chasse à l'homme vengeresse dont plusieurs compagnons de nos deux principaux protagonistes ainsi que Buddy Grant lui-même feront les frais. Surtout connu pour son rôle de détective Cody Allen dans la série Riptide, Perry King endosse ici celui d'un vétéran du Vietnam contraint de reprendre les armes face à la menace qui sous les traits de l'acteur et taekwondoïste sud-coréen Jong Soo Park met en péril l'existence de Kip Moore et de son entourage. Apparemment fasciné par les chutes du Niagara, le réalisateur filme a répétition ces majestueuses cascades. Un peu trop, même. Ce qui ralentit drastiquement l'intrigue. À dire vrai, le film est assez peu riche en moments chocs et déroule surtout son lot de scènes inutiles. Vient se frotter à l'intrigue le toujours impeccable George Kennedy,donc, accompagné pour l'occasion par l'acteur Tony Sheer, lequel incarne le sergent Frank Malone. Œuvre d'origine canadienne, Search and Destroy atteint très rapidement ses limites en raison d'un financement plutôt restreint. Un déficit budgétaire qui se concrétise dès les premières secondes et notamment lorsque Kip, Buddy et les autres membres de leur section évoluent dans un Vietnam visuellement invraisemblable. De fait, cette première séquence renvoie directement au film culte que réalisera la décennie suivante Buddy Giovinazzo Combat Shock et dans lequel, là encore, les limites du budget allaient le contraindre de tourner les scènes de guerre ouvrant le film dans son propre jardin ! Petit film d'action sans grandes prétentions, Search and Destroy est donc à réserver en priorité aux amateurs purs et durs. Les autres se tourneront plutôt du côté des classiques du genre...

 

vendredi 23 mars 2018

The Alien Within de Scott P. Levy (1995)


En 2020, l'homme a épuisé toutes les ressources de la planète. Depuis, de grosses entreprises ont développé des stations sous-marines expérimentales dans l'espoir de pouvoir extraire les richesses enfouies sous les océans de la Terre. Une équipe de mineurs fouille les profondeurs lorsqu'ils reçoivent un SOS venant d'une équipe d'origine russe. Dépêchés sur les lieux, les mineurs découvrent qu'il ne reste plus de l'équipe étrangère qu'un seul survivant, les autres ayant été visiblement décimés par un virus.

L'homme est transporté jusqu'à l'infirmerie de la plate-forme d'extraction sous-marine américaine pour y être soigné. L'un des hommes de l'équipe, blessé durant le sauvetage, est lui aussi soigné par le médecin. Le russe finit par mourir après qu'une créature monstrueuse se soit échappé de son corps pour s'en prendre ensuite au second patient.

Peu à peu, les membres de l'équipage américain meurent les uns après les autres, nourrissant une véritable épidémie de paranoïa parmi ceux qui demeurent encore en vie.

Signé par Scott P. Levy , The Alien Within est typiquement le genre de film qui surfe sur le succès d'un film. Ici, il s'agit du Alien, le Huitième Passager de Rydley Scott dont Levy pille toutes les idées sans même parvenir à rendre hommage au classique de la science-fiction. Car en effet, si The Alien Within se déroule effectivement sous le eaux profondes de nos océans, le cadre et le déroulement de l'intrigue colle aux basques du film de Scott. De la créature qui se développe dans le corps des hommes jusqu'à la décision qui est prise de détruire la créature en faisant sauter la base, en passant par la présence d'un androïde, Levy ne se gène pas pour tout piquer à l’œuvre dont il s'inspire mais sans lui rendre le moindre honneur.

Car le film est une véritable catastrophe. Linterprétation fait peine à voir. Les effets-spéciaux sont mauvais, mais mauvais... Même à l'époque de Cosmos 1999 les spécialistes en matière de décors étaient capables de faire aussi bien. Même le twist final est grotesque. Qu'à donc été faire Roddy McDowall dans cette bouse science-fictionnelle digne des pires productions estampillées Sci-Fi Channel ?

Quitte à subir la vision de petites productions sans le sou, bricolées avec un minimum d'entrain par des équipes convaincues de tenir entre leurs mains l'avenir du genre science-fiction, mieux vaut se retourner vers des œuvres sans prétention comme peuvent l'être La Galaxie de la Terreur ou Inseminoïd. Concernant The Alien Within, rien ne peut nous sauver de cette purge que de l'envoyer directement au... vide-ordures...
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