Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Clu Gulager. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Clu Gulager. Afficher tous les articles

mercredi 26 juillet 2023

Hunter's Blood ou Chasse sanglante de Robert C. Hughes (1986) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

La chasse à l'homme au cinéma est un concept beaucoup plus courant qu'il n'y paraît. Surtout si l'on regroupe la totalité des slashers et des gialli dans lesquels celui-ci est la proie d'un tueur en série ou dans les survivals où il est généralement traqué par un ou plusieurs individus. La liste est donc longue, très longue, avec son lot de meurtres plus ou moins caractéristiques. Évacuons les œuvres faisant appel à un tueur isolé, souvent masqué ou gantés de noir pour nous concentrer sur un groupe de spécimens malveillants issus des campagnes françaises ou outre-atlantiques. À titre d'exemple, l'hexagone aura produit l'un des parangons du genre avec l'excellent La traque de Serge Leroy dans lequel une jeune anglaise du nom de Helen Wells (l'actrice Mimsy Farmer) fut pourchassée par une bande de chasseurs avinés parmi lesquels, Michael Lonsdale, Michel Constantin ou encore Philippe Léotard. L'issue était malheureusement fatale pour l'actrice Mimsy Farmer dont le corps allait disparaître sous les flots après avoir enduré une terrible épreuve. Aux États-Unis, les exemples sont multiples. À commencer par Délivrance de John Boorman, l'un des classiques du genre dans lequel quatre amis partis faire du canoë le long d'une rivière sauvage allaient faire une bien mauvaise rencontre. Tout comme dans Sans retour de Walter Hill lors duquel des soldats allaient être confrontés à une bande de culs-terreux vivant dans le bayou de la Louisiane. Citons également Just Before Dawn de Jeff Lieberman et plus proche du concept total de chasse à l'homme, Les chasses du comte Zaroff d'Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel et ses différentes itérations, telle La chasse sanglante de Peter Collinson. Parmi la flopée de longs-métrages sur le sujet, il en est qui s'avèrent nettement moins connus sans pour autant demeurer inintéressants. C'est le cas de Hunter's Blood ou Chasse sanglante de Robert C. Hughes. Premier long-métrage du réalisateur américain signé en 1986, le film met en scène des citadins venus chasser pour quelques jours dans la campagne américaine. Armés jusqu'aux dents, ce groupe de cinq personnes (dont l'acteur Clu Gulager qui un an auparavant interpréta le rôle de Burt dans le classique du film de zombies de Dan O'Bannon, Le retour des morts-vivants) fait d'abord un détour afin de s'approvisionner en bière dans un bar tenu par une femme et fréquenté par des autochtones ségrégationnistes et pas vraiment aimables vis à vis de nos ''touristes''...


Il faut dire que ces derniers insistent un peu trop en relevant le fait que le coin est peuplé de culs-terreux. Parmi les cinq hommes, heureusement, Mason Rand (Clu Gulager) est un adepte du combat au corps à corps, ce qui va très rapidement les sortir lui et ses amis d'une situation périlleuse. Échappant à une poignée de rednecks qui avaient visiblement l'intention d'en découdre avec eux, ils rejoignent le lieu qu'Al Coleman (Ken Swofford) a choisi pour leur campement. Trois d'entre eux font la connaissance de deux gardes forestiers qui les préviennent de la présence de dangereux braconniers dans la région. Un avertissement que le groupe va évidemment prendre à la légère. Et devinez quoi : dès la nuit venue, ils vont recevoir la visite de quatre ou cinq individus totalement perchés dont les intentions s'avéreront fatales pour une partie d'entre eux. Ici, le concept de chasse à l'homme vaut autant pour nos cinq citadins que pour les habitants du coin. Hunter's Blood met en scène une belle brochette de tarés parmi lesquels l'on retrouve les acteurs Billy Drago et Mickey Jones (que l'on verra notamment dans le rôle de Chris Farber dans la série de science-fiction culte, V). Bien que le film n'ait pas l'aura des œuvres citées précédemment, Hunter's Blood n'en demeure pas moins une assez bonne surprise. Si le déroulement du récit n'a absolument rien d'original en comparaison de Délivrance ou de ses succédanés, la caractérisation des culs-terreux et leurs incroyables ''gueules'' laissent présager des meurtres particulièrement... gratinés. Quelques balles dans le buffet, mais aussi une jolie décapitation. De leur côté, nos citadins ne seront pas en reste puisque l'on découvrira plus tard l'un des autochtones le visages littéralement explosé, le corps encore mu par des réflexes nerveux. Une vision somme toute relativement graphique pour un film qui appuie d'entrée de jeu sur le côté caricatural avec ces ''visiteurs'' en rajoutant des tonnes (c'est à croire qu'ils font tout pour éveiller l'hostilité des habitants du coin). Rien que du très classique que savoureront en priorité les amateurs. Sans doute moins ''profond'' que l’œuvre de John Boorman mais rien que pour ses excès de violence, le film de Robert C. Hughes vaut le détour...

 

dimanche 24 décembre 2017

A Nightmare On Elm Street 2: Freddy's Revenge de Jack Sholder (1985) - ★★★★★★☆☆☆☆



A la fin de A Nightmare On Elm Street, la jeune Nancy Thompson, héroïne du premier opus (que l'on retrouvera notamment dans le troisième épisode) est parvenue à contrôler sa peur et a pris le dessus sur le tueur Freddy Krueger, le renvoyant ainsi d'où il venait. Cependant, et alors qu'une nouvelle et radieuse journée se profilait, les tout derniers instant laissaient présager une suite aux aventures du croquemitaine à la main affublée d'un gant parcouru de quatre lames terriblement aiguisées. Pourtant, lorsque débute ce nouveau chapitre réalisé non plus par Wes Craven, mais par Jack Sholder, lequel réalisera deux ans plus tard en 1987 le petit chef-d’œuvre de science-fiction Hidden, et alors que tout semblait avoir été dit, le cinéaste américain et le scénariste David Chaskin imaginent une suite qui demeurera fort originale en comparaison des autres épisodes à venir puisqu'il intégrera le personnage de Freddy Krueger dans le monde réel, tandis qu'à l'avenir, ce monstre au visage brûlé lors d'une exécution orchestrée par des parents décidés à se débarrasser d'un tueur d'enfants s'en prendra à leur progéniture à travers les rêves.
Toujours interprété par l'acteur californien Robert Englund, le gentil extraterrestre de la Série V originale, lequel fit une courte apparition dans Le Crocodile de la Mort de Tobe Hooper et dans de nombreux films d'horreur plus ou moins réussis, Freddy Krueger demeure pourtant relativement rare dans ce second chapitre. Car pour pouvoir se venger, cette créature que l'on identifiera de surnaturelle puisque se mouvant au cœur des cauchemars des adolescents du fameux quartier de Elm Street, devra pour cela prendre possession du corps de Jesse Walsh, le nouveau personnage principal.

Désormais, c'est le talentueux maquilleur Kevin Yagher qui prend la relève et s'occupe du terrifiant maquillage de Freddy. Jack Sholder fera d'ailleurs à nouveau appel à lui pour son prochain film, le récit d'une créature extraterrestre malfaisante descendue sur Terre, voyageant d'un corps humain à l'autre et traquée par l'un de ses semblables (l'excellent Kyle MacLachlan qui débuta sa carrière auprès de David Lynch dans le médiocre Dune). Démarrant sur les chapeaux de roue (c'est le cas de le dire), les première minutes laissent une sensation mitigée. Couleurs criardes, décors de carton-pâte et visuel atroce, ça commence assez mal. Ensuite, on a droit à la sempiternelle université américaine avec ses beaux gosses, ses belles blondes, et surtout son prof de sport ultra stéréotypé (au point que le cinéaste en fera un grand amateur d'actes sadomasochistes traînant tout de cuir vêtu dans des boites de nuit très louches). La suite est on ne peut plus classique. Une famille américaine qui demeurerait tout à fait idéale (dont un père de famille parfois quelque peu rigide et interprété par le Clu Galager du Retour des Morts-Vivants de Dan O'Bannon et de l'improbable Uninvited de Greydon Clark) si le fils n'était pas la victime d'horribles cauchemars.
Mais plutôt que d'en rester là et de nous resservir le même plat que Wes Craven, Jack Sholder extrait le croquemitaine du monde des rêves et lui permet de se venger à travers Jesse Walsh, la victime de cauchemars en question. D'où des scènes pour la plupart ancrées dans la réalité. Des décors à moindre frais donc mais quelques scènes d'horreur plutôt sympathiques.

Bien que le film tienne sur un scénario apparemment original, quelques doutes peuvent cependant être émis : pour le moindre d'entre eux, les deux chiens à visage humain que l'on rencontre à un moment donné semblent tout droit provenir du paranoïaque Invasion of the Body Snatchers de Philip Kaufman. Mais plus gênant, le scénariste semble s'être surtout beaucoup inspiré du second chapitre de la longue, très longue saga Amityville (Amityville 2 : Le Possédé de Damiano Damiani sorti trois ans auparavant) pour les plans nocturnes durant lesquels le jeune héros se promène dans la demeure familiale. Même lorsque Freddy Krueger s'empare de lui, il est difficile de ne pas reconnaître une certaine ressemblance entre les deux films. D'ailleurs, si certains mouvements de caméra passent de la cave des Walsh à la maison à proprement parler, ça n'est sans doute pas le fruit du hasard. Relativement peu apprécié en son temps, cette suite se laisse pourtant regarder et demeure une alternative originale au contexte habituel rencontré dans l'univers du croquemitaine. Au regard de l'original, A Nightmare On Elm Street Part 2: Freddy's Revenge lui demeure cependant inférieur...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...