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mercredi 19 avril 2023

The Old Way de Brett Donowho (2023) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Capable d'apparaître dans ce qui se fait de mieux (Leaving Las Vegas de Mike Figgis en 1995) ou de pire (là, je laisse le lecteur se complaire personnellement dans le dressage d'une liste qui sera probablement longue comme le bras), Nicolas Cage est un cas presque à part dont l'ultime représentation reste sans doute John Travolta. Deux exemples d'interprètes capables d'incarner des rôles dans des œuvres devenues mythiques (l'un et l'autre collaboreront d'ailleurs avec l'immense Brian De Palma) et de se fourvoyer dans des films sans envergure ! Concernant The Old Way, la question ne se serait sans doute pas posée s'il avait su pour lui, conserver une certaine originalité. Malheureusement, le scénario de Carl W. Lucas demeure prompt à piller l'héritage du western avec son héros, Colton Briggs, un ancien tueur à la gâchette facile, réputé et craint il y a de cela vingt ans en arrière et qui depuis s'est retiré du circuit, a épousé Ruth (Kerry Knuppe), laquelle lui a donné une fille qui maintenant est âgée d'une dizaine d'année (Ryan Kiera Armstrong dans le rôle de Brooke). La vengeance au cinéma étant un sujet particulièrement prolifique, le western s'en est forcément emparé. Qu'il s'agisse d'un frère débarquant dans une petite ville de pleutres afin de venger la mort d'un homme qui fut lynché sur la place principale (L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood) ou de toute autre individu venu faire payer ceux qui lui ont fait du mal ou plus simplement trahi, il est une approche que partagent nombre de western : la mort d'une épouse ou d'un fils. Sept hommes à abattre et Le vengeur agit au crépuscule de Budd Boetticher réalisés en 1956 et 1957. Bravados de Henry King en 1958. Django de Sergio Corbucci en 1966... et la liste est encore longue et remonte jusque dans les dernières années. The Old Way, lui, propose une double vengeance. Celle d'un certain Boots (Shiloh Fernandez) dont le père périt vingt ans auparavant sous les tirs de Colton Briggs. Et c'est apparemment tout à fait par hasard que celui-ci remonte la trace de l'assassin de son père alors même que son arrivée sur la propriété des Briggs semble fortuite. Lorsque Boots et ses hommes tombent sur Ruth et apprennent qu'elle est mariée à Colton, leur sang ne fait qu'un tour et ils l'assassinent. De son retour en ville en compagnie de Brooke où il tient un magasin, Colton découvre qu'un marshal (Nick Searcy dans le rôle de Jarret) et plusieurs autres hommes sont présents sur sa propriété. Lorsque le représentant de la loi indique à l'ancien criminel que sa femme est morte, son sang à lui aussi ne fait qu'un tour et il décide d'emblée de reprendre les armes et de traquer ceux qui ont tué Ruth. Colton sera lors de sa mission, accompagné de sa fille Brooke...


Ouais, bon, rien de vraiment original si ce n'est que le héros du récit est ''chaperonné'' ici par sa propre fille. L'avantage avec le cinéma, c'est que l'on peut prendre vingt ans sans avoir pris une seule ride. C'est le cas de Nicolas Cage qui ne change pas d'apparence malgré les décennies qui passent entre l'introduction et la suite du récit. Par contre, son personnage conserve une attitude plutôt étrange. Que l'on aura bien du mal à définir, entre lassitude et fatigue physique. Un comportement qui pèsera malheureusement sur la quasi totalité de l'intrigue. Effectivement, le film semble avoir été pensé pour les maisons de retraite et les Ehpads ! L'acteur incarne un Colton Briggs apathique et pratiquement dénué d'émotions (lui arracher des larmes à la mort de son épouse aura été une véritable gageure). Linéaire et sans surprises, The Old Way déroule son récit avec une platitude qui n'a d'égale que l'interprétation mollassonne de Nicolas Cage et l'impassibilité de Ryan Kiera Armstrong dont l'indifférence face au décès de la mort de Ruth est carrément inappropriée. C'est que l'on entendrait presque les mouches voler la plupart du temps. Comblant les vides d'un scénario à travers des séquences sans intérêt (Brooke remplissant des bocaux de bonbons et les séparant scrupuleusement par couleur), le film met en scène un vengeur sans envergure dont la froideur apparaît totalement superficielle. L'acte qui devait faire culminer le récit dans ses derniers retranchements et à l'aune duquel le récit devait opposer Colton Briggs à l'assassin de son épouse est à l'image du reste du long-métrage : De peu d'intérêt ! Dernier long-métrage à l'heure actuelle du réalisateur Brett Donowho, The Old Way fait montre de si peu d'engouement pour son matériau de base, l'on regrettera ces temps anciens où lorsque parlait la poudre, les spectateurs pouvaient assister à de mythiques affrontements. Ici, c'est malheureusement l'ennui qui prévaut sur tout le reste...

 

jeudi 30 mars 2023

Messe noire (Evilspeak) d'Eric Weston (1981) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Nettement moins connu que le Carrie de Brian de Palma et pourtant souvent comparé à ce classique de l'épouvante du milieu des années soixante-dix, Messe noire (Evilspeak) d'Eric Weston s'articule autour d'un adolescent. Stanley Coopersmith, cadet d'une académie militaire où il ne peut compter que sur l'amitié qu'il partage avec un seul de ses camarades et le soutien que lui apporte le cuisinier du mess. À part ces deux là, tous ceux qui orbitent autour de Stanley lui mènent la vie dure. Des officiers et sous-officiers qui le briment en permanence et des camarades qui l'humilient chaque fois qu'ils en ont l'occasion. C'est sans doute pour cela que Messe noire est comparé au long-métrage de Brian de Palma. Pourtant des films comme celui-ci, mettant en scène des adolescents victimes de harcèlement de la part de leur entourage, il en existe des dizaines, voire des centaines. Interdit au Royaume-Uni dans les années quatre-vingt, le long-métrage d'Eric Weston n'y va effectivement pas avec le dos de la cuillère. Surtout lors de son apocalyptique et dantesque final que la relative mollesse de la mise en scène ne laissait pas envisager jusque là. Dans le rôle du souffre-douleur de l'académie, l'acteur Clint Howard. Frère du réalisateur Ron Howard, lequel est mondialement célèbre pour avoir tout d'abord incarné le rôle de Richie Cunningham dans la série culte Happy Days dans le courant des années soixante-dix et pour avoir ensuite été l'auteur d'un nombre important de succès sur grand écran en tant que réalisateur (Cocoon, Apollo 13 ou Da Vinci Code pour ne citer que ces quelques exemples), Clint Howard n'a pas eu la même carrière mais n'est pas moins détenteur d'un palmarès d'acteur long comme le bras débuté au début des années soixante et poursuivi jusqu'à aujourd'hui. Avec son visage disgracieux, son épaisse corpulence et son attitude maladroite et balourde, il a vingt-deux ans lorsqu'il est engagé sur ce projet de film d'horreur mâtiné de fantastique bien qu'il paraisse avoir quelques années de moins...


Messe noire démarre à une époque indéterminée lors de laquelle l'inquisition est en croisade contre le Malin et traque sorcières et autre suppôts de Satan. C'est ainsi qu'un certain Esteban et ses disciples sont chassés d'Espagne pour être des adeptes du Diable. Personnage iconique dont le portrait orne de nos jours l'académie militaire servant de décor au film, Esteban, malgré les siècles, est toujours dans tous les esprits. Bientôt, alors qu'il est chargé d'une corvée dans les sous-sols de l'établissement, le jeune Stanley découvre une pièce secrète renfermant ce qui semblait être un temple entièrement voué à Satan. Le garçon y découvre notamment un ouvrage intitulé ''Le livre de la mort'' qu'il commence à étudier au point d'en devenir totalement obsédé. Passant désormais le plus clair de son temps sur un ordinateur qu'il a rapatrié dans les sous-sols afin d'étudier le dit ouvrage, Stanley cherche par tous les moyens à faire revenir dans le monde des vivants Esteban dans le projet de se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal à l'académie. Boursouflé de défauts et parfois visuellement dépassé, le long-métrage d'Eric Weston (son premier d'une carrière qui en comptera neuf) n'en est pas moins une œuvre qui aura son importance au regard de certaines séquences qui même plus de quarante ans plus tard peuvent se targuer de posséder un véritable potentiel horrifique...


Aidé en cela par l'interprétation convaincante de Clint Howard ou par la partition musicale ponctuée de cœurs sataniques signée de Roger Kellaway (laquelle fut très certainement inspirée par les bandes originales de Amityville, la maison du Diable de Stuart Rosenberg ou de La malédiction de Richard Donner), Messe noire bénéficie de décors gothiques souvent très impressionnants et de quelques séquences franchement mémorables dont un final qui n'a absolument pas à rougir en comparaison de celui de Carrie, justement. Si le film fut jusque là plutôt sage en terme d'horreur (en dehors d'une très intéressante séquence montrant une tête virant à cent-quatre vingt degrés), la fin est riche en séquences gores. Entre des porcs dévorant vivants quelques recrues et un Stanley habité par l'esprit d'Esteban décapitant à coup d'épée tous ceux qu'il croise sur sa route, les quinze dernières minutes s'avèrent absolument remarquables. Et même si l'évocation d'un ordinateur ''possédé'' par l'esprit d'un suppôt de Satan peut prêter à sourire ainsi que d'autres petites choses, le film d'Eric Weston n'en demeure franchement pas moins une excellente surprise...

 

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