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mercredi 18 juin 2025

Un mariage sans fin de Patrick Cassir (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

À la suite de la sortie en 2020 de Palm Springs de Max Barbakow, l'un de ses interprètes principaux Andy Samberg osait comparer cette sympathique comédie de science-fiction romantique au classique de Harold Ramis, Un jour sans fin (Groundhog Day). Autant dire que la comparaison était un brin infamante pour ce dernier même si le parallèle mis en avant entre les deux longs-métrages n'en demeure toujours pas moins évident. Cinq ans ! C'est le temps qu'il aura fallut au réalisateur et scénariste français Patrick Cassir pour mettre en scène le remake de Palm Springs. Second long-métrage après la comédie Premières Vacances en 2018 dans lequel les personnages interprétés par Jonathan Cohen et Camille Chamoux se rencontraient sur Tinder avant de partir ensemble en vacances, Patrick Cassir reprend donc le postulat de départ du scénario écrit en 2018 par Andy Siara et l'adapte à la sauce française en mettant en scène Tarek Boudali de la bande à Fifi (Philippe Lacheau) dans le rôle de Paul et l'actrice et ancien mannequin franco-américaine Camille Rowe (vue notamment dans The Deep House d'Alexandre Bustillo et Julien Maury en 2021) dans celui de Louna, la sœur de Gala (Marie Papillon) qui aujourd'hui doit épouser l'homme de sa vie, Luc (Bertrand Usclat). Parmi les personnages plus ou moins secondaires, l'on retrouve également Hakim (Youssel Hadji), un protagoniste tout d'abord énigmatique qui poursuit Paul avec une arbalète dans l'intention de l'assassiner. Notons également la présence de Justine (Claire Chust), petite amie du héros un brin écervelée et meilleure amie de la future mariée. Tout ce petit monde se prépare donc au mariage. Surtout les parents de Gala dont la mère a tendance à oublier le prénom de son autre fille ! Durant le repas qui fait suite à l'union des deux nouveaux époux, Paul s'impose admirablement comme le sauveur d'une Louna incapable de décrocher un mot lorsque vient son tour de rendre hommage à sa sœur et à son beau-frère fraîchement mariés.


Si les festivités se déroulent telles qu'on les imagine, pour Paul, elles sont surtout pour lui l'occasion d'approcher Louna dont il est secrètement amoureux. L'invitant à faire un tour tandis que les mariés, leurs familles et leurs proches font la fête, le jeune homme est attaqué par Hakim et reçoit deux fléchettes dans le corps. En prenant la fuite, il entre dans une grotte au fond de laquelle une intense lumière surgit. Suivit de près par Louna, Paul lui promet qu'ils se reverront avant d'être aspiré au fond de la grotte. Louna fait alors le choix de le suivre... Bon ! Au risque d'en faire rugir certains, Un mariage sans fin est probablement l'une des meilleures comédies de ces dix ou vingt dernières années, fine, bourrée d'esprit, émouvante, drôle, charmante.... Meuh naaaaan, j'déconne ! À dire vrai, le film se regarde. On n'ira donc pas jusqu'à dire qu'il a les mêmes défauts que les bousins réalisés ces dernières années par Michèle Laroque (pour ne citer que la plus évidente) mais bon, tout ceci ne fleure franchement pas l'innovation en terme de mise en scène, d'écriture et d'interprétation malgré son sujet axé sur le thème de la boucle temporelle. Une comédie bateau, sans éclats et dont la seule bonne idée est de n'avoir pas été projetée dans les salles de cinéma mais directement sur la plateforme Prime Video. L'occasion rêvée de se faire une opinion sur l'objet en question sans avoir à débourser un seul centime supplémentaire autre que l'abonnement ! Hasard du calendrier, un peu moins de deux semaines plus tard a été proposé sur Netflix Nuestros Tiempos du réalisateur mexicain Chava Cartas et dans lequel les héros incarnés par Juan Carlos Garzón et Angélica Gudiño interagissent cette fois-ci directement sur le phénomène de voyage dans le temps en créant leur propre machine...

 

jeudi 12 octobre 2023

The Deep House de Alexandre Bustillo et Julien Maury (2021) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Depuis leur excellent A l'intérieur réalisé en 2007, on ne peut pas dire que la carrière des français Alexandre Bustillo et Julien Maury ait réellement fait des étincelles. Même Leatherface de 2017 dont on espérait sans doute beaucoup trop n'a semble-t-il pas su combler les attentes des fans de l'œuvre originale réalisée en 1974 par l'américain Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse. Et que dire du très mauvais Kandisha qui déjà, l'année dernière, laissait présager la suite... The Deep House... Le dernier méfait du duo qui méritera peut-être qu'on l'évoque bien des années plus tard après sa sortie en salle davantage pour ses qualités visuelles que pour tout autre raison. Non pas que cette nouvelle incartade dans l'horreur, l'épouvante et le fantastique soit une engeance digne des pires bandes horrifiques qui voient le jour chaque année mais bon... Tout comme pour leur antépénultième long-métrage, The Deep House fait l'effet d'un pétard mouillé. D'autant plus qu'il use de ficelles tellement usées qu'elles cèdent après seulement leur première utilisation. Ces fichus Jumpscares qui ont le malheur de n'être efficaces que lors de leur premier usage. Et dire qu'un mérou sera parvenu à me faire sursauter tandis que les apparitions fantomatico-démoniaques m'auront laissé indifférent ! Pour commencer, oublions l'affreuse version française post-synchronisée sous lexomil. Si Valentin Merlet ne s'en sort pas trop mal (c'est lui qui double en effet l'acteur James Jagger), Camille Rowe pose sa propre voix sur le personnage qu'elle interprète elle-même pour un résultat à la limite du désastre. 
 
 
Après, le concept de maison hantée située sous trente mètres de profondeur (dans la réalité, pas plus de six) est plutôt intéressant et laisse supposer un visuel inédit et très prometteur en terme de sensations. Déjà parce que les amateurs du genre auraient dû y trouver leur compte. Ensuite parce qu'aurait dû s'y greffer l'ablutophobie, ce drôle de mot qui signifie avoir peur de mourir noyé ! Imaginez le potentiel d'une œuvre qui mêlerait la chose à d'effrayantes apparitions... Malheureusement, si ce film d'horreur en mode Found Footage s'avère tout d'abord prometteur, on comprend assez vite que le film atteindra très rapidement ses limites. Quelques micro-visions plutôt convaincantes inscrites dans un décor réellement anxiogène, étouffant, épais et finalement restreint malgré les dimensions de la demeure. Les deux réalisateurs ne parviennent malheureusement pas à renouveler le concept et répètent ''ad nauseam'' les apparitions lors du dernier tiers sans qu'aucune ne fasse mouche. Le film d'Alexandre Bustillo Julien Maury aurait sans doute gagné en intensité si les deux réalisateurs s'étaient davantage penchés sur la peur de ses personnages de manquer d'oxygène. Concernant leur tentative désespérée de faire peur, les deux hommes n'y parviennent malheureusement pas. Et cela, pourtant à grand renfort de Jumpscares éculés dont on sait que l'efficacité n'est plus d'actualité. Bref, le concept de The Deep House ne fonctionne pas vraiment. Tout juste est-il une sympathique visite pour amateurs de ''Urbex''...
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