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mardi 10 juin 2025

Unmasked Part 25 d'Anders Palm (1988) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Pour commencer, une petite anecdote plus ou moins amusante : si vous tapez sur le net le titre La main du saigneur, vous obtiendrez deux résultats correspondant à deux fiches descriptives sur le site Allociné. Une bévue puisque l'existence prétendue d'une œuvre portant le même titre, reposant sur le même sujet, sorti la même année mais réalisée par le cinéaste hongkongais Godfrey Ho est effectivement une erreur. Ce dernier n'ayant déjà pas besoin qu'on lui accorde des projets supplémentaires aux nombreux qui émaillent sa très florissante carrière (rien que cette année là, Godfrey Ho a réalisé pas moins d'une quarantaine de longs-métrages!), le titre La main du saigneur ne concerne donc que celui du réalisateur britannique Anders Palm. Beaucoup plus prolifique s'agissant de sa carrière de producteur que de celle de réalisateur ou scénariste, le bonhomme n'aura lui-même mis en scène que trois longs-métrages. Ce premier essai sera suivi du Boucher de Notting Hill en 1989 puis de Murder Blues deux ans plus tard. Avant d'avoir été ironiquement traduit sous le titre de La main du saigneur, le film est dans sa version d'origine connu sous celui de Unmasked Part 25. Un titre apparemment énigmatique mais dont la signification s'explique très facilement. En effet, même si cela ne transparaît pas vraiment, Anders Palm a semble-t-il choisi de prendre comme option pour son Slasher, la voie de la parodie. Il faut donc plutôt envisager ce qui paraissait être le vingt-cinquième volet d'une très longue franchise comme une forme d'ironie visant directement l'une des plus célèbres sagas d'horreur et d'épouvante. Car en effet, Unmasked Part 25 se réfère directement à la franchise Friday the 13th dont les nombreux volets. Cependant, à l'époque où sort le film, seuls six volets de la saga mettant en scène Jason Voorhees ont vu le jour sur grand écran. Rien de véritablement remarquable si l'on compare celle-ci à Zatoichi dont le nombre de longs-métrage atteignit le vertigineux nombre de vingt-cinq longs-métrages entre 1962 et 1973 avant que deux volets supplémentaires ne voient le jour en 1989 et 2003 ! Mais bon. Anders Palm ayant choisi l'option du slasher plutôt que celui du film historique japonais visant la période Edo, c'est donc bien de la franchise initiée en 1980 par Sean S. Cunningham (qui avant cela fut le producteur de La dernière maison sur la gauche de Wes Craven avec sa société de production The Night Co. Lobster Enterprises) que le réalisateur britannique semble avoir l'intention de se moquer.


Pourtant, au vu du résultat à l'image, Unmasked Part 25 paraît n'avoir pas atteint cet hypothétique objectif puisque le film ressemble davantage à un hommage à la franchise américaine qu'à une parodie reprenant les codes du célèbre Slasher toute en les détournant sur le ton du burlesque. Le film met en scène Jackson (Gregory Cox), référence évidente à Jason, un tueur en série en outre affublé d'un masque de Hockey qui plus jeune a lui aussi survécu à une noyade. Lors d'une soirée organisée entre amis dans un immeuble totalement délabré (drôle d'endroit pour donner rendez-vous à sa petite amie d'ailleurs), Jackson va tuer l'un après l'autre tous ceux qui ont été conviés à venir faire la fête... sauf Shelly. Jeune blonde sexy mais aveugle qui tombe sous le ''charme'' de notre assassin et l'invite à venir vivre chez elle ! Ce personnage rappelle d'ailleurs très fortement celui de Claire de la saga Toxic Avenger où une très jolie jeune femme elle aussi atteinte de cécité tombait amoureuse du ''super-héros'' trash de la franchise. Si le film démarre par quelques meurtres plutôt gratinés et au fond plutôt réussis même si l'on devine que le budget fut plutôt étriqué, cette nouvelle relation imposée au public par le scénariste Mark Cutforth (le projet incluant également et ironiquement le dramaturge William Shakespeare) va mettre en péril l'intérêt du public amateur de films d'horreur en général et de Slashers en particulier. En effet, Unmasked Part 25 a malheureusement tendance à s'enliser dans dans de longues tirades amoureuses qui n'ont pour seul intérêt que de démontrer l'absurdité de ce couple formé d'une jeune femme très sexy et d'un tueur qui sous son masque camoufle un visage atrocement mutilé ! Unmasked Part 25 est donc constitué de deux vagues de meurtres plutôt sanglants entrecoupées de séquences beaucoup trop bavardes. Si le film se veut être une parodie, les situations caricaturant le film de Sean S ? Cunningham et ses suites sont rares, pour ne pas dire inexistantes. En dehors de quelques meurtres bien crades, l'on retiendra notamment la visite chez le père de Jackson. Un clochard vivant dans un squat vraiment glauque renforcé par la présence d'un cadavre féminin trônant et pourrissant dans un angle de la pièce et que l'on juge comme étant la mère défunte de Jackson ! Bref, Unmasked Part 25 est au final un sympathique Slasher. Pas inoubliable et trop englué dans ses innombrables lignes de dialogue mais enrichi de meurtres sanglants et de situations parfois improbables...

 

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