En 1980 sort sur les
écrans l'un des plus célèbres slashers du l'histoire du
genre sous le titre Friday the 13th.
Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et nombre de suites
ont vu le jour. Quant à son fameux boogeyman Jason Voorhees, il est
véritablement apparu pour la première fois dans le rôle du tueur
lors du second volet de la franchise intitulé chez nous, Le
tueur du vendredi.
Beaucoup s'en sont depuis inspirés. Charriant ainsi parfois
d'excellentes surprises et de beaucoup moins bonnes. Il en est même
qui ne s'y sont pas pris à deux fois pour se poser la question du
masque que porterait leur meurtrier comme dans le cas de Unmasked
Part 25
d'Anders Palm dans lequel le tueur porte un temps une protection
similaire à celle du tueur de Crystal Lake ! Alors que le
second volet de la saga Friday the 13th
sort
en 1981, la même année, le réalisateur et scénariste américain
Howard R. Cohen en profite pour mettre en scène Saturday
the 14th.
Une parodie, certes, mais pas de celles auxquelles on peut s'attendre
lorsque le titre se rapproche si dangereusement de l'un des étendards
de la Teen-Horror
outre-atlantique. Bien que ce dernier tente de nous faire avaler la
pilule selon laquelle le titre pourrait directement se référer aux
longs-métrages que Sean Cunningham et Steve Miner réalisèrent
successivement en 1980 et 1981, en réalité, Saturday
the 14th ne
porte à aucun moment la griffe du Slasher
tel que le conçoivent les fans. Et s'il s'agit bien d'un film
d'horreur humoristique à tendance parodique, le long-métrage de
Howard R. Cohen est en fait beaucoup plus proche de ces films qui
réunissent toute une galerie de créatures issues du bestiaire
fantastique. C'est ainsi qu'accompagné de son épouse, Waldemar,
lequel n'a apparemment rien à voir avec le personnage de Waldemar
Daninsky qui provient, lui, d'un univers lycanthrope, fait ici mine
de représenter une version parodique du célèbre Dracula. Le couple
ironisant d'ailleurs sur leur volonté de passer inaperçus malgré
leur déguisement !
Alors
qu'un vieil homme a légué sa maison en ruine à son fils et son
épouse (Richard Benjamin et Paul Prentiss dans les rôles de John et
Mary Hyatt) qui en outre sont les parents de Debbie et Billy (Kari
Michaelson et Kevin Brando), Waldemar veut s'accaparer les lieux pour
une raison : la présence entre les quatre murs de la demeure
d'un ouvrage maléfique au pouvoir immense. Si puissant que le défunt
avait laissé une note dans le réfrigérateur à l'attention de ses
héritiers. Mais trop tard puisque le petit génie de la famille en
la personne de Billy a déjà mis la main sur le livre en question et
en a feuilleté quelques pages. Libérant ainsi de monstrueuses
créatures semblant provenir de vieilles bandes horrifiques
américaines en noir en blanc. Les Hyatt vont donc devoir combattre
l'envahisseur tandis que la mère de famille aura subit la morsure du
vampire Waldemar, la contraignant à fuir notamment tout plat préparé
avec de l'ail ! Saturday the 14th
n'a
donc aucun point commun avec le fameux slasher
ou avec Jason Voorhees mais davantage avec certains classiques du
cinéma d'horreur et d'épouvante. L'on croise ainsi au détour d'une
séquence un ersatz de L'Étrange Créature du lac noir du film
éponyme signé de Jack Arnold en 1954. Il est même fait référence
aux Dents de la mer
de Steven Spielberg lorsque la jeune Debbie prend son bain dans la
salle de bain de leur nouvelle maison. Une séquence d'ailleurs assez
troublante en ce sens où elle rappelle également la fameuse scène
de la baignoire des Griffes de la nuit
de Wes Craven qui pourtant ne sera tournée que trois ans après la
sortie de Saturday the 14th
!
Hommage ou pas de la part du cinéaste américain, aucune information
à ce sujet ne semble avoir filtré. Si d'ailleurs quelqu'un est au
courant de quoi que ce soit s'agissant de ce détail du film, il
sait déjà quoi faire (un petit mot en commentaire). Pour le reste,
le long-métrage de Howard R. Cohen demeure relativement anecdotique.
Pourtant, le réalisateur évite en grande partie tous les écueils
propres à ce genre de projet de parodie. En effet, Saturday
the 14th évite
les gags trop lourds et la vulgarité est heureusement absente du
récit. Reste une comédie-horrifique dotée de quelques sympathiques
Craignos
Monsters...
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