Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mercredi 11 juin 2025

Saturday the 14th de Howard R. Cohen (1981) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

En 1980 sort sur les écrans l'un des plus célèbres slashers du l'histoire du genre sous le titre Friday the 13th. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et nombre de suites ont vu le jour. Quant à son fameux boogeyman Jason Voorhees, il est véritablement apparu pour la première fois dans le rôle du tueur lors du second volet de la franchise intitulé chez nous, Le tueur du vendredi. Beaucoup s'en sont depuis inspirés. Charriant ainsi parfois d'excellentes surprises et de beaucoup moins bonnes. Il en est même qui ne s'y sont pas pris à deux fois pour se poser la question du masque que porterait leur meurtrier comme dans le cas de Unmasked Part 25 d'Anders Palm dans lequel le tueur porte un temps une protection similaire à celle du tueur de Crystal Lake ! Alors que le second volet de la saga Friday the 13th sort en 1981, la même année, le réalisateur et scénariste américain Howard R. Cohen en profite pour mettre en scène Saturday the 14th. Une parodie, certes, mais pas de celles auxquelles on peut s'attendre lorsque le titre se rapproche si dangereusement de l'un des étendards de la Teen-Horror outre-atlantique. Bien que ce dernier tente de nous faire avaler la pilule selon laquelle le titre pourrait directement se référer aux longs-métrages que Sean Cunningham et Steve Miner réalisèrent successivement en 1980 et 1981, en réalité, Saturday the 14th ne porte à aucun moment la griffe du Slasher tel que le conçoivent les fans. Et s'il s'agit bien d'un film d'horreur humoristique à tendance parodique, le long-métrage de Howard R. Cohen est en fait beaucoup plus proche de ces films qui réunissent toute une galerie de créatures issues du bestiaire fantastique. C'est ainsi qu'accompagné de son épouse, Waldemar, lequel n'a apparemment rien à voir avec le personnage de Waldemar Daninsky qui provient, lui, d'un univers lycanthrope, fait ici mine de représenter une version parodique du célèbre Dracula. Le couple ironisant d'ailleurs sur leur volonté de passer inaperçus malgré leur déguisement !


Alors qu'un vieil homme a légué sa maison en ruine à son fils et son épouse (Richard Benjamin et Paul Prentiss dans les rôles de John et Mary Hyatt) qui en outre sont les parents de Debbie et Billy (Kari Michaelson et Kevin Brando), Waldemar veut s'accaparer les lieux pour une raison : la présence entre les quatre murs de la demeure d'un ouvrage maléfique au pouvoir immense. Si puissant que le défunt avait laissé une note dans le réfrigérateur à l'attention de ses héritiers. Mais trop tard puisque le petit génie de la famille en la personne de Billy a déjà mis la main sur le livre en question et en a feuilleté quelques pages. Libérant ainsi de monstrueuses créatures semblant provenir de vieilles bandes horrifiques américaines en noir en blanc. Les Hyatt vont donc devoir combattre l'envahisseur tandis que la mère de famille aura subit la morsure du vampire Waldemar, la contraignant à fuir notamment tout plat préparé avec de l'ail ! Saturday the 14th n'a donc aucun point commun avec le fameux slasher ou avec Jason Voorhees mais davantage avec certains classiques du cinéma d'horreur et d'épouvante. L'on croise ainsi au détour d'une séquence un ersatz de L'Étrange Créature du lac noir du film éponyme signé de Jack Arnold en 1954. Il est même fait référence aux Dents de la mer de Steven Spielberg lorsque la jeune Debbie prend son bain dans la salle de bain de leur nouvelle maison. Une séquence d'ailleurs assez troublante en ce sens où elle rappelle également la fameuse scène de la baignoire des Griffes de la nuit de Wes Craven qui pourtant ne sera tournée que trois ans après la sortie de Saturday the 14th ! Hommage ou pas de la part du cinéaste américain, aucune information à ce sujet ne semble avoir filtré. Si d'ailleurs quelqu'un est au courant de quoi que ce soit s'agissant de ce détail du film, il sait déjà quoi faire (un petit mot en commentaire). Pour le reste, le long-métrage de Howard R. Cohen demeure relativement anecdotique. Pourtant, le réalisateur évite en grande partie tous les écueils propres à ce genre de projet de parodie. En effet, Saturday the 14th évite les gags trop lourds et la vulgarité est heureusement absente du récit. Reste une comédie-horrifique dotée de quelques sympathiques Craignos Monsters...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...