Bon... Étant donné que
La Casa dell'Orco
fait probablement partie des plus mauvaises expériences
télévisuelles horrifiques auxquelles j'ai pu assister en un peu
plus d'un demi-siècle, on ne va pas trop s'attarder sur le fond de
l'histoire, écrite par Dardano Sacchetti et... Lamberto Bava. Oui,
oui, ce tâcheron qui réussi malgré tout à pondre en 1980 un
Macabro
tout à fait convenable avant de signer coup sur coup, les purges La
Casa con la Scala nel Buio
et Shark - Rosso nell'Oceano
en 1983 et 1984. Passons sur Blasfighter
et sur les deux volets Dèmoni
pour lambiner autour de ce qui fut le troisième des quatre téléfilms
que le réalisateur italien mis en scène pour la série Brivido
giallo
qui à l'origine devait en compter un de plus ! Après Una
Notte al Cimitero,
Per sempre
et avant A Cena col Vampiro,
en une seule année Lamberto Bava a donc tourné ces trois opus ainsi
que La Casa dell'Orco.
Prétendument similaire à celui de Quella Villa
Accanto al Cimitero
de Lucio Fulci d'après son auteur lui-même, le scénariste Dardano
Sacchetti explique alors que le script avait à l'origine était
justement prévu pour être celui du dernier opus de la Trilogia
della Morte
(ou trilogie de l'apocalypse) de Lucio Fulci débutée en 1980 avec
Paura nella Città dei Morti Viventi,
poursuivie en 1981 avec ...e tu Vivrai nel
Terrore! - L'Aldilà et
conclue la même année avec Quella Villa Accanto
al Cimitero.
Les spectateurs remarqueront d'ailleurs que l'un des interprètes
principaux de La Casa dell'Orco
est le même que celui qui incarna le rôle du docteur Norman Boyle
dans le troisième volet de la trilogie. En effet, l'acteur italien
Paolo Malco interprétait sept ans plus tard le personnage de Tom,
époux de Cheryl, auteur de romans d'épouvante traumatisée durant
son enfance par d'abominables cauchemars et qui à l'écran est
incarnée par l'actrice Virginia Bryant. L'histoire débute peu ou
prou lorsque le couple et leur fis Bob (Patrizio Vinci) s’installent
dans un château délabré à la peu élogieuse réputation (voir
l'attitude des habitants du coin s'agissant de son évocation).
D'étranges événements vont s'y produire et alors que Cheryl a
débuté l'écriture de son nouveau roman, il lui semble que le
monstre qui hantait ses cauchemars a pris forme dans les catacombes
de l'édifice... C'est à peu près tout ce qu'il y a à savoir au
sujet de ce téléfilm qui testera sans nul doute l'endurance des
téléspectateurs les plus endurcis. En effet, rarement l'on aura eu
l'opportunité d'assister à tel spectacle de désolation.
D'une
mollesse et d'une répétitivité absolues, La
Casa dell'Orco
dépasse les normes en matière de ventres mous. Quelques détails
semblent ensuite confirmer que le scénario repose effectivement sur
celui qui avait à l'origine été rédigé pour Quella
Villa Accanto al Cimitero.
Outre le fait que l'on retrouve l'acteur Paolo Malco, que sa présence
soit le fait du hasard ou d'une forme d'opportunisme, celle, parmi
les personnages, du fils prénommé Bob semble donc corréler le fait
que ce dernier, incarné ici aussi par un jeune interprète, fut
celui-là même qui fut l'un des trois membres de la famille
Boyle sept ans auparavant ! Deux gamins qui dans un cas comme
dans l'autre entretiennent en outre une relation amicale avec deux
jeunes filles toutes aussi étranges l'une que l'autre. Maintenant,
évoquons l'intéressant imbroglio qui concerne l'un des titres sous
lesquels le film est sorti sur certains territoires. Tout comme cette
fausse saga intitulée La Casa au
sein de laquelle les distributeurs italiens osèrent intégrer les
deux premiers volets de la franchise Evil Dead
ainsi
que les opus 2 et 3 de la série de films House,
il est arrivé qu'après le succès rencontré par les deux volets
officiels de la saga Dèmoni
l'on pu découvrir La Casa dell'Orco
traduit sous le titre Demons III : The
Ogre !
Et c'est là que tout se complique. Alors qu'un Demons
5 : La Maschera del Demonio
réalisé par Lamberto Bava lui-même voit le jour en 1990 alors que
Luigi Cozzi avait un an auparavant (!!!) réalisé Demons
6 : De Profundis,
ce qui devait être à l'origine le troisième volet de la franchise
réalisé par Michele Soavi devint finalement en 1989, La
Chiesa
(sorti chez nous sous le titre Sanctuaire).
Vous en voulez encore ? N'ayant lui-même aucun rapport avec les
deux opus d'origine, Noite Maldita - Dèmoni 3
d'Umberto Lenzi a quant à lui vu le jour en 1991. Bref, autant dire
que dans tout ce bazar, il est parfois difficile de s'y retrouver.
Concernant La Casa dell'Orco
à proprement parler, inutile de dire que le téléfilm est une
purge. Ennuyeux et surtout CRISPANT. En cause : une bande
musicale signée du compositeur britannique Simon Boswell constituée
de deux musiques qui tournent en boucle durant plus d'une
heure-trente. Insupportable !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire