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jeudi 12 juin 2025

La Casa dell'Orco de Lamberto Bava (1988) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 




 

Bon... Étant donné que La Casa dell'Orco fait probablement partie des plus mauvaises expériences télévisuelles horrifiques auxquelles j'ai pu assister en un peu plus d'un demi-siècle, on ne va pas trop s'attarder sur le fond de l'histoire, écrite par Dardano Sacchetti et... Lamberto Bava. Oui, oui, ce tâcheron qui réussi malgré tout à pondre en 1980 un Macabro tout à fait convenable avant de signer coup sur coup, les purges La Casa con la Scala nel Buio et Shark - Rosso nell'Oceano en 1983 et 1984. Passons sur Blasfighter et sur les deux volets Dèmoni pour lambiner autour de ce qui fut le troisième des quatre téléfilms que le réalisateur italien mis en scène pour la série Brivido giallo qui à l'origine devait en compter un de plus ! Après Una Notte al Cimitero, Per sempre et avant A Cena col Vampiro, en une seule année Lamberto Bava a donc tourné ces trois opus ainsi que La Casa dell'Orco. Prétendument similaire à celui de Quella Villa Accanto al Cimitero de Lucio Fulci d'après son auteur lui-même, le scénariste Dardano Sacchetti explique alors que le script avait à l'origine était justement prévu pour être celui du dernier opus de la Trilogia della Morte (ou trilogie de l'apocalypse) de Lucio Fulci débutée en 1980 avec Paura nella Città dei Morti Viventi, poursuivie en 1981 avec ...e tu Vivrai nel Terrore! - L'Aldilà et conclue la même année avec Quella Villa Accanto al Cimitero. Les spectateurs remarqueront d'ailleurs que l'un des interprètes principaux de La Casa dell'Orco est le même que celui qui incarna le rôle du docteur Norman Boyle dans le troisième volet de la trilogie. En effet, l'acteur italien Paolo Malco interprétait sept ans plus tard le personnage de Tom, époux de Cheryl, auteur de romans d'épouvante traumatisée durant son enfance par d'abominables cauchemars et qui à l'écran est incarnée par l'actrice Virginia Bryant. L'histoire débute peu ou prou lorsque le couple et leur fis Bob (Patrizio Vinci) s’installent dans un château délabré à la peu élogieuse réputation (voir l'attitude des habitants du coin s'agissant de son évocation). D'étranges événements vont s'y produire et alors que Cheryl a débuté l'écriture de son nouveau roman, il lui semble que le monstre qui hantait ses cauchemars a pris forme dans les catacombes de l'édifice... C'est à peu près tout ce qu'il y a à savoir au sujet de ce téléfilm qui testera sans nul doute l'endurance des téléspectateurs les plus endurcis. En effet, rarement l'on aura eu l'opportunité d'assister à tel spectacle de désolation.


D'une mollesse et d'une répétitivité absolues, La Casa dell'Orco dépasse les normes en matière de ventres mous. Quelques détails semblent ensuite confirmer que le scénario repose effectivement sur celui qui avait à l'origine été rédigé pour Quella Villa Accanto al Cimitero. Outre le fait que l'on retrouve l'acteur Paolo Malco, que sa présence soit le fait du hasard ou d'une forme d'opportunisme, celle, parmi les personnages, du fils prénommé Bob semble donc corréler le fait que ce dernier, incarné ici aussi par un jeune interprète, fut celui-là même qui fut l'un des trois membres de la famille Boyle sept ans auparavant ! Deux gamins qui dans un cas comme dans l'autre entretiennent en outre une relation amicale avec deux jeunes filles toutes aussi étranges l'une que l'autre. Maintenant, évoquons l'intéressant imbroglio qui concerne l'un des titres sous lesquels le film est sorti sur certains territoires. Tout comme cette fausse saga intitulée La Casa au sein de laquelle les distributeurs italiens osèrent intégrer les deux premiers volets de la franchise Evil Dead ainsi que les opus 2 et 3 de la série de films House, il est arrivé qu'après le succès rencontré par les deux volets officiels de la saga Dèmoni l'on pu découvrir La Casa dell'Orco traduit sous le titre Demons III : The Ogre ! Et c'est là que tout se complique. Alors qu'un Demons 5 : La Maschera del Demonio réalisé par Lamberto Bava lui-même voit le jour en 1990 alors que Luigi Cozzi avait un an auparavant (!!!) réalisé Demons 6 : De Profundis, ce qui devait être à l'origine le troisième volet de la franchise réalisé par Michele Soavi devint finalement en 1989, La Chiesa (sorti chez nous sous le titre Sanctuaire). Vous en voulez encore ? N'ayant lui-même aucun rapport avec les deux opus d'origine, Noite Maldita - Dèmoni 3 d'Umberto Lenzi a quant à lui vu le jour en 1991. Bref, autant dire que dans tout ce bazar, il est parfois difficile de s'y retrouver. Concernant La Casa dell'Orco à proprement parler, inutile de dire que le téléfilm est une purge. Ennuyeux et surtout CRISPANT. En cause : une bande musicale signée du compositeur britannique Simon Boswell constituée de deux musiques qui tournent en boucle durant plus d'une heure-trente. Insupportable !

 

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