Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


lundi 16 juin 2025

Predator: Killer of Killers de Dan Trachenberg (2025) - ★★★★★★★★☆☆

 


 

Depuis ses débuts en 1987 avec l'excellent Predator signé John McTiernan et notamment interprété par Arnold Schwarzenegger, la franchise s'est étoffée de nombreuses suites et crossovers parmi lesquels certains ne font pas officiellement partie de l'univers. L'on évoquera donc d'une part, l’œuvre originale, suivie de Predator 2 de stephen Hopkins en 1990, Predators de Nimrod Antal en 2010 et du pitoyable The Predator de Shane Black en 2018. L'on inclura d'autre part les deux crossovers Alien vs. Predator et Aliens vs. Predator : Requiem respectivement réalisés par Paul W.S.Anderson et les frères Greg et Collin Strause en 2004 et 2007. S'agissant des faux segments, l'on évoquera notamment le Predator : Dark Age de James Busheet ou le Mashup Rambo VS Predator : First Green Blood du regretté Antonio Maria Da Silva. L'on ajoutera enfin la toute nouvelle génération de longs-métrages initiée voilà trois ans avec Prey de Dan Trachenberg. Premier volet d'une suite de films situant leur action dans l'univers du célèbre chasseur extraterrestre reptilien mais à des époques cette fois-ci radicalement différentes. Dans Prey, le réalisateur évoquait théoriquement la première apparition du Predator sur notre planète, lequel affrontait alors la jeune Naru, membre d'une tribu d'indiens Comanches. L'intrigue situait son action en 1719, mais en 2025, et alors que s'apprête à sortir en novembre prochain le nouveau film en live action de la franchise, Predator : Badlands, Dan Trachenberg démontre avec le film d'animation Predator: Killer of Killers que la venue de ces créatures remonte en fait à beaucoup plus loin. En effet, découpé en quatre chapitre tous situés à des époques différentes, le nouveau longs-métrage de la saga débute en Scandinavie et en 841 de notre ère. Période durant laquelle, la viking Ursa mène une croisade afin de tuer le chef Zoran de la tribu Krivich qui fut responsable de la mort de son père des décennies en arrière. Accompagnée de son fils, ils accèdent à la forteresse où l'ennemi juré d'Ursa et tué par sa progéniture prénommée Anders. S'ensuit un combat entre la viking et un Predator... L'aventure se poursuit près de huit-cent ans plus tard, au temps du Japon Féodal. Bien des années après que les deux jeunes fils d'un seigneur de guerre samouraï se soient affrontés lors d'un duel, Kenji qui fut blessé lors du combat avec son frère et pris ensuite la fuite retrouve Kiyoshi pour se venger. Là encore, après un nouveau duel, les deux frères devenus depuis des hommes vont devoir à leur tour affronter un Predator... Nouveau voyage dans le temps puisque le troisième acte de Predator: Killer of Killers se situe désormais en 1941 en plein océan Atlantique. Alors que la guerre fait rage contre l'Allemagne Nazie, le jeune pilote de l'US Navy Torres ainsi que plusieurs compagnons sont pris en chasse par un étrange vaisseau conduit là encore par un Predator.


Lors du combat, la totalité ou presque de l'escadron est détruit par ce dernier. Une fois ces trois chapitres arrivés à leur terme, le dernier acte réuni les trois valeureux héros qui tous ont survécu aux duels qui les opposèrent aux créatures extraterrestres. Maintenant en état de biostase, ils vont cette fois-ci devoir se battre contre leur ennemi commun, dans une arène située non plus sur notre planète mais sur celle des Predators... Passer du Live Action au film d'animation est toujours une aventure périlleuse. Après avoir signé en 2022 un Prey qui avait su renouer la franchise Predator avec les fans de la première heure, Dan Trachenberg parvient non seulement à signer une oeuvre différente tout en demeurant parmi les meilleures d'entre toutes. Le scénario de Micho Robert Rutare semble très proche de celui qu'écrivirent Alex Litvak et Michael Finch pour le compte de Predators de Nimrod Antal. Réunissant ainsi des protagonistes de bords différents, il accentue en outre la différence entre chacun d'entre eux en exploitant des personnages qui viennent d'époques et de lieux radicalement différents. Si l'animation semble parfois manquer étrangement de fluidité, on ne peut en revanche critiquer l'aspect visuel de l'ensemble. Alors que les chapitres respectivement intitulés The Shield, The Sword et The Bullet se déroulent lors de saisons différentes (l'hiver pour le premier, l'automne pour le second et l'été pour le dernier), il arrive parfois que l'on soit admiratif devant le spectacle qui nous est proposé. Et notamment lors de l'affrontement entre les deux frères Kenji et Kiyoshi. Entre le mode d'infiltration du premier, devenu depuis un Shinobi (terme signifiant se cacher, se dérober) de part ses talents en matière de furtivité, l'affrontement entre les deux frères puis celui qui les oppose au Predator, le cadre est absolument somptueux. À travers des décors d'une confondante poésie, la patine automnale de l'ensemble dénote presque vis à vis de l'esthétique générale du long-métrage. Predator: Killer of Killers est aussi l'occasion de découvrir divers types de créatures dont plusieurs ''modèles'' de Predators dont on pourra tout de même émettre quelques doutes concernant le premier d'entre eux (sorte d'énorme masse bodybuildée dont la tête est bien trop petite au regard du reste du corps!). Les effets-spéciaux numériques sont donc parfois d'une qualité exceptionnelle et se rapprochent notamment du style visuel de la trilogie de jeux vidéos Assassin's Creed Chronicles que les amateurs de la saga vidéoludique connaissent forcément. Bref, si l'on demeure circonspect s'agissant du futur Predator : Badlands s'agissant de la gueule du nouveau Predator qui nous a été récemment présentée, au vu de ce qu'a produit pour l'instant Dan Trachenberg concernant sa participation à l'univers Predator, les fans peuvent d'ors et déjà se sentir en confiance...!

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...