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mercredi 28 mai 2025

Until Dawn de David F. Sandberg (2025) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Il y a quelques semaines, un collègue de travail affirmait mordicus que Sinners de Ryan Coogler était sans conteste LE film d'horreur de cette année 2025. Après révision (soit un peu trop tardivement puisque j'eus entre-temps l'occasion de le découvrir), il revint sur son affirmation en précisant qu'il avait sans doute quelque peu exagéré son propos. ''Quelque peu'', ouais...! Une œuvre sympathique, certes, dotée de quelques passages forts intéressants, il est vrai, mais finalement très en dessous des quelques références auxquelles son auteur semblait s'être accroché. Paf ! Voilà que plusieurs semaines plus tard, ce même collègue de travail m'affirme cette fois-ci qu'il a tout récemment découvert un excellent film d'horreur. Sans toutefois avoir cette fois-ci l'outrecuidance de me faire croire qu'aucun des longs-métrages horrifiques à venir ne pourra l'égaler. Bon ! J'veux bien lui donner une seconde chance à ce petit jeune qui me paraît finalement bien fragile psychologiquement pour avoir été aussi sensible devant des œuvres qui ne méritent pas tant d'éloges. Until Dawn (sous-titré La mort sans fin en France) du réalisateur, scénariste et producteur américain David F. Sandberg est donc ce nouvel objet que révère pour le moment ce vaillant gaillard qui chaque fois qu'un film d'horreur, fantastique ou d'épouvante passe dans son cinéma de quartier se déplace pour y ressentir quelques doux frissons ! Rendu célèbre grâce à son très remarqué et très efficace court-métrage Lights Out en 2013 auquel il donna une pénible et beaucoup trop longue version cinématographique trois ans plus tard, David F. Sandberg a notamment signé en 2017, Annabelle 2 : La Création du mal avant de revenir cette année avec un projet pas tout à fait personnel puisque le scénario a été confié à Blair Butler et Gary Dauberman sur la base de leur propre histoire. Until Dawn ressemble à du Fan Service sinuant dans les travées du cinéma d'horreur et d'épouvante estampillés années 70/80/90. Du fantastique également, genre avec lequel le film semble être le plus en accord. En effet, sous ses airs de Slasher dénué de toute originalité, le long-métrage s'inscrit tout d'abord dans la mode des adaptations sur grand écran de concept initialement conçus pour l'univers vidéoludique. Car Until Dawn, c'est à l'origine un jeu vidéo d'origine britannique conçu par le studio de développement Supermassive Games basé à Guildforde, en Angleterre.


Véritable hommage au genre Slasher largement mieux apprécié au cinéma que dans les salons dotés de consoles de jeux, c'est donc désormais au septième art de rendre son tribut au jeu en l'adaptant dans les salles obscures. Pourtant, Until Dawn ne s'arrête pas précisément sur ce seul sous-genre du cinéma d'épouvante et d'horreur. Le long-métrage de David F. Sandberg ne se conçoit ainsi que dans la forme que prennent certaines morts quand d'autres font strictement appel à des phénomènes d'ordre surnaturels. Constitués essentiellement d'un groupe de cinq jeunes adultes, les héros du récit se retrouvent ainsi tous ensemble piégés dans une demeure entourée par un mur d'eau que l'on croit deviner infranchissable. Dès lors, ils vont connaître une mort affreuse durant les trente premières minutes du récit. Allez, clap de fin, on remballe tout.................. ! Sauf que l'un des tout premiers phénomènes surnaturels en question va se produire tout juste après que la dernière victime ait rendu son dernier souffle. Alors qu'un sablier trônant dans la salle principale de la demeure enclenche un système d'horlogerie, Clover, Max, Megan, Nina et Abel reviennent à la vie. Les uns et les autres ont conservé certains stigmates de leur agression et vont désormais devoir survivre à cette nuit de cauchemar qui les verra mourir à de nombreuses reprises et sous diverses formes..... Voilà l'essentiel de ce qu'il faut retenir du scénario. Un script tellement généreux, tellement ambitieux diront certains, qu'il s'emmêle les pinceaux à trop vouloir rajouter des sous-intrigues à un récit jusque là plutôt limpide (Clover et ses amis sont venus là pour retrouver sa sœur Melanie disparue quelques temps auparavant). Scénaristiquement parlant, Until Dawn est donc effectivement plutôt brouillon. Un étalage d'idées et de concepts qui auraient dû donner du peps au récit et pourtant, le film se vautre dans des redites qui rendent le déroulement de l'intrigue assez pénible à suivre. Entre des ventres mous, une complexification inutile mais des meurtres en pagaille dont des explosions carrément jouissives, le film se permet d'investir dans un référencement cinéphilique plutôt amusant. C'est ainsi que certains spectateurs retrouveront sans doute quelques références à des œuvres telles que Triangle de Christopher Smith, Evil Dead de Sam Raimi, It Follows de David Robert Mitchell ou encore Tourist Trap de David Schmoeller. Entre Slasher, boucle temporelle (du pauvre), fantastique, gore tandis que certains plans sont imbibés de Found Footage un peu à la manière des terrifiants plans terminaux de [•REC] de Paco Plaza et Jaume Balagueró. Évidemment, chacun y trouvera ses propres modèles. À noter la présence de l'acteur Peter Stormare dans le rôle du Dr. Hill. Au final, Until Dawn est bien trop long (plus de cent minutes), assez mal fagoté malgré quelques péripéties intéressantes. Bref, vite vu, vite oublié...

 

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