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jeudi 29 mai 2025

Spithood de Tim Pine (2024) - ★★★★☆☆☆☆☆☆


Spithood de Tim Pine a tout du projet initial. D'un premier film bancal réalisé par un tout nouvel auteur. D'une œuvre portant tous les espoirs de son réalisateur et scénariste et qui pourtant accumule les failles tout en étant touchant de naïveté. Tim Pine aura au moins retenu une leçon : qu'écourter son intrigue et se contenter d'aller à l'essentiel est bien la meilleure façon de retenir son public jusqu'au bout. Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, avec ses cinquante-huit minutes au compteur, Spithood n'échappe pas à cette malédiction qui consiste à produire des ventres mous incrustés au sein d'un long-métrage que son auteur n'avait sans doute pas prévu d'exposer lors du tournage. Il convient tout d'abord d'expliquer ce à quoi le public devra faire face. Ici, rien de bien innovant puisqu'il s'agit d'un énième slasher situant son action en milieu médical. Ici, un hôpital psychiatrique qui doit fermer ses portes dès le lendemain. Un contexte plus ou moins proche de celui de The Incident d'Alexandre Courtès ou de Terreur à l’hôpital central de Jean-Claude Lord et dans lequel les employés accueillent pour leur toute dernière nuit dans l'établissement, un tueur extrêmement dangereux qui a fait cinq victimes parmi la gente féminine. Escorté par la police, il est donc confié à Mason (Thibum Nettle) et ses collègues parmi lesquels l'on trouve Jeeves (Nick Butland), Maise (Gail Morrison), Mel (Natasha Wanganeen) ou encore Ashley (Claudia Bonifazio), la petite amie de Mason. Parmi les interprètes, une partie d'entre eux débute ici leur métier d'acteur dans le cinéma. Contrairement à certains dont la carrière à commencé plus ou moins tardivement. À l'image de Matt Connelly qui incarne dans le cas présent le rôle de Paul Atkins, le tueur en série du récit qui après avoir été enfermé dans l'une des chambres de l’hôpital psychiatrique va parvenir on ne sait par quel miracle à s'en échapper pour commettre ensuite toute une série d'assassinats ! Une fuite qui s'observe d'ailleurs tout d'abord comme une incohérence scénaristique bien que la fin donnera du sens à ce véritable miracle ''houdinique'' tout d'abord improbable avant qu'un événement tardif ne le crédibilise... Spithood arrive des décennies en retard...


Et le peu de maîtrise de son auteur, lequel semble avoir beaucoup de mal à diriger ses acteurs et à mettre en scène un sujet écrit en collaboration avec Thibul Nettle et Travis Akbar, cause une série de défaillances ininterrompue ! La sensation de vivre une expérience horrifique située dans un environnement psychiatrique et donc anxiogène est relativement mal exploitée. Les environnements eux-mêmes sont mal employés. En dehors de notre criminel se trouve enfermée dans l'une des chambres de l'institut, une femme qui n'a semble-t-il pas toute sa tête et passe son temps à rire et à communiquer avec son coussin ! La plupart des séquences tournent autour de la quinzaine de personnages qui ''hantent'' encore les murs de l'établissement et dont l'attitude étonne lorsqu'ils apprennent que le tueur s'est échappé de sa cellule ! Passifs, détachés, voire même décontractés, les voici qui restent assis alors qu'un dingue arpente désormais les couloirs de l’hôpital ! Ils ont beau appeler la police qui sait pertinemment qu'un tueur en série est présent entre les murs de l'établissement, cette dernière jettera un simple coup d’œil de l'extérieur avant de repartir vaquer à ses occupations lorsqu'elle sera dépêchée d'urgence sur les lieux après un appel affolé de l'un des membres du service de sécurité ! Spithood est piteusement interprété. Au point que l'on a parfois l'impression d'assister à un spectacle de type Soap Opera, avec ses longues lignes de dialogue sans intérêt, ses scènes d'action mollassonnes ou encore ses meurtres qui auraient mérité un surcroît de violence graphique mais qui pour certains sont commis hors champ de la caméra. Ne parlons même pas du tueur, affublé d'un ridicule masque de protection respiratoire et d'un filet de plastique sur la tête que les autorités conseillent aux membres du groupe de ne surtout pas retirer. Si l'on peut envisager qu'aucun d'entre eux ne prendra le risque de contrevenir aux ordres de la police, qu'est-ce qui en revanche empêche le tueur de se l'ôter une fois les mains libres ? Bref, Spithood peut se voir comme la risée du genre Slasher. Une parodie bien involontaire qui accumule les fautes de goût, les invraisemblances et qui a l'outrecuidance d'être relativement ennuyeux malgré sa courte durée...


1 commentaire:

  1. Avec un nom pareil, je l'aurais plutôt vu réaliser des pornos... :-) Mais il est vrai qu'en anglais, le mot n'a pas la même signification. Cela dit, il y a bien des Américains qui se prénomment "Dick"... Ce ne doit pas être facile à porter (sic)... :-)

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