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vendredi 23 mai 2025

Ozone, Attack of the Redneck Mutants de Matt Devlin (1986) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Pour son premier et à l'heure actuelle unique long-métrage réalisé en solo, Matt Devlen a mis les petits plats dans les grands. Véhicules de luxe. Décors époustouflants. Effets-spéciaux remarquables. Et surtout, présence d'immenses interprètes au générique.... Humpf ! Vous y croyez vraiment ? Avec un titre pareil, Ozone, Attack of the Redneck Mutants ressemble en réalité plutôt à un film fauché. Une série ultra Z jouée par des amateurs du cru, sélectionnés parmi les habitants de cette minuscule localité américaine où fut tournée cette production à la réputation ô combien galvaudée. Le genre de film qui du haut de ses quarante années d'existence (ou presque) n'a jamais fini de faire fantasmer celles et ceux qui ne l'on toujours pas vu. C'est donc des décennies après avoir bavé sur l'affiche d'un double programme proposant Ozone, Attack of the Redneck Mutants ainsi que Abomination de Bret McCormick que j'ai réussi à mettre la main sur l'un et l'autre de ces deux longs-métrages gore dont le premier est très loin d'atteindre les attentes qui furent les miennes. Le problème, voyez-vous, n'est pas tant que le film soit mal joué, qu'il soit visuellement atroce et que les effets-spéciaux gore soient essentiellement constitués de scènes de vomi et de quelques apparitions de mutants dont le visage semble avoir été passé à la broyeuse à végétaux. Non, le principal soucis de Ozone, Attack of the Redneck Mutants, c'est son rythme. Le film de Matt Devlin ressemble davantage à une trop longue séance de villégiature dans l'un des trous du cul de l'Amérique profonde. Avec ses ploucs en chemise à carreaux et leur visage de demeurés. Ici, pas une bimbo pour vous accueillir les bras ouverts garnis de promesses humides ! Non ! Que des vieilles dames plus ou moins fripées dont le réalisateur partage avec le spectateur, leur quotidien. Tandis que l'une étend son linge, son époux s'occupe d'aligner des pastèques. Puis c'est au tour pour cette bonne ménagère de faire la vaisselle tandis que le mari arrose le jardin. Après une séance de repassage, l'on passe à une autre vieille dame dont l'âge semble presque canonique. Durant de longue, trop longues secondes, la voilà qui nourrit ses poissons avec tendresse et amour. Le spectateur ivre de pouvoir assister au morne quotidien de celle-ci sera ravit d'apprendre qu'elle réapparaîtra à de nombreuses reprises lors du déroulement du récit. Une intrigue qui entre-temps nous aura malgré tout présenté la véritable héroïne du récit : Arlene Wells (l'actrice Blue Thompson).


Une jeune femme venue dans la région afin d'enquêter sur les désastres environnementaux provoqués sur la couche d'ozone par des compagnies utilisant des produits chimiques qui la détruisent. La faune et la flore étant les premières victimes de ce désastre écologique, les répercussions sont rapidement visibles. Le film s'ouvre sur un type qui se vide les tripes dans des toilettes avant de vomir le contenu de son estomac. Tout au long de ce film abominablement bavard l'on assiste à quelques scènes gore plutôt craspecs mais dont le nombre relativement réduit gâche l'ensemble du long-métrage. En effet, Ozone, Attack of the Redneck Mutants est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop bavard. L'horreur étalée à l'écran se contente parfois de quelques jets d'hémoglobine sur les murs d'une cuisine sans que l'on assiste réellement à la boucherie. Le maquillages des Mutants invoqués par le titre est vraiment sommaire. Autant que ceux des zombies (à tronches de pizzas) du film culte d'Umberto Lenzi Incubo Sulla Città Contaminata (connu chez nous sous le titre L'avion de l'apocalypse), ils témoignent comme tout le reste d'un budget dérisoire et d'un sens du bricolage franchement pas tout à fait aussi émérite que celui de Sam Raimi lors du tournage de Evil Dead. Ozone, Attack of the Redneck Mutants bénéficie d'une aura culte qui retombe très vite dès lors que l'on commence à visionner le film. Une impression de s'être longtemps voilé la face au sujet de ce véritable fantasme pour amateurs de cinéma gore. D'autant plus qu'à la même époque, Peter Jackson avec Bad Taste et Jim Muro avec Street Trash s'apprêtèrent à marquer à tout jamais l'esprit des fans d'horreur dégoulinante en proposant deux des plus grands monuments du cinéma gore ! Bref, Ozone, Attack of the Redneck Mutants reste un objet de curiosité assez chiant à vrai dire. On en retiendra surtout un sympathique arrachage de langue. Pour le reste, le film est beaucoup trop mou, bavard, rallongé superficiellement par de trop nombreuses séquences inutiles...

 

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