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samedi 24 mai 2025

Abbott and Costello go to Mars (1953) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


Avec Abbott and Costello go to Mars, on change de décennie et l'on se retrouve directement projetés en 1953. On change également de registre par rapport aux deux longs-métrages précédemment chroniqués puisqu'ici, il ne s'agit plus de fantastique ou d'épouvante mais de science-fiction. Notons que le titre français prend des libertés avec l'original puisque de la planète rouge, nous passons à la seconde la plus proche du soleil. En effet, nos deux nigauds préférés ne se rendent plus sur Mars mais sur la planète Vénus dans sa traduction hexagonale, Deux Nigauds chez Vénus ! C'est encore un Charles qui met en scène le duo de comiques américains mais dans le cas présent, il ne s'agit plus Charles... Barton mais de Charles... Lamont. Durant une dizaine d'années, le réalisateur tournera une somme astronomique de courts-métrages avant de réaliser en 1934 son tout premier long format, le drame The Curtain Falls. Les quatre années suivantes oscilleront entre courts et longs-métrages avant qu'il n'abandonne les premiers pour se concentrer sur les seconds jusqu'en 1956, à la suite de quoi, Charles Lamont ne tournera plus que pour le petit écran. Durant une carrière de metteur en scène riche et constituée de plus de deux-cent cinquante courts et longs-métrages ainsi que d'épisode de séries télévisées, le réalisateur tournera une dizaine de films aux côtés de Bud Abbott et Lou Costello dont Bud Abbott and Lou Costello Meet the Invisible Man en 1951 ainsi que Abbott and Costello Meet Dr. Jekyll and Mr. Hyde deux ans plus tard. Changement de programme donc pour nos deux comiques, s'intéressant pour semble-t-il la seule fois de leur carrière en commun à la science-fiction...


Le long-métrage voit Bud Abbott et Lou Costello se retrouver à bord d'une fusée en partance pour la planète Mars. Du moins le croient-il alors qu'en réalité, et après avoir fait toute une série de (trop longues) pirouettes dans le ciel à bord de l'engin, l'appareil fini par atterrir à la Nouvelle-Orléans. Interloqués par les individus qu'ils croisent en chemin, les deux hommes ne se doutent pas qu'ils viennent d'atterrir au beau milieu d'un carnaval. Ce qui tombe assez bien puisque l'un et l'autre, croyant être au contact des martiens et affublés de combinaisons spatiales, vont pouvoir se fondre dans la foule sans se faire remarquer. Mais alors qu'il décident d'aller manger un morceau dans un restaurant, les fugitifs Harry et Mugsy (respectivement interprétés par Jack Kruschen et Horace McMahon) trouvent la navette à l'intérieur de laquelle ils s'emparent de deux autres combinaisons ainsi que de pistolets laser qui auront la faculté de figer sur place ceux qui en seront les victimes. Et en premier lieu, les employés d'une banque de la ville où a lieu le carnaval dont ils sont déterminés à vider les coffres. Vêtus de leur combinaison spatiale et les informations reléguant le braquage qui vient d'avoir lieu, L'orphelin Orville (Lou Costello) et le laborantin Lester (Bud Abbott) qui dînent toujours au restaurant vont être confondus avec les deux criminels, lesquels vont en outre s'emparer de la fusée et faire des deux innocents leurs otages. Direction, la planète Mars. Et l'on comprend alors pourquoi le titre français à choisi de changer la destination de nos deux comiques, victimes de l'incompétence de l'un et de l'agacement de l'autre...


On ne mettra pas Abbott and Costello go to Mars de Chales Lamont entre toutes les mains puisque vue la tournure que prennent aujourd'hui les événements, certains s'arc-boutant sur des principes qu'ils considèrent fondamentaux risqueraient d'apprécier le harcèlement physique dont est victime le personnage qu'incarne Lou Costello pour de la Grossophobie. Il est vrai qu'en général, les personnages qu'il interprète ont tendance à s'en prendre non seulement plein la gueule sur leurs faibles facultés psychologiques mais sur leur embonpoint également. Un détail qui n'a pas l'air de déranger le comique qui ne se résigne jamais à innover dans le plus pur style qui est le sien entre gestuelle, mimiques et cris suraigus. Ceux qui aiment continueront d'apprécier tandis que ceux qui détestent persisteront à passer leur chemin. Si l'idée du carnaval est plutôt bonne et permet à nos deux héros de se confondre avec les festivaliers, le phénomène d'apesanteur est ici traité de manière étonnante. Outre le fait qu'à l'intérieur de la fusée le moindre objet se déplace logiquement dans les airs, la voix des prota(anta)gonistes est modifiée. Ralentie pour une raison qui nous échappe. On se demande en général rarement qui de Costello ou Abbott est le plus nigaud des deux mais la frontière est ici plus étroite que jamais. Bud Abbott conserve cependant un net avantage intellectuel même si son emportement a comme d'habitude des conséquences néfastes. On ne change pas un style qui fonctionne et si dans le cas présent il s'agit de science-fiction, l'humour n'est pas à la traîne. On aura de plus droit à la visite de la planète Vénus à la surface de laquelle vit une population d'amazones. Un concept qui sera repris à deux occasions au moins à la fin des années cinquante à travers Missile to the Moon d'Arthur Hilton et ses habitantes toutes de sexe féminin et au teint bleuté (l'on apprend en outre que des grottes y renferment une atmosphère respirable) et Queen Of Outer Space d'Edward Bernds dans lequel la planète Vénus est dirigée par une reine cruelle du nom de Yllana (l'actrice laurie Mitchell) ! Kitsch, voilà ce qui ressort en priorité de ce Abbott and Costello go to Mars qui ne fait pas partie de ce qu'ont produit de meilleurs les deux artistes comiques...

 

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