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dimanche 17 décembre 2023

Dear David de John McPhail (2023) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Les films d'épouvante japonais avec des fantômes, c'est fait. Le harcèlement sur les réseaux sociaux, c'est fait aussi. La solitude, l'absence, l'homophobie également... Et pourquoi pas mélanger le tout pour en faire une sorte d’œuvre bâtarde qui devrait logiquement parler à un public assez large ? C'est à cette lourde charge que semble avoir voulu s'employer le réalisateur John McPhail sur la base d'une authentique et surtout très étonnante histoire liée à l'un des réseaux sociaux les plus connus de par le monde. Le fameux Twitter ! C'est à travers cette application permettant non seulement de suivre l'actualité internationale mais aussi d'y laisser de courts messages personnels que l'illustrateur new-yorkais Adam Ellis retint l'attention des internautes durant deux années consécutives avec une histoire de fantôme publiée sur Twitter. Entre 2017 et 2018, le jeune homme va en effet décrire la supposée infestation de son appartement par un esprit démoniaque ayant notamment des répercussions sur l'attitude de ses animaux de compagnie. Cauchemars nocturnes, bruits inquiétants, apparitions d'un jeune enfant au crâne défoncé, Adam Ellis témoigne alors de son expérience sur le réseau social et attire ainsi près d'un million de Followers. Avec une telle histoire, pas étonnant que le monde du cinéma ait voulu s'emparer de l'affaire dès 2018. La compagnie de médias digitaux Buzzfeed Studios s'empare du sujet et propose au scénariste Mike Van Waes qui n'en sera alors qu'à sa toute première écriture d'un script pour le cinéma d'adapter l'histoire d'Adam Ellis aux côtés d'Evan Turner qui quant à lui participa à la production des deux volets de la franchise Voyage au centre de la Terre en 2008 et 2012 et écrivit le script de Gangsters par alliance en 2023. Les droits de l'histoire seront achetés en 2018 par New Line Cinema avant qu'ils ne soient acquis trois ans plus tard par Lionsgate et Buzzfeed. Dear David est le troisième long-métrage de John McPhail après Where do we go from here ? en 2015 et Anna and the Apocalypse en 2017. Le long-métrage met en scène l'acteur Augustus Prew dans le rôle d'Adam Ellis, Justin Long dans celui de son petit ami Bryce (parce que l'inclusion (l'intrusion?) fait désormais partie de la ''norme'') tandis qu'Andrea Bang interprète le rôle d'Evelyn, l'amie et collègue du héros.


Dans Dear David, la place que prennent les réseaux sociaux est on ne peut plus importante. Entre le métier qu'exerce Adam faisant appel à nombre d'outils informatiques, son smartphone sur lequel il est rivé en permanence, le jeune homme est, comme le veut l'expression, ''connecté''. Bien que l'idée de transposer une authentique affaire portant sur le sujet du paranormal, que l'on y croit d'ailleurs ou pas, Dear David est surtout un concentré de propos déjà abordés à de nombreuses reprises au cinéma. Et parmi eux, celui tournant autour du phénomènes des fantômes qui ne touchent désormais plus simplement que de vieilles demeures ancestrales mais viennent maintenant carrément pervertir nos données numériques. Essentiellement concentré autour du personnage principal, le long-métrage de John McPhail introduit également la notion d'homophobie. Une œuvre à charge surtout si l'on considère le fait que l'acteur principal, le personnage qu'il incarne, le scénariste Mike Van Waes ou le réalisateur lui-même font tous partie de la communauté homosexuelle et que le film décrit ensuite le drame d'un gamin dont le père refusa d'entendre qu'il pu être attiré par les hommes... Une sorte de Gay-Ghost Story, en somme, où l'hétéro semble être prié de se taire et de rester dans son coin ! Bon, après, le message allant dans le sens de la discrimination homosexuelle n'étant pas non plus le principal ''soucis'' qu'y rencontre notre héros, la vision du film ne devrait causer que de rares dommages collatéraux dans les cercles de moins en moins restreints des anti-LGBTQIA+TURLUTUTUCHAPEAUPOINTU ! Ce qui par contre risque de faire grincer des dents est cette incapacité crasse qu'ont le réalisateur et ses interprètes à faire surgir le moindre sentiment d'effroi. Multipliant les cauchemars et donc les apparitions, les effets-spéciaux, plutôt correctes, demeurent malheureusement les seuls effets parfois saisissants d'un récit où même les quelques Jump Scares restent inefficients. Un comble pour un film censé retranscrire une expérience réelle qui se voulu à l'époque particulièrement flippante. Trois attitudes sont à attendre : D'abord celle des internautes qui à l'époque suivirent religieusement l'affaire en question. Ensuite, celle de ceux qui voudraient la découvrir à travers cette fiction. Et enfin, celle de ceux qui ne cherchent qu'à passer un moment devant un bon petit film d'épouvante. Mais devant tant de maladresses, ces derniers sont ceux qui risquent malheureusement d'être les plus déçus d'entre tous...

 

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