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dimanche 5 novembre 2023

Les complices de Cecilia Rouaud (2023) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Festival de l'Alpe d'Huez encore avec une autre sélection de cette année 2023 dont on finira par se demander s'il vaut vraiment la peine de perdre son temps au vu de l'affligeante crétinerie de certaines œuvres qui furent en compétition. Car, pour rappel, s'agissant des films en question, nous retrouvâmes de beaux spécimens de navets, tels Juste ciel ! de Laurent Tirard et 38.5 quai des orfèvres de Benjamin Lehrer. Une sélection que n'avait d'ailleurs pas à envier les films hors-compétition puisque cette catégorie fut elle-même dotée de quelques perlouses du plus pitoyable effet (10 jours encore sans maman de Ludovic Bernard et SURTOUT, l'immonde BDE de Michael Youn). La présence à l'image du belge François Damiens étant souvent synonyme de comédies noires et décalées, c'est sans appréhension particulière que ma compagne et moi nous nous sommes ''jetés'' sur Les complices de Cécilia Rouaud qui, outre ce troisième long-métrage démarra sa carrière en tant que réalisatrice de seconde et de troisième équipe sur le piteux Le raid de Djamel Bensalah en 2002 ou Une pure affaire d'Alexandre Coffre en 2011, film dans lequel elle retrouvait déjà François Damiens. Dans cet antépénultième méfait de l'acteur et humoriste belge (si l'on prend en compte sa participation récente à la dernière saison de l'émission Lol, qui rit, sort!), William Lebghil et Laura Felpin le rejoignent dans une aventure dont le ton n'étonnera pas grand monde au vu du pedigree de celui qui débuta sa carrière en tant qu'humoriste dans son propre pays, la Belgique. François Damiens y incarne un tueur à gages froid et implacable jusqu'au jour où celui-ci devient sensible à la vue du sang. Incapable d'exécuter le moindre contrat sans tomber dans les pommes, il décide de mettre un terme à sa carrière d'assassin. Mais ses employeurs ne le voyant pas de cet œil là, Max va être poursuivi par ses anciens ''collègues'' qui vont tout faire pour l'éliminer. Heureusement pour lui, l'homme pourra compter sur l'aide inattendue de Stéphanie et de Karim, un couple employé dans une entreprise de vente par correspondance. Dans cette comédie plus sinistre que réellement drôle (un ton apparemment volontairement adopté par la réalisatrice qui est elle-même fut également à l'origine du scénario), François Damiens montre rarement les dents.


Comprendre par là que le personnage de Max qu'il incarne n'est pas du genre à se poiler devant la caméra et s'accorde même plutôt avec le ton monocorde et lugubre que l'on est en droit d'imaginer dans le genre de profession qu'il exerce. Une attitude que contrebalance le personnage de Karim qu'interprète William Lebghil qui, comme à son habitude, se conforme au personnage bienveillant qu'on lui connaît. D'un optimisme qui confine à la crédulité, l'acteur construit un personnage à l'exact opposé de celui qu'incarne François Damiens. Et entre les deux, une Laura Felpin beaucoup plus censée, qui examine sa propre existence et celle de son compagnon sur un ton beaucoup plus pessimiste. Les trois acteurs interprètent un trio détonnant, attachant, transformant une relation improbable en une course de pieds nickelés du meurtre exécuté désormais sans contrat. Le caractère antinomique des personnages participe de l'intérêt de ce film qui aurait pu s'embourber dans une certaine noirceur mais qui se trouve éclairé par la présence de ce couple au fonctionnement ''bilatéral'' (Karim est une véritable ''éponge'' qui absorbe tout le mal-être de ceux qui l'entourent tandis que Stéphanie éprouve des difficultés vis à vis des problèmes rencontrés au quotidien). Aussi sympathique que puisse paraître ce trio rejoint par le toujours excellent Bruno Podalydès ainsi que par Vanessa Paradis (dont le personnage est médiocrement caractérisé et s'avère donc au final, presque inutile), Les complices a pourtant bien du mal à fonctionner à plein régime. Ça n'est pas tant l'invraisemblance du trio que la mollesse de la mise en scène et cet humour noir superficiel que tente d'imprimer la réalisatrice qui nuisent au déroulé du récit. Pas assez ''méchant'', manquant cruellement de rythme mais sauvé de l'ennui grâce à ses principaux interprètes et à quelques séquences qui relèvent le niveau, Les complices se regardera une fois, mais pas davantage...

 

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