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lundi 14 novembre 2022

Cannonball de Paul Bartel (1976) - ★★★★★☆☆☆☆☆




Le Cannonball fut à l'origine une course de voitures tout à fait illégale qui consistait pour les pilotes à traverser le continent nord-américain d'est en ouest dans les années soixante-dix. C'est sur ce postulat que démarre le film éponyme que réalisa le cinéaste et acteur américain Paul Bartel en 1976, soit un an après avoir déjà mis en scène une course de bolides avec La course à la mort de l'an 2000. Mais ici, il abandonne le côté post-apocalyptique et met en scène une compétition lors de laquelle des pilotes chevronnés vont devoir traverser les États-Unis le plus rapidement possible. Et ceci, en employant tous les moyens, légaux ou non ! Paul Bartel retrouve dans le rôle principal de Coy « Cannonball » Buckman l'acteur David Carradine qu'il avait déjà dirigé l'année précédente. Mais alors que le propos de La course à la mort de l'an 2000 ne servait que de prétexte pour étaler à l'image des séquences proprement hallucinantes (dont d'innocentes victimes de la course qui étaient volontairement écrasées par les concurrents), le scénario de Cannonball semble avoir été vidé de toute substance puisqu'il ne se résume qu'à la course elle-même. Oh, le film évoque bien la concurrence qui existe entre le personnage principal et son rival Cade Redman (l'acteur Bill McKinney) et présente des personnages secondaires souvent extravagants mais au fond, quel intérêt peut-il y avoir à assister à cette course dont la violence ne sera disséminée qu'au compte-goutte ? Outre les deux hommes, l'on découvre que sont en compétition trois jeunes et jolies serveuses à bord d'une camionnette, le pilote d'origine allemande Wolfe Messer (l'acteur James Keach), lequel est un brin nostalgique de la Seconde Guerre Mondiale même si aucun oripeau ne vient confirmer certains de ses propos, deux jeunes adultes, amoureux et installés à bord du véhicule paternel de la demoiselle ou encore l'afro-américain Beutell (Stanley Bennett Clay), lequel est affligé dans le doublage français d'un fort accent africain tandis que l'une des trois serveuses l'affuble du surnom de ''Blanche Neige''...


Autant dire qu'il souffle sur Cannonball un vent de liberté qui n'existe plus. Les commissions et réseaux ''populaires'' sont aujourd'hui tels que tout propos devient désormais le sujet ''d'études préliminaires'' afin de savoir s'il est acceptable ou non de les prononcer ! Le ton du long-métrage est léger. Du moins, jusqu'à un certain point car même si la plupart des séquences prêtent à sourire (comme ce jeune guitariste accompagné de sa ''maman'' à bord de l'un des véhicules, persuadés tout deux de son talent de compositeur et d'interprète), le film prend un virage à trois-cent soixante degrés à un quart-d'heure de sa conclusion avec son impressionnant et très sanglant carambolage. Paul Bartel semble en outre prendre beaucoup de plaisir à dessiner les contours d'une autorité policière pas très finaude. Entre les deux motards qui se laissent séduire par les trois serveuses avant d'être abandonnés à leur triste sort sur le bas côté de la route et un troisième représentant de la loi qui plus tard se fera avoir dans des conditions différentes mais tout aussi humiliantes, le réalisateur se complaît dans l'avilissement de l'uniforme ! Si les véhicules s'entrechoquent, si les sorties de route ne sont pas rares, si les filles sont jolies et si les habitants des régions visitées sont montrés comme des ploucs, le long-métrage montre malheureusement très rapidement ses limites. La course a beau traverser l'Amérique du nord de part en part, les paysages parcourus se ressemblent malheureusement tous. Il est à noter qu'à partir de 1981 fut lancée la réalisation d'une trilogie portant sur le même sujet bien qu'elle n'ait pas d'autre lien direct avec le long-métrage de Paul Bartel. Le réalisateur Hal Needham réalisa en 1981 et 1984 L'Équipée du Cannonball et Cannonball 2 (Cannonball Run 1 et 2) tandis que Jim Drake se chargera de la mise en scène de Cannonball 3 (également connu sous le titre original Speed Zone!) cinq ans plus tard...

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