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lundi 24 octobre 2022

Wolf de Nathalie Biancheri (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Ouais, bon, ben, quand est-ce qu'y baisent ? Hein ? Parce qu'au fond, après trente ou quarante minutes d'un long-métrage aussi passionnant que d'attendre des résultats de prélèvements sanguins dans la salle d'attente de son médecin généraliste, on aimerait bien que notre patience soit récompensée. Non pas que l'on espère avant tout que le héros de Wolf fasse mumuse avec l'antre humide de sa partenaire, mais à le voir la humer comme une bête sauvage lors d'une séquence nocturne ressemblant à un spectacle de danse contemporaine, on finirait presque par avoir l'entre-jambes en feu. Quoique, à trop vouloir faire ressembler son second long-métrage à une œuvre arty réservée aux salles de cinéma ''d'art et essai'', Nathalie Biancheri aurait plutôt tendance à nous les couper net ! Pas de quoi provoquer la moindre montée de sève et encore moins la passion tant Wolf paraît n'avoir été réalisé que dans le seul objectif de satisfaire son auteur. Et pas même ses interprètes dont les personnages se font apparemment chier autant qu'eux. D'un sujet intrigant qui aurait pu devenir fort passionnant, la réalisatrice et scénariste vient sans doute d'atteindre le record du film le plus inutile de ces cent-vingt sept dernières années. Soit, depuis les débuts du cinéma en mars 1895. J'exagère à peine ! Si l’œuvre toute entière de Quentin Dupieux reste objectivement une fumisterie bien que j'adhère totalement à son propos, il se dégage de Wolf un parfum de ''grand n'importe quoi'' intellectuel couplé à une forte dose de ''j'ai rien à raconter et je vais le faire à la va-comme-je-te-pousse'' que les détracteurs du français trouveront plus que jamais nauséabond. Le héros du formidable 1917 de Sam Mendes, l'acteur britannique George MacKay, interprète le rôle de Jacob. Un adolescent souffrant d'un trouble méconnu mais au combien étonnant : la dysphorie d'espèce !


Derrière ce nom barbare se cache l'idée selon laquelle la personne atteinte de ce trouble ne se considère plus comme humaine mais comme faisant partie d'une autre espèce animale. Et en l'occurrence, comme le précise avec clarté le titre du long-métrage, Jacob, lui, se prend pour un loup. On l'aura compris, Wolf n'est donc pas la dernière livraison du cinéma fantastique à vocation lycanthropique mais plutôt le genre de curiosité a priori malsaine (dans ce qu'elle pourrait avoir de voyeuriste) et surtout, chiantissime. De quoi rendre en comparaison, n'importe quel somnifère obsolète. Dommage... Oui, dommage car le sujet n'était à l'origine pas la seule bonne idée de la réalisatrice qui s'avère donc également la scénariste de son propre projet. Évoluant dans un univers ressemblant pour moitié à un institut psychiatrique pour adolescents mal dans leur peau et pour moitié à un zoo (!?!), le jeune héros y rencontrera forcément tout un tas de cas comme le sien. De celle qui se prend pour un perroquet à celui qui se croit être un berger allemand ! Avec un synopsis aussi fou, on se dit que le pari est inévitablement gagné d'avance et que quel que soit l'approche de la cinéaste, le film ne pourra que demeurer dans les mémoires pour son incongruité... Et pourtant, Wolf devient très rapidement compliqué à suivre. Non pas que le scénario soit labyrinthique au point de nous perdre dans les méandres de ses cerveaux malades, mais maintenir une attention permanente devant autant de vide est presque irréalisable !


Lili-Rose Depp se prend pour une chatte et les médecins aux méthodes parfois très rudes mériteraient parfois de prendre la place de leurs patients. Des idées survolées à foison mais qui s’essoufflent malheureusement par manque d'écriture et d'inspiration. L'identité étant au centre du récit, Wolf renvoie directement à cette curieuse contagion qui depuis quelques années seulement touche dramatiquement nombre d'enfants qui ne se reconnaissent plus dans leur corps. Le film cacherait-il un message particulier à ce sujet ? Pourquoi pas. Mais alors que Nathalie Biancheri rêve sans doute de le traiter sur un fond d'absurdité, tout ce que la réalisatrice italienne entreprend tombe malheureusement à l'eau. Le film tourne en rond, n'avance pas, galère à proposer un véritable fond à ce récit qui d'ailleurs se terminera lors d'une tentative désespérée de faire passer le message selon lequel, rien ne peut dicter nos choix, rien ne doit nous pousser à aller contre notre nature profonde. C'est triste à dire pour la réalisatrice et ses interprètes mais il n'y a, ici, rien à sauver. Pas un rire. Pas même un sourire. Une curiosité qui s'efface rapidement au profit d'un ennui vertigineux. Pas de message (ou si peu) et encore moins d'émotion. On aura rarement vu film aussi plat ! Vous aimeriez dormir mais êtes atteint de troubles du sommeil ? Une seul remède : Wolf de Nathalie Biancheri...

 

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