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dimanche 26 juin 2022

Sudden Death (Mort Subite) de Peter Hyams (1995) - ★★★★★★☆☆☆☆

 



Peter Hyams, c'est un peu l'équivalent de John McTiernan. Et d'ailleurs, si Sudden Death (Mort Subite) ressemble tant au deux épisodes de la franchise Die Hard que l'auteur du génial Predator a réalisa en 1988 et 1995, ça n'est sans doute pas le fruit du hasard. Une version que l'on jugera par contre raisonnablement d'inférieure. Et pourtant, ça n'est pas faute que d'avoir tenté de rivaliser avec les classiques du cinéma d'action dont les modèles transpirent littéralement au cœur de ce récit situé entre les murs de la salle omnisports Civic Arena se situant à Pittsburgh en Pennsylvanie. En lieu et place de la tour Nakatomi Corporation aux étages supérieurs de laquelle, John McLane (Bruce Willis) tentait de dénouer une affaire d'otages et de terrorisme à la veille de Noël, c'est donc lors de la finale d'un match de Hockey sur glace à l'issue de laquelle les vainqueurs remporteront la Coupe Stanley que Jean-Claude Van Damme va avoir fort à faire avec un important groupe de terroristes. Ces derniers sont effectivement venus profiter du passage du vice-président des États-Unis pour le prendre en otage lui et ses invités afin de le contraindre à donner l'ordre de virer une très grosse somme d'argent sur des comptes situés à l'étranger. Sudden Death est un pur film d'action privilégiant moins la caractérisation de ses personnages que les différents affrontements entre les terroristes et le héros forcément incarné par Jean-Claude Van Damme, père ici de deux enfants auxquels il a offert deux places pour assister au match. Histoire de compliquer les affaires de cet ancien pompier qui va devoir composer avec les décors et les outils mis à sa disposition. Si le scénario de Karen Elise Baldwin et Gene Quintano tente de donner du corps au personnage de Darren McCord en lui faisant endosser le rôle de père de deux enfant et celui d'époux divorcé, on s'intéressera moins à cette facette de sa personnalité qu'à ses capacités à venir en aide aux otages. Aussi peu armé qu'ait pu l'être John McLane dans le premier Die hard, Piège de cristal, Darren va user de ses poings et de ses pieds pour contrer l'ennemi et ainsi atteindre la tribune d'honneur où sont enfermés le vice-président, ses invités, ainsi que le terroriste Joshua Foss (interprété par un Powers Boothe glaçant) et ses hommes. Des bombes ayant été placées un peu partout dans le stade, faire évacuer le terrain et les gradins devient une option inenvisageable. Heureusement pour lui, l'ancien pompier pourra compter sur le soutien de Matthew Hallmark (l'acteur Dorian Harewood), un agent de la CIA...


Tu parles... Si on peut lui faire autant confiance qu'en la personne du commandant Grant qu'interprétait l'acteur John Amos dans 58 minutes pour vivre, autant dire que Darren risque de finir une balle dans le buffet.. Quoique, vue l'incohérence de certaines situations, on ne s'étonnera pas que le traître en question n'ait pas profité de l'occasion qui lui était donnée de mettre une balle dans la tête du gardien récalcitrant. Le tout est gros comme une maison, écrit à la truelle, mais pourtant, c'est tout aussi efficace que la trilogie originelle Die Hard. Un montage nerveux et des séquences d'action qui s'enchaînent en veux-tu, en voilà. On reprochera par contre aux chorégraphies d'être relativement piteuses. Elles exploitent effectivement assez mal les capacités physiques d'un Jean-Claude Van Damme non-iconisé. En bref, Darren est un homme comme tout le monde dont l'instinct de survie et paternel est plus fort que tout. Bon, faut quand même pas oublier que le tout est réalisé par Peter Hyams, l'homme qui fut notamment derrière les films de science-fiction Capricorn One en 1977, Outland... Loin de la Terre en 1981 ou 2010 - L'année du premier contact trois ans plus tard. N'oublions pas non plus que le long-métrage fut financé à hauteur de trente-cinq millions de dollars. C'est à dire moitié moins que le premier Die Hard. Sudden Death demeure aujourd'hui une très bonne cuvée dans la carrière de l'acteur belge. Peut-être pas à ranger parmi les quatre ou cinq meilleurs de sa filmographie, mais une oeuvre qui presque trente ans après sa sortie continue à être ''dans le coup''. Bon, on oubliera tout de même la ridicule séquence lors de laquelle Darren se retrouve dans les buts de l'une des deux équipes de Hockey sur glace (il faut bien le faire passer pour un héros auprès de son fils Tyler qu'interprète le jeune Ross Malinger). Notons qu'en 2020 est sorti sur les écrans américains Welcome To Sudden Death, connu chez nous sous le titre Mort subite 2, lequel paraît être la séquelle tardive du film de 1995 alors que son synopsis tenterait à démontrer qu'il s'agit plutôt d'un remake... dans lequel JCVD n'apparaît (mal)heureusement pas...

 

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