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lundi 27 juin 2022

Primal Rage: The Legend of Oh-Mah de Patrick Magee (2018) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Et la lumière fut... un jour de juin 1987 (aux États-Unis) et d’août (en France). La naissance d'un mythe de la science-fiction. L'une des plus belles créatures du bestiaire fantastique à avoir vu le jour sur grand écran. Le predator était né. Un chasseur venu de sa lointaine planète pour chasser sur le sol de la notre, un gibier humain. La découverte aussi d'un cinéaste brillant qui n'en était pas à son premier film mais qui en l'espace de quelques années allait être considéré comme l'un des rois de l'actioner avant de, doucement mais irrémédiablement, tomber dans l'oubli. John McTiernan ! Predator, un chef-d’œuvre absolu du cinéma d'action viril s'accouplant à la science-fiction et au survival. La rencontre entre le premier volet de la franchise Rambo de Ted Kotcheff et Terreur extraterrestre de Greydon Clark réalisé en 1980, lequel apparaîtra forcément comme l'ancêtre du long-métrage que réalisera donc l'américain sept ans plus tard. Puis vint se greffer au premier Predator une première suite en 1990 sobrement intitulée Predator 2 réalisé par Stephen Hopkins et situant son action non plus dans une forêt dense de l'Amérique Centrale mais à Los Angeles où s'y livrent les cartels à ce moment là, une guerre sans partage. Vingt ans plus tard, le mythe réapparaît sur grand écran avec le Predators de Nimrod Antal. Pas une trop mauvaise surprise mais relativement pâle en comparaison de l’œuvre originale. En 2018, Shane Black tourne un reboot navrant sous le titre The Predator. Quant à l'année 2022, elle va très bientôt accoucher d'un nouveau long-métrage basé sur l'univers du Predator sous le titre Prey. L'action se situera non plus dans le présent mais au dix-huitième siècle au cœur d'une tribu d'indiens comanches. Laissons de côté les crossovers Alien vs Predator 1 et 2 et ignorons la série de fan films qui ont vu le jour depuis quelques années (Predator: Dark Ages, Predator: Celtic Days, etc...) pour nous pencher sur un long-métrage qui n'a apparemment rien de vraiment commun avec la franchise Predator ! Primal Rage: The Legend of Oh-Mah de Patrick Magee. Attention, on ne parle pas là du célèbre acteur nord-irlandais qui interpréta notamment l'une des victimes de Malcolm McDowell/Alexandre ''Alex'' DeLarge dans Orange Mécanique de Stanley Kubrick en 1971 mais d'un homme dont le métier principal semble être la conception d'effets-spéciaux. Comme il le démontrera d'ailleurs sur le tournage de ce qui demeure jusqu'à maintenant son unique long-métrage en tant que réalisateur...


Tout commence de manière relativement classique. La jeune et jolie Ashley Carr (Casey Gagliardi) vient chercher son mari Maxwell à sa sortie de prison où il vient de purger une peine pour avoir notamment renversé un piéton alors qu'il était au volant de son véhicule. L'établissement se situant aux abords d'une petite ville de l'Amérique profonde, notre couple va tout d'abord croiser la route d'un groupe de bouseux locaux adeptes du braconnage avant d'être victime d'un accident de voiture et d'un jet de pierre qui va les contraindre physiquement à se retrouver au beau milieu d'une tempétueuse rivière. Une fois revenus sur la berge, Max et son épouse décident de faire du feu afin de sécher leurs vêtements. Sachant qu'ils sont les parents d'un enfant de trois ans qui a passé la journée à la maternelle, on trouvera d'emblée curieux que sa mère ne soit pas plus inquiète que cela que d'avoir à passer la nuit qui vient sur la berge d'une rivière, à moitié à poil, alors que son tout jeune enfant s'est sans doute retrouvé sans personne pour l'accueillir à la sortie de l'établissement scolaire ! Comme le spectateur aura souvent l'occasion de le constater, les incohérences scénaristiques sont ici légion. Remontant la piste menant en théorie jusqu'à leur voiture abandonnée sur le bas côté à la suite de leur accident, Ashley et Max vont retrouver sur leur chemin, les abrutis qu'ils avaient croisé plus tôt. Une petite dizaine d'individus chauffés à blanc et visiblement peu enclins à venir en aide à un ex-détenu. Ces séquences tardives et s'éternisant sur la durée sont pour le réalisateur l'occasion de nous offrir quelques moments de tension palpable. Enfin un point positif à accorder à Primal Rage. Car la suite ne va pas forcément donner raison au film. En effet, rôde dans les parages, une drôle de bestiole de type Bigfoot, dotée d'un masque et d'une armure en bois ainsi que d'un arc et de flèches dont cette créature d'apparence très ''animale'' ne se sert pas comme un manche ! La guerre intestine qui oppose le couple de la ville aux bouseux de la campagne s'efface alors au profit d'un ''chacun pour soi'' dont les conséquences sont terribles puisque à l'issue d'un massacre (relativement jouissif) perpétré sur nos chasseurs, parmi eux les survivants ne se compteront même plus sur les doigts d'une seule main. Attiré par l'odeur alléchée des urines matinales d'Ashley (véridique), on sent déjà pointer les objectifs du Bigfoot qui plutôt que d'en faire de la chair à saucisse préfère l'emporter dans son repaire pour une toute autre raison...


Et Max, dans tout ça ? Si vous saviez très chers amis, la rencontre qu'il s'apprête à faire... Vous souvenez-vous notamment de Darkness, la superbe créature du Legend de Rildey Scott sorti en 1985 ? Et oui, non content de compter dans ses rangs l'une des plus célèbres créatures légendaire du Canada, Primal Rage peut désormais compter sur la présence d'un personnage à l'apparence diabolique. Qu'il s'agisse d'un suppôt de Satan ou d'une sorcière, on se demande ce que cette entité vient foutre dans un récit qui semble n'avoir jamais de limites et ouvre son imaginaire au point d'invoquer un shérif d'origine indienne qui, après que les spectateurs se soient rendus compte de son inaptitude à résoudre divers cas de disparition dans la région, va faire appel à un chaman et va consommer du peyotl afin d'invoquer les esprits. Ne croyez surtout pas que se mélange dans le plus grand des désordres les résumés de trois films bien distincts. Non, il s'agit bien là d'un seul et même long-métrage ! Viol interracial (pour le coup, j'vois pas quel nom donner au fait que la pauvre Ashley se fasse prendre face contre sol par le Bigfoot), séance de chamanisme, intervention chirurgicale pratiquée sur Max par (sait-on jamais) ''la sorcière de Blair Witch'' (là encore...), Primal Rage c'est du sous-Predator virant au grand n'importe quoi. Et le pire, c'est que l'on ne décolle pas la rétine de l'écran. Pourquoi ? Simplement parce que si Patrick Magee est un piètre metteur en scène et scénariste, les effets-spéciaux de sa propre conception raviront les amateurs d'horreur mécanique. Ici, pas d'effets numériques. Rien que du latex, à l'ancienne, avec pour conséquences quelques maquillage faciaux, décapitations, égorgements ou têtes écrasées du plus bel effet. Le plus drôle, sans doute, dans cette affaire, c'est l'attitude des protagonistes, en l'occurrence celle d'Ashley et de Max, qui ne semblent pas trouver étrange la présence de telles créatures dans la région ! Au final, ça se regarde même si certains passages traînent en longueur, surtout dans la première partie. Malheureusement pour lui et contrairement au Bigfoot, Primal Rage n'entrera pourtant sans doute pas dans la légende...

 

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