Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


mardi 7 juin 2022

Firestarter de Keith Thomas (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Lorsque l'on est (ou lorsque l'on a été) fan de Stephen King, une nouvelle adaptation de l'un de ses nombreux ouvrages est toujours bonne à prendre en période de vache maigre... Ouais, bon, j'avoue qu'en ce moment, les dites vaches sont bien grasses et qu'elles se bousculent aux portillons des abattoirs. En effet, on n'a jamais vu autant de films d'horreur, d'épouvante ou fantastique qu'actuellement. Il y en a pour toutes les bouches. Des palais les plus raffinés jusqu'aux estomacs les plus fragiles. Même ceux qui souffrent d'agueusie cinématographique (comprendre ceux pour qui n'importe quelle merde fera l'affaire), il y a de quoi faire. Ce sont d'ailleurs ces derniers qui sont en général, les mieux lotis. Firestarter, c'est une histoire qui remonte à très loin mais que j'ai trop tardé à découvrir. Tout commença en 1980 avec la sortie du roman éponyme connu chez nous sous le titre Charlie. Puis il y eut quatre ans plus tard une adaptation sur grand écran signée de Mark L. Lester. Pas vraiment un manche le gaillard puisqu'il signa toute une succession de séries B franchement très excitantes à l'époque tout comme aujourd'hui (Class 84 en 1982 et Commando en 1985 étant des plus significatifs). Charlie, je l'ai quant à lui découvert plus de trente ans après sa sortie sur grand écran. Ce qui la fout mal pour un ancien fan de l'écrivain et ce qui s'avère surtout dommageable pour le contenu de l’œuvre en question puisque la chose m'est passée en travers du gosier comme avec autant d'élégance qu'une huître avariée ! Autant dire que j'ai trouvé le film absolument indigeste. Surtout, incroyablement daté...


Quarante ans plus tard sortait en juin 2022 sur nos écrans, une nouvelle adaptation logiquement intitulée Firestarter et réalisée cette fois-ci par un certain Keith Thomas qui jusque là n'avait à son actif qu'un seul long-métrage. Un film d'horreur intitulé The Vigil Mais revenons à cette nouvelle vision du roman de Stephen King (Heuuu, t'oublie de parler de Firestarter de The Prodigy qui est sorti en 1996 <== Lolo, TU ES PRIÉ DE SORTIR IMMEDIATEMENT!!!). Bon, ça commence mal. Jason Blum au poste de producteur, la réalisation est d'abord confiée à un certain Akiva Goldsman qui, je le regrette, me demeure personnellement inconnu. Mais rien de grave puisque le bonhomme se tire et laisse la place à Fatih Akın. Ouais, le type qui a pondu en 2019 l'excellent (et assez glauque) Golden Glove. Tout va bien, donc.... Sauf que lui aussi prend la poudre d'escampette pour finalement laisser le champ libre à Keith Thomas. Dans le rôle principal, l'acteur Zac Efron qui en 2019 interpréta notamment un Ted Bundy convainquant dans Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile de Joe Berlinger (un conseil, préférez-lui tout de même le génialissime No Man Of God d'Amber Sealey avec Elijah Wood et Luke Kirby). Dans le rôle-titre de la petite Charlie, la toute jeune actrice Ryan Kiera Armstrong dont la carrière s'étoffe petit à petit depuis ses débuts à la télévision en 2018. Mais venons-en au fait. Car sachez que tout ce que vous venez de lui a été écrit alors que le générique du début n'a pas encore commencé. Histoire d'avoir de la matière à raconter en cas de rejet total de cette nouvelle mouture. Croisons les doigts et à tout de suite, une fois les quatre-vingt quinze minutes consommées...


Si vous avez des niveaux de Candy Crush Saga ou de Pet Rescue Saga à rattraper, c'est le moment de vous y mettre puisque Firestarter version 2022 ne vous apportera rien. Préférez donc le mettre en fond sonore plutôt que de l'utiliser tel un sujet de divertissement pour vos mirettes. Il n'apporte bien évidemment rien de fondamental dans la longue liste des adaptations cinématographiques des romans et autres nouvelles de Stephen King. Le film de Keith Thomas est étonnamment plat. Sans aspérités, proche de ce que pourrait être le sujet d'un vulgaire téléfilm fantastique réservé aux petits et grands. Le réalisateur privilégie donc les dialogues et tente de nous la refaire façon Scanners (David Cronenberg) avec ses méchants et ses gentils.... pas toujours bienveillants. Rien d'original. S'agissant de la fuite d'un père et de sa fille, ostracisés en raison de leurs ''pouvoirs'', on a déjà vu ça mille fois auparavant. Tiens, d'ailleurs, à ce sujet, la chose semble être traitée de manière à ce qu'elle colle plus ou moins à cette indécrottable mode des freaks dotés de pouvoirs paranormaux. Malgré des purges Historiques (notez le H majuscule) de l'ampleur de Paranormal Activity d'Oren Peli en 2009, les productions Blumhouse ont toujours su nous concocter de sympathiques petites bobines telles Sinister de Scott Derrickson, Whiplash de Damien Chazelle, Get Out de Jordan Peele ou Happy Birthdead de Christopher Landon. Mais avec Firestarter l'on est très clairement redescendus au bas de l'échelle. Toute l'émotion que tente de faire passer Keith Thomas à travers ce père et sa fille en fuite laissera sur le carreau une bonne partie du public. Les personnages se confondent, comme les... ''pouvoirs'' semblent se multiplier au sein d'un même personnage. Tout devient très confus, parfois même illogique. On sent bien que le réalisateur aimerait que l'on s'attache à Charlie et à son père, mais c'est peine perdue... Le film ne vaudra finalement que pour la bande musicale co-écrite par John Carpenter, son fils Cody ainsi que Daniel Davies. Et si cette version 2022 ne semble pas aussi datée que celle de 1984, l'intrigue, les personnages et l'action n'en demeurent pas moins d'un intérêt tout relatif...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...