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jeudi 26 mai 2022

Ambulance de Michael Bay (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Ahhhhhhhh, Ambulance de Michael Bay. Tout ce qu'en général, je déteste. Le réalisateur et le thème même de son dernier long-métrage. Mais bon, vu que l'acteur Jake Gyllenhaal participe au projet et que depuis sa découverte en 2001 dans le sublime Donnie Darko de Richard Kelly, celui-ci m'a rarement déçu, j'ai choisi de donner sa chance à Ambulance et de ne pas m'arrêter à ma première impression. D'emblée, je n'ai pas eu le sentiment que le réalisateur ait choisi de s'assagir puisque l'on y évoque une course-poursuite sensément se... poursuivre sur près de deux heures. D'entrée de jeu, on a droit à quelques courtes séquences mielleuses et moralisatrices, à une approche visuelle qui fait ressembler l'ensemble à un long clip vidéo, mais également droit à une sacrée incohérence scénaristique qui démontre que ni Michael Bay, ni son scénariste Chris Fedak n'ont eu le soucis du détail. Voyez par vous-mêmes : William James Sharp (Yahya Abdul-Mateen II) retrouve son frère Daniel (Jake Gyllenhaal ) après des années d'absence car il compte sur lui pour lui avancer l'argent qui permettra à son épouse de subir une opération chirurgicale expérimentale non remboursée. Lorsque le premier débarque dans ''l'entreprise'' du second, ce dernier s'apprête dans les minutes à venir à attaquer une banque afin de prendre possession des trente-deux millions de dollars qu'elle renferme. C'est ainsi que Daniel propose à son frère de participer au braquage, le suppliant même d'accepter en tentant de le convaincre que sans lui il n'y parviendra jamais. Et tout cela alors même que deux ou trois minutes auparavant, celui-ci ne savait même pas que son frère allait lui rendre visite ! Bon, vous me direz que son insistance et les éléments de conviction qu'avance Daniel sont une manière de persuader William. Ouais, bon, allez, pourquoi pas... Mais lorsque l'équipe de Daniel est en place dans la banque, qu'un flic passe par là et se doute que quelque chose d'anormal est en train de s'y produire, on comprend vite pourquoi. Alors que les employés de la banque sont en grande majorité des hommes, allez savoir ce qui est passé par la tête de Daniel qui pour se faire passer pour l'un d'eux auprès du policier en question, a choisi de prendre possession de la plaque d'identité d'un guichetier de sexe... féminin ! De quoi forcément éveiller les soupçons...


Michael Bay est un peu comme Roland Emmerich, prouvant que les longs-métrages bénéficiant de budgets importants ne font pas forcément de grands films. En ce sens, Ambulance a coûté quarante millions de dollars (somme qui au fond, n'est pas si excessive) mais n'en n'est pas moins inférieur à l'excellent Speed de Jan de Bont qui en avait lui-même coûté dix de moins. On pourra rétorquer qu'à l'époque de la sortie de ce dernier en 1994, trente million, c'était déjà une somme importante. Surtout qu'à l'image, on pouvait éventuellement se demander où était passé cet argent. Sans doute moins démonstratif en matière de grandiloquence que le long-métrage de Michael Bay, celui de Jan de Bont lui demeure même à ce jour, nettement supérieur. Lors de la sortie de la banque des braqueurs de Ambulance, Michael Bay semble même vouloir nous refaire le coup du braquage de Michael Mann dans Heat (1995) sans pour autant parvenir à y déployer une réelle intensité. Pour une œuvre qui se veut un pur film d'action, le réalisateur et producteur américain concentre tant de séquences situées à l'arrière du véhicule médical que le film se transforme presque en un huis-clos si peu passionnant que l'ennui s'installe finalement assez rapidement. Michael Bay s'acharne à filmer ses personnages en gros plans et à monter son film de manière schizophrénique en multipliant les coupes ad Nauseam pour une lecture des événements parfaitement indigeste. Oublions rapidement la caractérisation des principaux personnages se concentrant en à peine quelques lignes de dialogue puisque l'on aura vite compris qui est le méchant et qui est le gentil parmi les deux frangins. Ne se départissant pas de sa propension à tourner des films bourrés d'action et d'effets-spéciaux au détriment de la lisibilité et de la cohérence, Michael Bay s'adresse avant tout au public américain ou du moins, à toutes celles et ceux qui viennent y découvrir du cinéma purement bourrin, sans âme et vite digéré. Quelques scènes d'action plutôt rondement menées mais gâchées par une caméra qui tremble et des cadrages souvent approximatifs. Ambulance est un bateau qui tangue jusqu'à donner la nausée et tente à endormir une partie du public lors de guerres intestines écrites à la truelle...

 

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