Le photographe John
Bradley quitte Londres pour la Thaïlande d'où il compte ramener des
photos de la faune. Après avoir connu quelques soucis dans un bar,
il quitte la civilisation et longe le principal fleuve du pays en
compagnie de son guide. Prenant des photos sous-marines, John
s'enfonce de plus en plus dans l'inconnu. Alors qu'il se repose dans
l'embarcation, à son réveil, le guide a disparu. Jetant un œil au
loin, le photographe l'aperçoit, une flèche traversant sa gorge.
Lorsque John s'approche du corps, il tombe dans un piège.
Le voilà prisonnier
d'une tribu sauvage qui visiblement a suivit l'embarcation durant
plusieurs jours puisque John est pris pour une sorte d'homme-poisson.
Lorsqu'il est ramené au camp, il est enfermé. Une jeune et jolie
femme, Maraya, l'a remarqué. Alors que le sort de John semble être
scellé, Maraya demande à ce que le photographe soit épargné.
Au fil des jours et des
semaines, John s'habitue à vivre au milieu de cette tribu aux
coutumes étranges. Il essaie tout d'abord de fuir, puis accepte son
sort et fini par faire partie intégrante du village. Au point même
d'accepter d'épouser Maraya...
Considéré comme le
toute premier film de cannibales, Umberto Lenzi avec ce Cannibalis,
au Pays de l'Exorcisme a
lancé un nouveau genre de films d'aventures centrés sur ces tribus
aux mœurs particulières. Un type de films auxquels Umberto Lenzi
lui-même a participé à plusieurs reprises. On lui doit
effectivement La Secte de Cannibales ainsi que le très
connu Cannibal Ferox. Moins connu que le glauquissime
Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato, Cannibalis
lui demeure cependant nettement supérieur, et ce, à tout point de
vue.
Contrairement à ce
qu'écrivent certains, la tribu sur laquelle tombe le héros ne
pratique pas le cannibalisme. On ne rencontre d'ailleurs des
anthropophages que durant quelques minutes, justifiant ainsi le titre
du film.
Beaucoup mieux interprété
que la majeure partie des œuvres qui sont consacrées au genre, le
film de Umberto Lenzi a ceci de reprochable qu'il accumule les scènes
d'atrocités dont de nombreux animaux font réellement les frais.
Serpents, singes, alligators... on assiste impuissants à un
véritable carnage, pratique habituelle dans le cinéma horrifique
transalpin des années soixante-dix. Les protecteurs des animaux
risquent de ne pas aimer la vision de créatures égorgées,
éventrées et éviscérées, tout cela sans qu'elles aient été
préalablement tuées.
En dehors de ces scènes
parfaitement choquantes, on appréciera l’œuvre qui outre ces
abominations se révèle finalement timides en terme d'horreur. A
part quelques membres coupés, on assiste surtout aux us et coutumes
de cette tribu au départ plutôt inquiétante mais qui se révèle
finalement inoffensive au regard de celles tapies plus loin dans la
forêt. Cannibalis, au Pays de l'Exorcisme est
donc un excellent film de « cannibales »,
du
moins l'un des plus intéressants, et demeure sans doute comme l'une
des meilleures productions qu'ait signé son auteur...





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